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Archives mensuelles de “février, 2014”

La date du procès pour trafic d’orphelins du Pape François est fixée


Pour la première fois dans l'Histoire, deux Papes se rencontrent... - Photo Getty Images

Pour la première fois dans l’Histoire, deux Papes se rencontrent… – Photo Getty Images

Par Judy Byington, le 25 février 2014

Aujourd’hui, le Pape Catholique François Bergoglio a été désigné comme défenseur principal dans une affaire de trafic d’enfants impliquant des orphelins catholiques. Il sera demandé au Pape François de parler de son rôle dans le trafic d’enfants pendant la Sale Guerre d’Argentine pendant les années ’70. L’audience de cette affaire d’enfants rendus orphelins de leurs parents prisonniers politiques disparus a été fixée au 31 mars 2014 dans un tribunal international de Bruxelles.

Un témoin a accepté de sortir de sa cachette en Espagne pour témoigner contre le Pape François. Le fonctionnaire argentin avait pris des notes exhaustives de réunions entre celui qui est maintenant le Pape François et des responsables de la Junte militaire.

Ce témoin n’a pas été le seul dans ces accusations à l’encontre du Pape François. Selon un article de 2005 du Los Angeles Times, celui qui est aujourd’hui le Pape catholique François a été accusé par un groupe de défense des droits de l’homme de trafic de bébés, et en plus d’assistance au rapt d’opposants à la Junte militaire argentine pendant la Sale Guerre. Les avocats qui ont enregistré la plainte de 2005 représentaient le groupe de défense des droits de l’homme Plaza de Mayo.

Il y a un an le Pape catholique François est arrivé au sommet de l’Église Catholique mondiale après que le Pape Benoît ait démissionné de son siège. L’abdication sans précédent d’un Pape catholique est survenue quelques jours après que le Pape Benoît ait reçu la notification de l’émission d’un mandat d’arrêt par la même cour internationale qui veut juger le Pape François en mars.

Le verdict de culpabilité du Pape catholique Benoît de février 2013 est venu après des mois de délibérations par 36 membres d’un jury et six juges internationaux sur 150 affaires concernant plus de 50.000 enfants amérindiens canadiens disparus.

Le jury international a découvert que les enfants amérindiens se faisaient violer, torturer et assassiner dans des internats à travers le Canada – dont la majorité étaient des établissements catholiques. Les 80 écoles appartenaient conjointement au gouvernement canadien, à la reine Elizabeth et à l’Église Catholique, Anglicane et Unie du Canada.

Le Pape catholique, le gouvernement canadien et la reine Elizabeth (chef de l’Église Anglicane, ndlr) n’ont pas été les seuls dans leurs crimes contre des enfants vulnérables. Il a aussi été découvert que les 50.000 enfants amérindiens disparus avaient été les cobayes d’expériences illégales de contrôle de l’esprit par la CIA comprenant essais de drogues. Les essais de drogues étaient prodigués en association avec des entreprises pharmaceutiques comme Eli Lilly, Upjohn et Bayer. Ces firmes finançaient les églises unie, catholique, et anglicane qui géraient les 80 internats scolaires en relation avec le gouvernement canadien, l’Église Catholique et la Couronne Britannique.

Depuis 2008, 32 tombes communes d’enfants ont été découvertes sur des terrains appartenant à des institutions canadiennes et des internats d’enfants amérindiens. Bien que des restes humains aient été mis au jour sur au moins deux sites, il a été refusé que des excavations supplémentaires soient effectuées sur tous les sites de tombes communes d’enfants. Les preuves de l’holocauste des enfants canadiens a été relaté dans le livre de Kevin Annett, « Hidden No Longer » (« Désormais Plus Cachés », ndlr), qui peut être lu gratuitement ici: www.ChildAbuseRecovery.com, www.hiddennolonger.com

Annett a déclaré que cet abus d’enfants et son camouflage était « une tentative délibérée d’éliminer les tribus indigènes canadiennes et prendre possession de leurs terres ce qui à maintes reprises, a été accompli. »

La cour internationale a également trouvé en février 2013 que la reine Elizabeth était coupable de la disparition, le 10 octobre 1964, de dix enfants de l’Internat Kamloops en Colombie Britannique. Les parents des enfants disparus ont été empêchés d’amener leur affaire devant un tribunal par le gouvernement canadien – raison pour la cour internationale en 2013.

