moycorner

UN SITE POUR DESSILLER LES YEUX

Archives mensuelles de “avril, 2014”

Des rapports indiquent que les pays alliés des États-Unis se préparent à une guerre


Caleb Maupin est un analyste politique qui vit à New York. Il est activiste au sein de l’International Action Center et du Workers World Party (Parti du monde des travailleurs – un parti orienté communiste). Il a fait partie du mouvement Occupy Wall Street.

Chaque année, l’Institut International de Recherche pour la Paix de Stockholm (SIPRI) réalise une étude sur les dépenses militaires partout dans le monde. Le rapport de cette année contient des détails intéressants.

Certains éléments présents le 14 avril dans le rapport de la Commission des Nations unies sur le désarmement n’ont en rien changé. Comme ce fut le cas durant des décennies, les États-Unis restent la nation la plus dépensière en armement militaire dans le monde, malgré les très annoncées « réductions de budget de la défense ». Les États-Unis, l’OTAN et les alliés extérieurs à l’alliance OTAN/États-Unis dépensent environ 64 % de la somme totale dépensée dans le monde.

Des préparations pour une guerre dans le Moyen Orient ?

Le rapport a cependant montré que les régimes alliés aux États-Unis dans le Moyen-Orient sont en train d’augmenter sensiblement leurs dépenses militaires et d’acheter des armes modernes de haute technologie. La liste des États alliés des États-Unis dans le Moyen-Orient est une collection de royaumes autocratiques, répressifs et d’émirats. Ces pays ne sont pas « démocratiques » du tout. L’Arabie saoudite, le Qatar, Oman, Bahreïn et d’autres États encore, sont des monarchies absolues. Les gens y sont fouettés, lapidés et décapités fréquemment. La torture y est monnaie courante, et il n’y a aucune élection. La « liberté d’expression » est presque inexistante, car les gens sont enfermés, tués arbitrairement ou réprimés par d’autres méthodes pour avoir parlé.

Ceux qui consomment les émissions de TV américaines et les médias écrits sont constamment bombardés par une forme de « journalisme » qui diabolise la République islamique d’Iran et la République arabe syrienne, alors que les crimes commis dans cette longue liste de régimes alliés des États-Unis au Moyen-Orient, qui n’ont pas la moindre prétention de faire semblant d’être des démocraties, sont tout bonnement ignorés. Les États-Unis soutiennent ces États autocratiques avec des milliards de dollars en aides étrangères, et les multinationales pétrolières de Wall Street se font des profits à milliards à travers le contrôle de leurs richesses naturelles.

Lorsque les populations de ces États se sont soulevées et ont demandé des droits démocratiques et économiques, ces régimes ont utilisé leurs stocks d’armes fabriquées aux États-Unis pour abattre les protestataires, brûler des villages entiers, et imposer leur ordre par la force, la terreur et la violence. La violente répression des récentes manifestations au Bahreïn, l’emprisonnement de poètes au Qatar, et les caresses continues dans le sens du poil de la part des États-Unis, montrent l’hypocrisie totale de toute rhétorique des « droits de l’Homme » de Washington.

Cependant, ces dernières années, les régimes pantins des États-Unis au Moyen-Orient ont de plus en plus embrassé le business de la guerre. Le royaume d’Arabie saoudite est désormais le quatrième plus grand dépensier au monde en terme d’armement. Il remplit ses stocks de missiles modernes, de tanks et d’autres mécanismes de haute technologie créés pour détruire et tuer.

Oman, le Qatar et les émirats arabes unis augmentent également leurs dépenses militaires. Ces régimes sont en train de financer, de former et d’armer des groupes d’insurrection en Syrie, où plus de 100 000 personnes ont déjà perdu la vie dans ce qui était autrefois un pays en paix. Les millions de réfugiés en Syrie tentent désespérément de fuir vers d’autres endroits de la région, alors que les « rebelles » brûlent leurs maisons, kidnappent leurs enfants, et procèdent à des décapitations publiques. L’argent et les armes provenant de régimes soutenus par les États-Unis prolonge cette guerre civile qui dure depuis quatre ans déjà, et qui cause chaque jour de nouvelles pertes humaines.

L’augmentation des dépenses militaires dans le Moyen-Orient montre les signes d’une guerre plus vaste. Les troubles en Tunisie et en Égypte en 2011, qui ont eu pour conséquence le retrait d’Hosni Moubarak (un pantin des États-Unis) et l’échec de la tentative de renversement de la République arabe syrienne après des années de guerre civile, montrent une réelle faiblesse dans l’influence des États-Unis au Moyen-Orient. Lorsqu’Obama a annoncé son intention de faire pleuvoir des missiles sur la Syrie, il a été contraint de faire marche arrière. Alors que les États autocratiques alliés des États-Unis dans le Golfe augmentent leur puissance militaire, cela ressemble à une manœuvre désespérée pour regagner l’influence potentiellement perdue durant ces œuvres.

Encercler la Chine et la Corée du Nord

Le très controversé « pivot asiatique », où les États-Unis augmentent leur activité militaire dans le Pacifique, survient au même moment où les régimes alliés des États-Unis en Asie sont en passe d’augmenter leurs dépenses militaires.

Le gouvernement des Philippines recourt fréquemment à des exécutions et à des assassinats illégaux. Les journalistes qui rédigent des articles critiques sur le gouvernement disparaissent fréquemment et sont plus tard retrouvés morts. Les Philippines, qui hébergent déjà plusieurs bases militaires américaines, ont augmenté leurs dépenses militaires de 17 %. La plupart des activités militaires aux Philippines sont dirigées vers la suppression de la New People’s Army (Nouvelle Armée populaire, ndt), un groupe de tendance communiste jouissant d’un soutien populaire conséquent, et qui mène une « guerre du peuple » contre l’État autocratique soutenu par les États-Unis.

