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Importante manifestation prévue à Port-au-Prince à l’occasion du 1er mai pour dénoncer le salaire minimum à 225 gourdes pour les ouvriers de la sous-traitance


(AHP) – Plusieurs organisations syndicales projettent d’organiser une marche pacifique à Port-au-Prince ce jeudi 1er mai à l’occasion de la fête du travail, pour dénoncer la décision du gouvernement de fixer à 225 gourdes le salaire minimum dans les industries de sous-traitance.

Elles affirment  vouloir aussi dénncer le plan de hauts autorités de l’Etat de s’accaparer des portions de terre des paysans pour l’implémentation de projets dits de développement touristique et pour la création de zones franches.

Selon Pierre Télémarque,  coordonnateur général du syndicat des ouvriers du textile (Sota-Bo), les manifestants du 1er mai vont exiger la refonte du code du travail afin que les ouvriers puissent être mieux protégés.

 » Lamarche pacifique sera également l’occasion d’appuyer le mouvement des employés de l’ONA qui réclament depuis plus d’un mois, la mise à pied du directeur général de la boite, Bernard Desgraff », a-t-il fait savoir,  précisant  que la marche débutera devant les locaux de la SONAPI sur la route de l’aéroport pour prendre fin au champ-de-mars avec plusieurs escales notamment devant le ministère des affaires sociales et du travail.

Pierre Télémarque a indiqué que  1er est placé sous le signe de la résistance.

Le directeur exécutif de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA), Camille Charlmers, dit appuyer l’ensemble des mobilisations visant à forcer le gouvernement à réviser à la hausse le salaire des enseignants qui réclament 50.000 gourdes le mois et   des ouvriers de la sous-traitance qui réclament 500 gourdes pour une journée de travail. (45 gourdes pour 1 dollar) .

L’arrêté du 16 avril fixant à 225 gourdes le plus bas salaire dans les industries du textile ne tient aucunement compte, a-t-il dit, des dispositions de la loi sur le salaire minimum qui accordait un salaire de base de 300 gourdes aux ouvriers du secteurs depuis octobre 2012.

« Le coût de la vie ne cesse d’augmenter et  l’insécurité alimentaire qui sévit dans plusieurs régions est plus qu’inquiétante ».

C’est pourquoi, Camille Charlmers  affirme soutenir toute organisation qui projette de manifester leur colère et leur frustration face aux difficiles conditions de vie ds citoyens,  à l’occasion de la célébration de la fête de l’agriculture et du travail.

Le sénateur Steven Benoit, considéré comme le père de la loi sur le salaire minimum, a lui aussi dénoncé la décision du gouvernement de fixer le plus bas salaire dans les industries de sous-traitance à 225 gourdes par jour.

Il s’agit-là, selon lui, d’une nouvelle violation flagrante de la constitution et du code du travail qui, en ses articles  136 et 137, stipule que les salaires minimales sont fixés par la loi sur proposition du CSS (Conseil Supérieur des Salaires).

Selon lui, les propositions du CSS n’ont pas été soumises au parlement mais prises en compte uniquement dans un arrêté présidentiel fixant les salaires de base pour les différents secteurs d’activité.

Il a souligné que  l’arrêté du 16 avril ne saurait remplacer la loi sur le salaire minimum. Et d’informer  que le premier ministre Laurent Lamothe et  le ministre des affaires sociales, Charles Jean-Jacques, seront sous peu invités au Sénat autour de cette question.

 » Je ne reconnait pas l’arrêté du 16 avril, »a lancé le sénateur Benoit qui  demande à la population de l’ignorer, « parce que  inconstitutionnel  et n’ayant pas été sanctionné par le parlement ».

Le sénateur afirme  ainsi appuyer les manifestations pacifiques prévues en protestation contre l’arrêté du 16 avril et appelle les autorités concernées a écouter les griefs des ouvriers de la sous-traitance qui évoluent dans des  conditions  exécrables de travail, a- t-il dit.

L
’un des représentants du secteur patronal au Conseil supérieur des salaires  (CSS), Jean-Dany Pierre François, , affirmait récemment  que si le salaire minimum n’a pas été ajusté à la hauteur des espérances des ouvriers, ce n’est pas par mauvaise foi, mais par souci de conserver la compétitivité des entreprises du secteur.

« Je peux comprendre les ouvriers qui réclament plus que ce qui leur est proposé, mais nous devons agir dans le but de conserver les emplois et de continuer à attirer d’autres investisseurs, avait-il dit, ajoutant que des pays de la région appliquent un salaire minimum inférieur au nôtre.

Il avait également dit souhaiter que l’Etat prenne des mesures d’accompagnement en faveur de la classe ouvrière qui  se trouve réellement coincée avec un salaire journalier de 225 gourdes.

Daniel Altiné, représentant du secteur étatique eu CSS assurait, lui, que les discussions sont toujours en cours avec le patronat et les ouvriers autour du quota de production.

Il s’était lui aussi montré satisfait du travail qui a été réalisé, permettant au gouvernement d’ajuster le salaire minimum par secteur d’activité sur la base des recommandations du CSS.

SOURCE: Agence Haïtienne de Presse

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