Trois témoins des enlèvements sont morts de causes mystérieuses avant le procès. L’un d’entre eux était William Combes, âgé de douze ans à l’époque. Il déclara lors de sa déposition filmée, « C’était étrange parce que nous avons dû embrasser les bottes de la reine qui étaient blanches avec des lacets. Sept garçons et trois filles âgés de six à 14 ans sont partis avec la reine et le prince Philippe. Nous n’avons plus entendu parler d’eux après ce jour-là, même quand nous avions grandi. »

L’annonce aujourd’hui d’amener le Pape François devant un tribunal a été faite par Kevin Annett de l’International Tribunal into Crimes of Church and State (Tribunal International pour les Crimes de l’Église et de l’État, ndlr). Elle a été faite le jour anniversaire de la condamnation, le 25 février 2013, du Pape Benoît et de 29 autres membres de l’élite mondiale dont la reine Elizabeth, pour leurs crimes contre l’humanité.

Source: http://www.examiner.com/article/catholic-pope-francis-charged-trial-set-for-trafficking-orphans

Tiré de: http://www.Globalepresse.com

Ukraine et Venezuela : même combat ?


Lahcen SENHAJI

Ces dernières semaines ont été marquées par les évènements qui ont secouent l’Ukraine et le Venezuela. Malgré la distance qui sépare ces deux pays, les forces qui y sont à l’œuvre et leurs procédés sont, eux, bien comparables.

2002, 2014… bis repetita ?

Les événements au Venezuela n’ont rien de spontanés. En effet, le fait que l’opposition se soulève peu après les élections municipales de décembre 2013 n’est pas anodin. Le gouvernement venezuelien fait face à une opposition puissante, organisée, et de surcroît soutenue par les États-Unis. Son leader, Henrique Capriles, voyait en la mort d’Hugo Chavez une occasion de prendre le pouvoir par les urnes. Il a donc mis tous les moyens en vue des élections présidentielles anticipées d’avril 2013, et bien lui en a pris puisqu’il a perdu face à Nicolas Maduro, successeur désigné par Chavez, par une différence de seulement 1,59% des voix au cours d’élections avalisées à l’unanimité par les observateurs internationaux, mais remises en cause par l’opposition qui, voyant s’échapper l’opportunité de prendre légalement le pouvoir, a dans la foulée exprimé sa colère par des manifestations qui ont fait onze morts du coté chaviste. Le gouvernement légitime n’ayant pas fléchi, l’opposition régla alors sa mire sur les élections municipales de décembre 2013, espérant surfer sur la vague d’avril dernier afin de démontrer sa légitimité. Le résultat des municipales fut un chaos puisque le PSUV chaviste remporta 76% des mairies contre seulement 23% pour la coalition MUD réunissant toute l’opposition.

Les prochaines échéances électorales n’ayant pas lieu avant les législatives de 2015, l’opposition décide alors de reproduire le schéma qui avait conduit au coup d’Etat de 2002 contre Hugo Chavez. Les médias occidentaux, fidèles à leurs habitudes, se gardent bien de condamner les velléités putschistes de l’opposition et se contentent d’appeler au calme.

Le président étasunien Barack Obama, en grand démocrate, a demandé la libération des chefs d’opposition à l’origine de ces soulèvements anti-démocratiques, alors même que son responsable régional en Amerique latine Ricardo Zuñiga, ancien dirigeant de la station de la CIA à La Havane où il recrutait des agents pour former l’opposition à Fidel Castro, est actuellement chargé de fomenter la révolte trotskyste au Venezuela…

Coup d’état ukrainien

En Ukraine, les manifestations sont le fait de l’opposition pro-européenne qui dénonce la suspension par le président Viktor Ianoukovytch le 21 novembre dernier d’un accord d’association avec l’Union Européenne. En réalité, la source du problème est bien plus profonde.