La Corée du Sud, où les « lois de sécurité nationale » peuvent vous jeter en prison pour avoir envoyé un tweet, et où l’on tire fréquemment sur les travailleurs en grève, est la 8e plus grande importatrice d’armes au monde. Le pays héberge également des bases militaires américaines, et stocke des missiles, des avions militaires et d’autres armes modernes.

L’Azerbaïdjan, un régime allié des Américains en Asie Centrale, est connu pour ses violations des droits de l’Homme. Amnesty International a annoncé que les droits de l’Homme en Azerbaïdjan sont en « sévère déclin ». Au cours des dix dernières années, l’Azerbaïdjan a augmenté ses dépenses militaires de 378 %.

La République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée [Corée du Nord], deux sociétés qui ont défié Wall Street et s’expriment ouvertement contre le capitalisme international et l’impérialisme, sont en passe d’être encerclés par les États-Unis et les régimes alliés des Américains. L’influence économique grandissante de la Chine dans le monde, surtout en Amérique latine et en Afrique, est une menace pour la puissance économique de Wall Street, et des manœuvres sont entreprises pour les encercler et les supprimer. En réponse à une présente militaire hostile grandissante à ses frontières, la Chine a également augmenté ses dépenses militaires.

La République populaire démocratique de Corée, en dépit du fait qu’elle soit encerclée et qu’elle fasse l’objet de sanctions hostiles, a réajusté son budget domestique. La politique de « Songun », qui donnait la priorité à l’armée, a changé, et davantage d’argent est désormais dépensé sur des programmes domestiques tels que la nouvelle vague de construction de logements. Le test de missiles nucléaires réussi semble avoir apporté au pays un nouveau niveau de sécurité, lui permettant de réduire ses dépenses militaires.

La Corée du Nord est détentrice du record d’alliances avec des gouvernements qui défient Wall Street à travers le monde, tels que le Zimbabwe. Elle a fourni du soutien militaire dans le combat d’indépendance contre la domination de Wall Street au cours des dernières décennies. Kim II Sung a même accueilli une délégation du parti Black Panther en 1969, en soutien pour leur combat contre le racisme aux États-Unis.

Le danger d’une nouvelle guerre mondiale

Alors que l’économie est toujours en crise, les tendances aux dépenses militaires en dérangent beaucoup, trop même. Avant la Première Guerre mondiale, il y a exactement cent ans de cela, la meneuse radicale américaine Emma Goldman s’est moquée de ceux qui ont affirmé que l’augmentation de l’armement empêcherait une guerre. Elle a déclaré que la politique de « preparedness » (capacité de réaction, en français) de Woodrow Wilson, qui consistait à acheter d’énormes quantités d’armes, n’était pas un chemin vers la pain, mais « une route vers le meurtre universel ». Le déclenchement de la Première Guerre mondiale en Europe lui a donné raison, et des millions de gens sont morts. Bien que Wilson ait été élu sur base de son programme antiguerre, en 1917, les États-Unis ont intégré le conflit, et ceux qui ont osé s’y opposer ont été emprisonnés, torturés et tués.

Dans notre monde contemporain, les conflits semblent se dérouler à travers le monde à une fréquence élevée. Bien que ces conflits aient lieu dans des régions différentes, ils ne sont rien de plus que des épisodes d’une même confrontation globale. Au Venezuela, le gouvernement démocratique populaire, allié à la Russie et la Chine, affronte des forces d’oppositions violentes soutenues par Wall Street.

En Syrie, le gouvernement, qui est allié avec la Palestine et a fourni des soins de santé et l’éducation, est également en proie à de violents extrémistes soutenus par Wall Street et ses pantins : les États du Golfe.

En Ukraine, les violents ultranationalistes soutenus par Wall Street se sont emparés du gouvernement après que ce dernier a refusé de rejoindre le FMI, et à Donetsk, ainsi que dans d’autres régions du pays, les gens se battent contre eux dans l’espoir d’être soutenus par la Russie et la Chine.

Alors que les États alliés des États-Unis sur le globe stockent de plus en plus d’armes, il semble que cette tendance de la violence par Wall Street et ses alliés est là pour durer. Ils se préparent peut-être pour une guerre plus large et totale, pour garder le contrôle du monde, puisque leur système économique s’enraye, et que les pays désireux d’un développement indépendant continuent à prospérer.

Traduit de l’article de Russia Today par Fabio Coelho de Ficientis pour Croah.fr

TIRÉ DE: http://www.fr.sott.net

La Russie va créer une alternative à Visa et Mastercard



© reuters.
La Russie va créer son propre système de paiement électronique comme alternative aux systèmes des géants américains Visa et Mastercard, a annoncé jeudi le président russe Vladimir Poutine.
« Nous devons défendre nos intérêts et nous le ferons », a déclaré M. Poutine à des membres du Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement) dans des propos retransmis par la télévision russe.

Visa et Mastercard ont arrêté vendredi de fournir leur service de paiement aux clients de plusieurs banques russes après l’annonce la veille de sanctions par Washington à l’encontre de la banque Rossia, contrôlée par le milliardaire Iouri Kovaltchouk, et de certaines personnalités russes.

Ces limitations ont depuis été levées et ne concernent plus que la banque Rossia.

« Dans certains pays comme le Japon et la Chine, ces systèmes fonctionnent, ils fonctionnent très bien », a souligné M. Poutine.

« Ils ont d’abord commencé en se concentrant d’abord sur leur marché national, sur leur territoire, sur leur population, et deviennent maintenant de plus en plus populaires », a-t-il observé.

Il a par ailleurs jugé « regrettable » la manière de procéder des groupes américains.

« Je pense que cela ne (les) mènera qu’à la perte de certains segments du marché, un marché très lucratif », a-t-il déclaré.

SOURCE: http://www.7sur7.be

 

« La mort m’a oublié », dit l’homme de 179 ans (Inde)


Michelduchaine

Cet homme aurait 179 ans...Qu'en pensez-vous? Cet homme aurait 179 ans…Qu’en pensez-vous?

« Mes enfants sont morts il y a des années. En quelque sorte, la mort m’a oublié ». Le cordonnier indien , Mahashta Mûrasi, dit qu’il est né en janvier 1835, il est non seulement l’homme le plus vieux du monde, mais aussi qu’il est l’homme qui a vécu le plus d’années à travers l’histoire humaine, selon le Guinness World Records. 

Les responsables indiens disent que l’homme est né dans une maison à Bangalore ,le 6 janvier 1835. De 1903, il a vécu à Varanasi, où il a travaillé jusqu’en 1957, jusqu’à sa retraite à 122 ans. 

« Je vis aussi longtemps que les enfants de mes petits-enfants qui sont morts il y a quelques années », a déclaré Mûrasi. 

« D’une certaine façon, la mort m’oublié. Et maintenant, nous n’avons aucun espoir ». 

« En regardant les statistiques, on ne meurt pas à plus de 150 ans et encore…

View original post 65 mots de plus

La classe moyenne américaine décroche


https://i0.wp.com/www.lesechos.fr/medias/2014/04/23/666507_0203459587808_web.jpg

C’était déjà un des thèmes principaux de la campagne présidentielle de 2012, Barack Obama y fait souvent référence dans ses discours, et une nouvelle étude publiée par le « New York Times » va contribuer à faire monter le sujet dans le débat politique américain : la progression des inégalités de revenus, illustrée par le fait que les 5 % d’Américains les plus riches ont vu leur revenu augmenter de 40.000 à près de 60.000 dollars entre 1980 et 2010, quand les 5 % les plus pauvres ont vu leur revenu reculer et tomber sous la barre des 5.000 dollars durant la même période.

L’écart avec certains pays européens se réduit

S’y ajoute désormais un sentiment de déclassement mondial. Selon le quotidien américain, qui s’appuie sur les données disponibles depuis 35 ans dans plusieurs grands pays industrialisés et compilés par le Luxembourg Income Studies, « la classe moyenne américaine n’est plus la plus riche du monde ». Un titre qui sonne comme une défaite. Les revenus après impôts de la classe moyenne du Canada voisin sont maintenant supérieurs à ceux des Américains « moyens ». En Europe occidentale, les revenus médians restent souvent inférieurs au niveau américain, mais l’écart s’est grandement réduit avec un certain nombre de pays, notamment la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la Suède.

Ce qui est en cause, ce n’est pas la croissance de l’économie américaine, qui est certes atone depuis la crise de 2008, pour cause de faible consommation des ménages, mais supérieure à la croissance européenne. La progression du PIB « ne reflète toutefois pas la distribution des revenus, rappelle le NYT. Avec une proportion croissante de la création de richesse récente réservée à une frange étroite de foyers à hauts revenus, la plupart des Américains perdent du terrain par rapport à leurs pairs ailleurs dans le monde ». Le revenu médian par tête était en 2010 (dernière année prise en considération dans l’étude) de 18.700 dollars, quasiment le même niveau qu’en 2000, une fois prise en compte l’inflation. Le revenu médian réel a augmenté de 20 % au Royaume-Uni et de 14 % aux Pays-Bas au cours de cette même décennie.

Mécanismes de re’distribution plus puissants

Les auteurs de l’étude expliquent ce déclassement relatif notamment par le fait que les pays d’Europe occidentale et le Canada ont des mécanismes de redistribution beaucoup plus puissants qu’aux Etats-Unis.

L’étude du « NYT », qui fait beaucoup de bruit, survient un mois après la sortie aux Etats-Unis du livre de l’économiste français Thomas Piketty, « Le Capital au XXIe siècle », qui démontre l’extrême concentration des richesses. L’ouvrage est en tête des ventes sur le site d’Amazon. Du grain à moudre pour la campagne des élections de mi-mandat, dans six mois.

Tiré de: LesEchos.fr

Sommes-nous menacés d’une troisième guerre mondiale? Russie : l’armée répondra à toute menace (Lavrov)


Russie : l'armée répondra à toute menace (Lavrov)

Par La Voix de la Russie | Les forces armées russes doivent être prêtes à intervenir en cas de menace contre les citoyens du pays, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview à la chaîne de télévision RT.

« Si nous sommes attaqués, il ne fait aucun doute que nous riposterons. Si nos intérêts légitimes, les intérêts des Russes sont directement attaqués, comme cela s’est passé en août [2008] en Ossétie du Sud, je ne vois aucune possibilité autre que de répondre conformément au droit international. Une agression contre les Russes est une agression contre la Russie », a affirmé le ministre.
« Nous n’avons jamais nié avoir déployé des troupes supplémentaires le long de notre frontière [avec l’Ukraine], tout comme les autorités ukrainiennes ont rapproché leurs troupes des frontières de la Russie, en les déplaçant vers les régions est et sud de l’Ukraine », a répondu M. Lavrov interrogé sur la concentration de troupes russes près des frontières ukrainiennes.
Le ministre a également souligné que les dirigeants russes organisaient régulièrement des exercices militaires dans différentes régions du pays.
Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a fait savoir vendredi 18 avril que Moscou avait le droit de déployer ses troupes à la frontière avec l’Ukraine où un coup d’Etat avait eu lieu en février dernier.
« Dans ce contexte, n’importe quel pays prendrait des mesures de prévention spéciales pour garantir sa sécurité. Il ne faut pas oublier que la Russie est un Etat souverain qui a le droit de déployer ses troupes partout où il le veut sur son territoire », a souligné M. Peskov dans une interview à la chaîne de télévision Rossiya-1.