Suite à la désagrégation de l’URSS en 1990, les pays de l’Alliance transatlantique ont entrepris une vaste campagne dans le but de défaire les liens qui unissaient les nouveaux pays auparavant soviétiques avec la Russie. Ainsi l’OTAN a englobé des pays comme la République Tchèque, la Pologne et la Hongrie, puis la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Roumanie, la Bulgarie entre autres. En 1999, la Yougoslavie est désintégrée et les nouveaux pays qui en résultent subissent le même sort. L’Ukraine, elle, se voit accordée une certaine autonomie qui lui permet de nouer des liens aussi bien avec l’Union Européenne qu’avec la Russie. Seulement, l’Ukraine se voit aujourd’hui scindée en deux partie : l’Est est plus proche de la Russie aussi bien sur le plan économique que culturel, et l’Ouest davantage lié à l’Alliance transatlantique. Le gouvernement Ukrainien a toujours eu comme priorité l’entrée dans l’Union Européenne jusqu’à l’élection de Viktor Ianoukovitch en 2010, ce dernier estimant qu’une entrée dans l’UE n’était plus à l’ordre du jour et se rapprochant davantage de la Russie.

C’est dans ce contexte que surgissent aujourd’hui ces manifestations soutenues par les États-Unis et ses alliés européens, par peur de voir l’Ukraine et ses 603 700 km² abritant la plupart des gazoducs russes rejoindre les rangs soviétiques.

Le dénouement ukrainien est arrivé les 22 et 23 février avec ce qui ressemble ni plus ni moins à un coup d’État : le 22 février le Parlement ukrainien a pris acte de la démission forcée de son président Volodymyr Rybak, qui, menacé de mort, a quitté son poste au sein de la Rada (parlement ukrainien).

Les députés ont alors élu à sa place Olexandre Tourtchinov, ancien patron des services secrets, puis remplacé la Constitution par celle de 2004 en violation des articles 156 et 157. Dans la foulée les députés ont démis le Président de la République Viktor Ianoukovytch de ses fonctions en violation de l’article 111 qui dispose que la Cour constitutionnelle doit être saisie et la procédure d’impeachment respectée. Ils ont ensuite rendu la liberté à Ioulia Timochenko, ancien Premier ministre et milliardaire condamnée à 7 ans de réclusion pour abus de pouvoir. Enfin, le 23 février, le parlement proclame le même Olexandre Tourtchinov président de la République par intérim, en violation de l’article 112 de la Constitution.

Un coup d’état, donc, salué par les puissances occidentales, satisfaites du basculement de l’Ukraine au sein de l’Alliance atlantique.

Les deux évènements ont lieu au cours des olympiades de Sotchi, la marge de manoeuvre russe étant réduite par peur de troubler ses Jeux. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer qu’à l’instar des jeux de Pékin il y a 6 ans durant lesquels le monde a découvert le dossier tibétain par le même type de procédé (des manifestations relayées par les médias du monde entier afin de sensibiliser l’opinion publique sur l’ogre Chinois), l’opposition ukrainienne n’a ressenti le besoin de manifester qu’à l’approche des Olympiades russes…

Une propagande basée sur les mêmes principes

La médiatisation des soulèvements de l’opposition en Ukraine et au Venezuela sont fondés sur les mêmes principes propagandistes : les manifestations des opposants sont qualifiés de « démocratiques », les gouvernants sont accusés de réprimer dans le sang les manifestations et des sanctions sont demandées contre les « meurtriers ».

Dans les deux cas, l’élément déclencheur est la mort de manifestants qui permet d’accuser le gouvernement de répression sanglante. Les médias occidentaux s’en donnent alors à cœur joie et n’hésitent pas à reprendre gaiement des images datant de quelques années auparavant pour les besoins de leurs propagande.

SOURCE: Le Grand Soir

Que se passe-t-il au Venezuela ?