SOURCE: french.ruvr.ru

RIA Novosti

Gmail confirme qu’il scanne les courriels pour mieux cibler sa publicité


Gmail publicitésC’était un secret de polichinelle que Google confirme dans une mise à jour de ses conditions d’utilisation : les courriels envoyés, reçus et stockés par les utilisateurs de Gmail sont scannés à des fins publicitaires.

« Nos systèmes automatisés analysent votre contenu (y compris les courriels) pour vous diffuser des fonctionnalités pertinentes pour vous, comme des résultats de recherche personnalisés, de la publicité sur mesure, et détecter les pourriels et les logiciels malveillants. Cette analyse a lieu à la réception, à l’envoi et lors du stockage du contenu », précise Google sur son site depuis lundi.

« Ces changements apporteront plus de clarté aux utilisateurs et sont basés sur les informations que nous avons reçues au cours des derniers mois », a affirmé une porte-parole du géant de l’Internet.

Gmail n’est pas le seul service de messagerie virtuel à scanner automatiquement les courriels de ses utilisateurs pour détecter des pourriels et des logiciels malveillants.

Ce qui dérange les groupes de défense de la vie privée, c’est que Google combine les informations tirées des courriels d’un utilisateur aux autres données de son profil Google, dont les résultats de ses recherches, les demandes d’itinéraires sur Google Maps et les vidéos qu’il a consultées sur YouTube, afin de mieux cibler la publicité qu’il lui adresse. L’objectif de Google : faire cliquer l’Internaute pour augmenter ses revenus.

« C’est la quantité d’informations qu’ils détiennent sur les personnes qui devraient nous préoccuper, à la fois parce que c’est attrayant pour les gouvernements, mais aussi parce que ces informations peuvent faire l’objet de fuites, comme l’utilisation par la NSA [l’Agence nationale de la sécurité aux États-Unis] de cookies comme moyen de cibler des utilisateurs », a affirmé Jim Killock, de l’organisme britannique Open Rights Group, au journal The Guardian.

SOURCE: quebec.huffingtonpost.ca

ALERTE DÉCÈS ! Le prix Nobel de littérature Gabriel García Márquez vient de décéder


Allain Jules

Gabriel Garcia Marquez Gabriel Garcia Marquez

MEXICO, Mexique – Gabriel García Márquez, l’influent auteur colombien, prix Nobel de littérature et père des bests sellers « Cent ans de Solitude » ou encore de  « L’amour au temps du choléra », est décédé, ce jour. Le géant de la littérature était traité depuis le début de ce mois d’avril pour plusieurs infections dont une déshydratation, dans un hôpital mexicain. Sa famille et les autorités ont confirmé son décès.

View original post 52 mots de plus

En Argentine, la résistance populaire met fin aux projets de Monsanto


MonsantoMonsanto pensait bien voir son projet aboutir en Argentine. Le numéro un sur le marché des semences génétiquement modifiées avait à vrai dire mis le paquet : un investissement de 160 millions de dollars et la perspective de créer quelque quatre cents emplois dans une des régions les plus pauvres du pays. L’urgence sociale, selon les dirigeants de la multinationale, aurait dû faire taire les protestations. Mais les choses ont pris une tournure pour le moins inattendue.

Les habitants de Malvinas Argentina et des groupes de protection de l’environnement ont réussi à obtenir de la justice que leurs revendications soient entendues. En effet, les travaux entrepris par Monsanto sont pour le moment arrêtés tant qu’un rapport n’aura pas prouvé la non-dangerosité de ses produits sur l’environnement. Mieux, la pression sociale commencée il y a quelques mois a conduit le gouvernement provincial à revenir sur le projet-même de l’entreprise. Federico Mavciocchi, avocat de l’association « Malvinas lucha por la vida » est très clair : « nombre d’études ont déjà été menées et toutes mettent en évidence les dangers que Monsanto représente pour l’environnement. On peut parler de contamination ».

Le mouvement contre Monsanto gagne des forces en Amérique latine ainsi que dans les Caraïbes : les mouvements et les populations locales, en Argentine mais aussi en Haïti, au Brésil et au Pérou, luttent pour l’interdiction des OGM et des pesticides et pour un contrôle local indépendant des semences et de l’agriculture. Les petits paysans se trouvent aujourd’hui aux premières lignes de la bataille contre l’augmentation des cultures transgéniques, puisque ce sont eux qui poussent vers la souveraineté alimentaire et la mettent en pratique. Le modèle agricole néo-libéral pourrait être supplanté si le modèle d’agriculture familiale, qui actuellement produit la plus grande partie de l’alimentation en Amérique latine, recevait les investissements publics destinés aux entreprises agricoles industrielles pour les cultures de canne à sucre, pour l’éthanol, pour le soja et autres monocultures agro-industrielles.

L’Argentine semble avoir pris la tête de ce mouvement de contestation. En 2011, un tribunal a confirmé une injonction interdisant l’épandage de pesticides près des habitations dans la province de Chaco. Le tribunal a réaffirmé le principe de précaution qui appelle à prendre des mesures de protection en cas de risque probable de dommages environnementaux. Il a surtout mis l’accent sur la priorité à la santé de la population qui est plus importante que la production agricole.

Ces décisions marquent une étape importante et montrent l’intensification nécessaire des luttes internationales contre la production industrielle de soja transgénique. Cette production doit être arrêtée avant que l’utilisation de pesticides toxiques, le déplacement en masse de populations locales et la commercialisation d’aliments transgéniques dangereux ne créent d’autres victimes.

Au moment où la bonne santé du groupe américain est saluée par la presse économique (un chiffre d’affaires de 5,83 milliards de dollars, en hausse de 6,6 %), le géant Monsanto a été contraint de battre en retraite. La globalisation a été cette fois-ci du côté des luttes et de l’espérance. David a vaincu Goliath en terre argentine.

Capitaine Martin

SOURCE: resistance-politique.fr

La CIA, le Sénat et l’effondrement de la démocratie américaine


Dianne Feinstein
La critique extraordinaire de la Central Intelligence Agency faite en public mardi par une personne qui pendant longtemps a trouvé des excuses à tout ce que faisait cette agence – Diane Feinstein, présidente de la Commission du Sénat sur les services de renseignements – est une expression de la crise terminale de la démocratie américaine.

Seules les circonstances les plus difficiles ont pu pousser cette démocrate de Californie à faire une déclaration publique sur la CIA qui « pourrait bien avoir violé le principe de séparation des pouvoirs inclus dans la Constitution américaine, » et sur « le Quatrième amendement, la Loi sur les infractions informatiques, ainsi que l’ordonnance 12333, qui interdisent à la CIA de mener des perquisitions ou des surveillances à l’intérieur du pays. »

Feinstein a de toute évidence été poussée à exprimer ses remontrances au sujet de l’espionnage du Sénat par la CIA parce que la CIA a déposé une plainte au ministère de la Justice contre des membres de sa commission, et peut-être des membres du Sénat, au motif qu’ils auraient utilisé sans autorisation des documents classés. Ce fut la culmination de mois d’hésitations sur un imposant rapport sur les tortures de la CIA préparé par le Comité.

Il y avait un fort contraste entre le comportement de Feinstein, visiblement tendue et apparemment effrayée pendant qu’elle parlait durant près d’une heure au Sénat, et le directeur de la CIA, John Brennan, qui a écarté avec arrogance ses affirmations sur l’inconduite de la CIA lors d’un discours tenu devant un think tank consacré à la politique étrangère quelques heures plus tard et a ensuite gardé un sourire narquois tout au long d’une conférence de presse.

Feinstein fut une partisane sans états d’âmes des opérations illégales et inconstitutionnelles de l’appareil des services de renseignements américains, depuis les assassinats par drones de la CIA jusqu’aux abus commis par le FBI dans le cadre du Patriot Act en passant par l’espionnage systématique par la NSA des communications par téléphone et internet dans le monde entier.

Comme l’a noté le lanceur d’alerte de la NSA, Edward Snowden, Il y a une forte dose d’hypocrisie, « quand un responsable élu ne se soucie pas du tout du fait que les droits de millions de citoyens ordinaires sont violés par nos espions, mais tout à coup c’est un scandale quand un politicien se rends compte que la même chose lui arrive. »

Mais il y a une question plus fondamentale en jeu : la montée des menaces contre les droits démocratiques et les processus constitutionnels qui émane de l’appareil militaro-industriel du gouvernement américain.

Malgré toute la couverture médiatique consacrée aux luttes intestines entre la Maison blanche et le Congrès, ou aux décisions de la Cour suprême, le véritable pouvoir aux États-Unis est entre les mains d’un appareil meurtrier qui ne rend de comptes à personne pour ses violences, ses provocations et son espionnage et qui comprend le Pentagone, la CIA, la NSA, le FBI est une dizaine d’autres agences du même type.

Les diverses commissions du Sénat et de la Chambre des députés qui exercent une « supervision » ne sont que des chambres d’enregistrement pour les opérations de ce vaste appareil secret. Pourtant, le moindre semblant de supervision démocratique est traité comme un affront par les responsables qui contrôlent des armées d’espions et d’assassins. Ils sont prêts à utiliser les mêmes méthodes contre leurs critiques domestiques que celles qu’ils emploient contre les cibles de l’impérialisme américain à l’étranger.

Le président Obama est à la tête de cet appareil, en tant que « commandant en chef » et un porte-parole de la Maison blanche s’est rangé sans équivoque du côté de la CIA contre le Sénat, déclarant que Brennan avait toute la confiance du président.

La carrière de Brennan lui-même est révélatrice – il est passé de la supervision des opérations de torture dans les prisons secrètes de la CIA sous le président George W. Bush, au poste de chef du programme d’assassinats par drones à la Maison blanche sous Obama. Il incarne la continuité des opérations de l’appareil militaro-industriel d’un président à l’autre, d’un parti du grand patronat à l’autre.

Au cours de la décennie passée, les opérations de ce réseau – toujours violentes et anti-démocratiques – sont devenues de plus en plus criminelles. La confrontation actuelle vient de l’un des pires de ces crimes, la création de prisons secrètes de la CIA dans une demi-douzaine de pays, où les gens étaient enlevés de force au cours de la « guerre contre le terrorisme » pour être torturés et interrogés sans limites.

Ces prisons ont été créées à la suite des attentats du 11 septembre 2001, autorisées par le gouvernement Bush-Cheney, justifiées juridiquement par les fameux « torture memos » rédigés par les juristes de l’ère Bush au ministère de la Justice, et gérées par des milliers d’officiers de la CIA, de personnels militaires et autres agents fédéraux. L’une des premières actions d’Obama en entrant en fonction fut de bloquer les poursuites contre toute personne responsable de ces violations systématiques du droit américain ou international, y compris la Convention de Genève.

Comme l’a rappelé Feinstein dans son discours au Sénat, le crime de torture a été suivi du crime d’obstruction à la justice, y compris la destruction délibérée d’enregistrements vidéos au mépris des décisions du Congrès, puis d’années de mutisme pendant que la CIA tentait d’empêcher la rédaction du rapport de la Commission du Sénat sur les services de renseignements puis de bloquer sa publication. Cela a culminé avec l’espionnage sans précédent par la CIA de l’équipe de la Commission qui était censée surveiller ses opérations.