Marti

Le Venezuela est secoué depuis une quinzaine de jours par une importante vague de manifestations : le premier défi politique important que doit affronter le président Nicolas Maduro, élu suite à la mort d’Hugo Chavez pour continuer la construction d’un socialisme démocratique. Aussitôt, les Etats-Unis, CNN, la Colombie et d’autres grands amis des droits de l’homme se sont empressés de dénoncer une répression sanguinaire de ces manifestations en déformant les faits. Ils sont naturellement été suivis par la plupart des grands médias d’information français toujours prompts à dénigrer le Venezuela et son projet politique socialiste.

Vivant actuellement au Venezuela, je m’efforce dans cet article de comprendre, au-delà des discours convenus, ce qui se joue dans le conflit politique actuel, les divisions mais aussi les aspirations du peuple vénézuélien, et les possibilités d’une sortie de crise.

Quelle est l’origine de ces manifestations ? Qui sont ceux qui manifestent ?

Les manifestations ont commencé le 4 février à San Cristobal, capitale de l’Etat de Tachira frontalier avec la Colombie. Cette ville est acquise à 70% à l’opposition alors que le gouverneur de l’Etat est membre du Partido Socialista Unido de Venezuela (PSUV : principal parti de la majorité). Il s’agissait normalement d’une manifestation d’étudiants contre l’insécurité. Or, une partie des manifestants a alors attaqué la résidence du gouverneur et tenté d’y mettre le feu. Des arrestations s’en sont naturellement suivies.

D’autres étudiants du pays ont dénoncé ces arrestations et ont manifesté avec des mots d’ordre hostiles au gouvernement. Ils ne représentent pas la majorité des jeunes du pays, mais surtout des étudiants des universités privées, et des universités publiques traditionnelles, et encore comptent-elles aussi des chavistes. A l’inverse, la majorité des étudiants est aujourd’hui scolarisée dans les universités bolivariennes, dont la composition sociale est beaucoup plus populaire, et soutient généralement le gouvernement.

Rapidement, la partie la plus radicale de l’opposition entreprend de récupérer ce mouvement. Et sous les apparences d’une contestation spontanée, c’est l’opposition de toujours, hostile à la politique socialiste du gouvernement qui décide de prendre la rue. En effet, le 12 février, Leopoldo Lopez, dirigeant de Voluntad Popular, parti très à droite de l’opposition, a appelé à sortir dans la rue pour le changement, c’est-à-dire pour faire chuter le gouvernement. Mariana Corina Machado, du même parti, déclare au cours d’un meeting qu’il ne faut pas attendre les élections pour le changement, c’est donc bel et bien un appel au coup d’Etat qu’a lancé l’opposition ! Cette journée s’est finalement soldée par 3 morts (un militant chaviste et deux opposants) et de nombreux affrontements et actes de vandalisme. Le gouvernement a alors décidé de faire arrêter Leopoldo Lopez pour appel au putsch et à la violence.

Ce dernier a mis a profit le moment de son arrestation pour orchestrer une mise en scène le présentant comme un martyr, appelant le peuple à l’accompagner le 18 février à Caracas. En me rendant en observateur à ce rassemblement, j’ai été frappé par le décalage entre sa composition sociale et celle du peuple vénézuélien. A l’appel de Leopoldo Lopez, les manifestants étaient tous vêtus de blanc, à l’image de leur pigmentation naturelle. Dans un pays aussi métissé et que le Venezuela, mais où les hiérarchies sociales se recoupent souvent avec les appartenances « raciales », la blancheur des manifestants et leurs vêtements élégants témoignaient de l’appartenance de l’écrasante majorité d’entre eux à la bourgeoisie et à la classe moyenne. J’ai également été marqué par des slogans racistes accusant le président Maduro d’être un faux Vénézuélien et d’être en fait Colombien (un peu comme le Tea Party accuse Obama d’être musulman finalement), ou encore des appels à l’expulsion des Cubains du pays : quelle preuve d’ignorance des réalités populaires, alors que les médecins cubains permettent à des millions de Vénézuéliens de se soigner gratuitement !

Pour autant, beaucoup de ces manifestants ne sont pas des putschistes antidémocrates et manifestent de bonne foi contre l’insécurité et l’inflation, des problèmes réels. Mais ils sont bien manipulés par un secteur radical de l’opposition qui n’a qu’une idée en tête : faire chuter le gouvernement démocratiquement élu, effacer 14 ans de conquêtes sociales qui ont permis aux plus humbles de relever la tête, redevenir les fidèles exécutants de Washington en privatisant à nouveau le pétrole.