La trajectoire suivie par ce conflit est une mise en garde inquiétante : la criminalité de l’appareil militaire et des services de renseignements se métastase en un assaut ouvert contre les principes constitutionnels, y compris contre des principes aussi fondamentaux que la séparation des pouvoirs.

Ni Feinstein, ni aucun politicien capitaliste à Washington, qu’il soit démocrate ou républicain, n’est capable d’une résistance sérieuse contre l’émergence d’un état policier aux États-Unis. Ce n’est pas simplement dû à leur lâcheté politique et leur vénalité, biens qu’ils en soient pleins.

Ils ne peuvent défendre les droits démocratiques parce que ces droits sont de plus en plus incompatibles avec un système d’exploitation capitaliste caractérisé par une inégalité sociale déchaînée et une crise économique qui s’approfondit. Il est impossible de maintenir même un semblant de démocratie dans une société si profondément polarisée suivant les lignes de classe, où une poignée de milliardaires et de multimillionnaires se gorgent de richesses pendant que la grande majorité de la population est confrontée aux licenciements, aux réductions de salaires et à la destruction des retraites, de la santé et des services publics.

La seule base sur laquelle s’appuyer pour défendre les droits démocratiques est la mobilisation de cette majorité opprimée, la classe ouvrière, en un mouvement politique indépendant, s’appuyant sur un programme socialiste révolutionnaire.

Patrick Martin

SOURCE: cameroonvoice.com

Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 2)


Gagner la guerre sans combattre selon Sun Tzu : l’exemple de la Russie en Crimée (Partie 2)

Par La Voix de la Russie | Suite de l’analyse (première partie accessible ici) de Jean-Paul Pougala, enseignant en Géostratégie Africaine à l’Institut Supérieur de Management (ISMA) au Cameroun, sur la stratégie de la Russie en Crimée vue à la lumière du célèbre ouvrage de stratégie militaire, « l’Art de la guerre » de Sun Tzu.

6 – « Remporter 100 victoires après 100 batailles n’est pas le plus habile. Le plus habile consiste à vaincre sans combat. » Un bon stratège n’est pas violent, il n’humilie pas son adversaire. Il amène son adversaire à se transformer pour reconnaître son infériorité. Ainsi, il n’a plus besoin de combattre. En Crimée, les forces spéciales russes sont arrivées dans une tenue sans étiquette et ont encerclé toutes les bases militaires ukrainiennes, mais sans les contraindre à quitter la base. Le problème est que les habituels occupants de ces bases ne pouvaient plus être libres d’entrer et de sortir. Il fallait alors choisir : ou attendre que les événements à Kiev permettent de déloger les russes, ou bien se rendre. Beaucoup ont préféré se rendre sans même tenter de se défendre. De toutes les façons, ils n’étaient pas attaqués. Au même moment, sans même attendre le référendum, à l’aéroport de Simferopol et de Sébastopol, tous les vols pour Kiev ont été dès le vote du parlement de Crimée, programmés comme des vols internationaux. La monnaie ukrainienne a été progressivement sortie de la circulation et remplacée par le rouble russe. C’est la première fois dans l’histoire qu’on assiste à un sans faute dans l’application des théories de Sun Tzu : Gagner sans combattre. Les Etats-Unis n’y ont vu que du feu.

7 – « Jadis, les guerriers habiles commençaient par se rendre invincibles, puis attendaient le moment où l’ennemi serait vulnérable. L’invincibilité réside en soi-même. La vulnérabilité réside en l’ennemi. »Un vrai stratège joue sur le timing pour gagner toutes ses batailles. Il redouble de ruse pour ne pas être affecté par les menaces ou les actions belliqueuses de l’ennemi. Ainsi, il devient d’abord invincible. Mais cela ne suffit pas. Il faut ensuite gagner. Pour cela, un bon stratège doit savoir attendre le moment où ses ennemis sont affaiblis pour passer à l’action et leur donner le coup de grâce. La Russie sait que l’opération en elle-même va drastiquement affaiblir le coté occidental dans la suite des opérations.

Poutine a déstabilisé pendant longtemps ses adversaires incapables de prendre des initiatives novatrices. Le président Obama a annoncé une série de sanctions d’abord sur les visas.

En réalité, le Président Obama ne peut pas faire grand chose. En ce moment, c’est le président russe qui est le seul maître du jeu. Il a toutes les bonnes cartes en main. Il fait ce qu’il veut, quand il veut et comme il l’entend. Le pire est que les gesticulations des occidentaux trahissent au fond leur impuissance.

D’abord parce qu’ils n’ont pas d’argent pour mener la moindre guerre contre une puissance comme la Russie, mais aussi parce que la moindre sanction économique se retournerait immédiatement contre eux. Par exemple, selon une information publiée par le journal économique français Challenges du 7 mars 2014, à la seule menace du président Obama de geler les avoir russes, la Banque Centrale de Russie a déplacé dans la seule journée du jeudi 6 mars 2014, une somme gigantesque de plusieurs dizaines de milliards de dollars des comptes bancaires détenus aux Etats-Unis vers la Russie et les paradis fiscaux. Ce genre d’opérations, si elle continue dans le moyen terme, peut causer un véritable séisme bancaire et financier aux Etats-Unis. C’est la classique histoire de l’arroseur arrosé.

Toujours vendredi 7 mars 2014, c’est l’Agence Bloomberg qui fait d’autres analyses et prévisions. Selon elle, au 1er septembre 2013, la Russie détenait dans les banques de 44 pays la somme de 160 milliards de dollars, alors qu’à la même date, 24 pays avaient déposé dans les banques russes la somme de 242 milliards de dollars. Les pays occidentaux peuvent geler jusqu’à 160 milliards de dollars d’argent russe. Et la Russie peut geler jusqu’à 242 milliards de dollars d’argent des Occidentaux. Selon Bloomberg, celui qui a plus à y perdre serait la France, dont les banques ont investi 50 milliards de dollars en Russie, suivie par les Etats-Unis, dont les banques ont investi pour 35 milliards de dollars. Le pire nous vient du conseiller du président russe Sergueï Glaziev, rapporté par la même Agence Bloomberg : « En cas de sanctions américaines, la Russie serait obligée de renoncer au dollar au profit d’autres monnaies et de créer son propre système de paiement. (…) Si les Etats-Unis gèlent les avoirs d’entreprises publiques et d’investisseurs privés russes, Moscou recommandera à tout le monde de vendre les titres du Trésor américain. En outre, les sanctions, si elles sont infligées, amèneront la Russie à renoncer au remboursement des prêts octroyés par les banques américaines ». La messe est dite. La Russie est invincible et a même identifié le point de faiblesse de l’ennemi.

Et là nous arrivons à l’autre stratégie de Sun Tzu.

8 – « Pour avancer irrésistiblement, attaquez les points faibles de l’ennemi. Pour battre en retraite sans être rattrapé, soyez plus rapide que votre ennemi. » Pour avancer, il faut éviter le corps à corps avec l’ennemi et se limiter à le toucher uniquement dans ses parties non protégées. Et pour des replis stratégiques, il faut se mettre dans les coins qui échappent au contrôle ou à la connaissance de l’ennemi.

Depuis la guerre éclair du mois d’Août 2008 contre l’allié des Etats-Unis d’Amérique, la Géorgie de Saakachvili, les territoires conquis sont le point faible de l’Occident.

9 – « Ne répétez pas les mêmes tactiques victorieuses, mais adaptez-vous aux circonstances chaque fois particulières. ». Il faut toujours adapter les tactiques et les stratégies aux situations nouvelles. Ce n’est pas parce qu’une solution a marché hier qu’elle marchera toujours. Si on répète les tactiques victorieuses du passé, on court le risque de trouver un ennemi plus aguerri, qui aura passé du temps à étudier et à faire face à votre stratégie. Pour un bon stratège, chaque situation est unique et mérite une stratégie unique. Alors que les Américains ont répété en Irak et en Afghanistan les mêmes recettes ruineuses du Vietnam, la Russie a évité de répéter en Ukraine ses tactiques sur la Géorgie. Car il est évident que si en Géorgie, les alliés américains, n’étaient pas préparés, rien ne dit qu’une nouvelle fois, on les trouverait aussi passifs parce que surpris. En effet, on nous annonce que les F16 américains sont partis vers les ciels estoniens et polonais.

Aujourd’hui, personne ne sait quelle stratégie Poutine a préparé pour les régions russophones de l’Est de l’Ukraine.

10 – « Qui connaît l’autre et se connaît lui-même, peut livrer 100 batailles sans jamais être en péril. Qui ne connaît pas l’autre mais se connaît lui-même, pour chaque victoire, connaîtra une défaite. Qui ne connaît ni l’autre ni lui-même, perdra inéluctablement toutes les batailles. » Le bon stratège doit toujours avoir en tête trois soucis : bien maîtriser l’environnement, le terrain de la bataille, connaître l’ennemi dans ses détails et se connaître lui-même pour surtout desceller avant l’ennemi ses propres faiblesses. Pour faire partie des stratèges des services secrets russes, il faut bien parler plusieurs langues donc l’anglais. Au même moment, tous les textes et communications entre les membres du FSB sont exclusivement codés en russe. A la CIA, il existe un département Russie qui ne peut pas faire le poids face à l’imposante stratégie russe de maîtrise de l’anglais par tous ses espions. Et donc, de connaitre les Américains dans leurs plus petits détails. Il existe aussi un réseau composé par des Russes américains qui, avec le passeport US, accèdent à tous les postes de l’administration américaine.

C’est ce qui explique que pour le président russe, on a l’impression que rien de ce que dit son homologue américain ne le surprend ou ne l’émeut. Sur le plan de l’environnement, la Russie, c’est 17 millions de km2, les USA, la moitié. Alors que les Américains en Russie sont concentrés dans quelques grandes villes de l’Ouest, les Russes aux Etats-Unis d’Amérique sont répartis sur tout son territoire. Ils sont devenus des Américains à tous les effets. Il suffit pour Moscou d’étudier leurs comportements pour savoir tout des Américains. Pour revenir à l’Ukraine, les zones qui intéressent la Russie sont les régions où l’on parle russe, où les populations sont russes, donc avec une parfaite maîtrise même sociologique de la part de la Russie. Ce qui n’est pas le cas des USA qui en Ukraine comme en Afghanistan ou en Irak, donnent toujours l’impression de s’engager sur des éventuels théâtres de guerres sans jamais maîtriser le terrain, n’importe où sur la planète comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo où il suffirait de remplacer une carte par une autre et continuer à appuyer sur la gâchette au maximum. Ce qui a porté à des guerres inutiles qui ont littéralement ruiné les Etats-Unis d’Amérique.

Et le président Poutine a bien compris que de l’autre côté, il y a une véritable navigation à vue, du dossier iranien et syrien hier et à celui ukrainien aujourd’hui. Au final, devant le désarroi du président américain avec ses menaces rhétoriques et sa totale incapacité à placer la moindre initiative dans le dossier ukrainien, s’il y a un maître du monde aujourd’hui sur le plan de stratégie militaire, ce maître s’appelle Vladimir Poutine. Il connait son ennemi, les Etats-Unis d’Amérique, il connait bien le terrain, l’Ukraine et il connait la nouvelle force de son pays, les nouveaux moyens militaires du pays, depuis la guerre en Libye. Le président Obama, de son côté, donne l’impression de ne comprendre ni son homologue russe, de ne pas connaitre la complexité ukrainienne, sinon, il n’aurait pas suggéré à ceux qu’ils ont mis au pouvoir à Kiev comme première action, de supprimer la langue russe. Et pire, il semble ne pas connaitre ses propres faiblesses, d’un pays ruiné et qui ne pourra rien offrir à 47 pays africains qu’on invite à Washington, juste pour mimer les rencontres tous les deux ans entre les dirigeants africains et chinois.