A l’inverse, contrastant violemment avec cette protestation plutôt aisée, les rassemblements de soutien à Nicolas Maduro, comme la grande manifestation du 15 février, unissaient derrière la bannière rouge, toutes les couleurs de peau du Venezuela populaire était représenté, à travers des mouvements politiques, syndicaux, populaires, étudiants, féministes, LGBT…qui forment le mouvement chaviste.

« Répression et censure » : Fantasmes et réalités

L’opposition, soutenue par la presse internationale n’a de cesse de dénoncer la répression et la censure associée au contrôle des médias.

– Concernant la répression d’abord, les manifestants arrêtés l’ont été pour avoir incendié ou tenté d’incendié des bâtiments publics comme des ministères mais aussi des centres de santé, bloqué des voies de circulations, ou encore attaqué des policiers. Ces derniers ont fait preuve la plupart du temps d’une grande retenue. J’ai pu moi-même observé des policiers attaqués au cocktail molotov, répliquer en usant de gaz lacrymogène, comme n’importe quelle police. De même, comme n’importe quelle police, il est tout à fait possible que des violences aient été commises en certains endroits, et le président Maduro a assuré qu’il n’y aurait pas d’impunité. Mais là encore tant de désinformations, puisque des photos de répression prises en Syrie ou en Grèce ont été attribuées à la police vénézuélienne !

Ajoutons que la très grande majorité des manifestants arrêtés ont été libérés.

L’opposition a aussi accusé des groupes motorisés chavistes de l’attaquer. Or, personne ne peut réellement affirmer connaître l’identité des groupes violents, d’autant que parmi les 13 morts en 15 jours de manifestaions, plusieurs d’entre eux sont chavistes et ont été victimes de ces groupes de motards ! Dans un pays où les armes circulent les moments de tension politique sont souvent marqués par la violence, et ce depuis des décennies au moins, bien avant le chavisme.

De fait, une spirale d’affrontements violents est actuellement déclenchée depuis l’appel à la rue de Leopoldo Lopez, mais elle reste toutefois cantonnée à certaines zones du pays, en général les quartiers de classe moyenne et supérieure : à Caracas par exemple elle ne concerne que quelques secteurs aisés.

– A propose de la censure. J’achète presque tous les jours les journaux de l’opposition, El Nacional et El Universal, qu’on trouve dans tous les kiosques de Caracas. Je peux aussi regarder les chaînes vénézuéliennes privées acquises à l’opposition comme Venevision ou Televen par exemple. J’ajoute qu’on a aussi accès à des dizaines de chaînes étrangères, le plus souvent états-unienne. Que dire alors de la suspension de license de la chaîne NTN24 : sa licence a été suspendue pour avoir enfreint la loi vénézuélienne qui interdit que certains types de violences soit diffusées en direct, une loi tout à fait compréhensible dans un pays comme le Venezuela. Par ailleurs CNN continue d’émettre au Venezuela, invitant des faucons à débattre sur son plateau des modalités d’ingérences des USA dans le pays…

Que veut aujourd’hui le peuple vénézuélien ?

Le peuple vénézuélien aspire aujourd’hui à la paix, et ce désir devrait être le trait d’union des initiatives politiques à venir, à condition que l’opposition renonce à ses vues putschistes. En effet, alors qu’une certaine presse veut nous donner l’illusion que le chavisme serait minoritaire au Venezuela, il faut rappeler les faits.

Nicolas Maduro a remporté la dernière élection présidentielle de janvier 2013 lors d’un scrutin unanimement reconnu comme transparent par tous les observateurs internationaux. Mais l’opposition, persuadée de gagner après la mort de Chavez, n’a jamais reconnu sa défaite. Capriles le candidat de l’opposition avait alors appelé à descendre dans la rue pour contester, provoquant la mort de 11 militants socialistes.