Quelles leçons pour l’Afrique ?

Le 22 Janvier 2014 dernier, la Maison Blanche, par communiqué, nous annonce que le président Obama a invité à Washington 47 chefs d’Etat Africains. Il a pris soin d’en exclure trois, la Centrafrique, l’Egypte et la Guinée Bissau, accusés d’être arrivés au pouvoir sans passer par les urnes, mais par des coups d’Etat. Comment expliquer qu’en Ukraine, c’est plutôt l’administration américaine qui tente de forcer la main à la Russie pour reconnaître le nouveau pouvoir à Kiev, lui aussi issu d’un coup d’Etat ? Un coup d’Etat en Europe est-il différent d’un coup d’Etat en Afrique ? Le 17 février 2008, le Kosovo déclare unilatéralement son indépendance de la Serbie. Les Occidentaux applaudissent. La Serbie porte l’affaire à la Cour Internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire des Nations-Unies, qui tranche et valide la sécession du Kosovo par sa décision du 22 juillet 2010 en ces termes : « La déclaration d’indépendance du Kosovo n’a violé ni le droit international général, ni la résolution 1244 du Conseil de sécurité, ni le cadre constitutionnel ». En revanche, la CIJ ajoute qu’elle n’est « pas tenue par la question qui lui est posée de prendre parti sur le point de savoir si le droit international conférait au Kosovo un droit positif de déclarer unilatéralement son indépendance. La Cour n’est pas chargée de dire si le Kosovo a accédé à la qualité d’Etat ».

Le ministre français des Affaires étrangères d’alors Bernard Kouchner va se féliciter de la décision de la CIJ en ces termes : « L’indépendance du Kosovo est irréversible (…) Cet avis affirme clairement que la déclaration d’indépendance du Kosovo n’est contraire ni au droit international, ni à la résolution 1244, comme la France l’avait toujours soutenu, et je m’en réjouis ». Question : Pourquoi l’Occident se réjouit d’alimenter les sécessions au Kosovo, au Sud Soudan, et fait semblant de jouer aux fervents défenseurs du droit international et de l’intangibilité des frontières pour l’Ukraine ? En quoi la Crimée en Ukraine est différente du Sud Soudan ou du Kosovo? La réponse est que cette équation à géométrie variable est le fond de commerce de certains pays, les mêmes qui se sont arrogés le droit de faire les gendarmes du monde pour partager les bons et les mauvais points aux candidats naïfs à la démocratie, pour bien les spolier. Contrairement à ce qui se passe régulièrement en Afrique, de l’Erythrée au Sud Soudan, la Russie n’a pas aidé la Crimée à déclarer son indépendance, mais plutôt à la rejoindre dans un ensemble déjà grand. Toute nouvelle indépendance affaiblit le pays qui perd un morceau de sa terre. Mais fragilise aussi le nouvel Etat non viable.

Les mêmes qui se battent aujourd’hui contre l’éclatement de l’Ukraine sont les mêmes qui œuvrent en sous-main pour démembrer le Mali, ce sont les mêmes qui financent les rebellions dans l’Est de la RDC pour demain créer une nouvelle république dans le Kivu.

La Russie n’a pas fini de surprendre les Américains. Quel message voulaient envoyer les Russes aux Américains lorsqu’ils ont fait coïncider la date de la fin des Jeux Paralympiques d’hiver de Sotchi le 16 mars 2014 et le référendum pour valider l’annexion de la Crimée à la Russie ?

A la différence de la Russie, les Africains sont grossièrement prévisibles dans toutes leurs stratégies par leurs ennemis occidentaux. Encore faut-il qu’ils soient capables de comprendre que l’Occident est l’ennemi de l’Afrique. Il existe en Afrique un vrai retard culturel et intellectuel de la population, pour déjà être capable de comprendre qu’il lui faut instaurer un rapport de force avec l’Occident dans lequel ses propres points de vue seraient pris en considération. Mais on ne peut pas y parvenir dans un rapport classique de mendicité institutionnalisée où celui qui tend la main pour recevoir est toujours celui qui obéit à l’autre.

Voilà pourquoi il n’existe à ce jour dans aucun pays africain un seul projet sérieux pour espionner l’Occident. Les africains croient par erreur qu’ils sont les amis des européens et ne se posent jamais la question de savoir comment ils sont vus aux yeux des européens : de simples esclaves, même si très lettrés. Les chaines de télévision en Occident pourrons donner l’impression de haïr le président Poutine ou la Russie, mais il reste un élément que personne ne peut mettre en doute, quelque soient leurs relations dans le futur, ils sont condamnés à respecter la Russie. Ils ont déjà commencé à le faire, pour preuve, la façon dont tous tergiversent pour des pseudo-sanctions qui n’arrivent jamais.

Et c’est dans ce rapport de respect que je suis paradoxalement optimiste pour le futur des relations entre ces deux ennemis d’aujourd’hui. Je ne peux pas en dire de même pour l’Afrique. Pour qu’on nous respecte, nous devons cesser de tendre la main, c’est une condition incontournable avant même de parler de stratégie militaire ou d’espionnage des européens par les africains.

 

SOURCE: La Voix de la Russie

 

Navigation des articles