Et Il y a à peine 2 mois le chavisme a largement remporté les élections municipales : avec plus d’un million de voix d’avances et 76% des municipalités. Peu de journalistes parlent aujourd’hui de ce scrutin, l’opposition fait mine de l’ignorer alors qu’elle avait voulu en faire un plébiscite anti-Maduro. Mais imaginons un instant ce qu’il en serait si le résultat avait été différent ? Nul doute que ce résultat serait invoqué en permanence de CNN à Le Monde comme preuve de désaveu du chavisme, nul doute que l’opposition en ferait un argument de poids pour appeler à la chute du gouvernement, les putschistes auraient d’ailleurs sûrement mis leurs desseins à l’œuvre dès le lendemain du scrutin. Mais c’est bien le chavisme qui a gagné la présidentielle, qui a gagné les municipales, et le gouvernement actuel est le seul légitime.

Les barrios (quartiers populaires des grandes villes), les villages de pêcheurs, les communautés paysannes, les étudiants issus des classes populaires ; le peuple vénézuélien dans sa grande majorité en somme approuve le processus de la Révolution bolivarienne qui lui a permis d’avoir enfin accès à la santé, à l’éducation, à des aides sociales, à une retraite, et peut-être plus que tout à une souveraineté qui lui était déniée dans le bipartisme néolibéral d’avant-Chavez. Mais tout cela, l’opposition radicale des immeubles chics de Chacao ( l’un des quartiers les plus riches d’Amérique latine), des résidences secondaires à Miami, des amitiés à Washington et à Wall Street n’en a cure, elle ne songe qu’à reprendre le pouvoir qu’elle a perdu, qu’a retrouver sa domination féodale sur un peuple dépolitisé et miséreux qu’elle avait dans les années 1990. Mais le peuple vénézuélien actuel est politiquement conscient. Il est conscient des problèmes du pays, mais il est aussi profondément attaché à la démocratie et à sa Constitution, et attaché dans sa majorité à la poursuite de la Révolution.

Les perspectives de la sortie de crise

Le président Maduro tente en ce moment à la fois de marginaliser le secteur le plus radical de l’opposition représenté par Leopoldo Lopez, en renouant le dialogue avec Capriles et d’autres gouveneurs de l’opposition. Ce dialogue doit créer les conditions de la fin de la contestation violente et de la mise en œuvre des plans contre l’insécurité, la violence et les pénuries.

Or l’opposition a tout intérêt à ce que le gouvernement échoue, et surtout ses intérêts de classe la rendent évidemment hostiles aux mesures de contrôle des prix et des bénéfices voulues par les chavistes pour garantir des prix justes aux Vénézuéliens. Tout en appelant au dialogue d’un côté, le gouvernement ne peut donc que maintenir un rapport de force constant avec l’opposition et les milieux d’affaires qui lui sont acquis, afin de mener la politique socialiste décidée par la majorité des Vénézuéliens. Or, l’opposition peut aussi compter sur le soutien fidèle des Etats-Unis qui la financent et la forment idéologiquement, suivant leur logique impérialiste de renversement des gouvernements qui contrarient leurs intérêts. Cependant, l’armée est fidèle à l’héritage d’Hugo Chavez, ce qui contrarie fortement la perspective qu’un coup d’Etat arrive à son terme, et l’Amérique latine d’aujourd’hui est unie dans une dynamique d’intégration et de progrès social pour préserver son indépendance politique. Il y a un peu plus de 40 ans, sur le même continent que les USA considèrent comme leur arrière-cour, Salvador Allende n’avait pas eu cette chance…

»» http://blogs.mediapart.fr/blog/marti/260214/que-se-passe-t-il-au-venezuela
SOURCE: Le Grand Soir

Dialogue entre coquins


Tout se fait au nom du peuple. Tout se fait « pour » le peuple. Mais, attention ! Lisez les lettres fines au bas de leur agenda, ces coquins, et il vous sera révélé que tout se fait pour jeter de la poudre aux yeux du peuple ; tout se fait pour séparer le gâteau bien garni sur le dos déchiré du peuple ; tout se fait pour se servir du peuple comme tremplin pour gravir les échelles politique et sociale ; tout se fait pour jouer au « ôte-toi que je m’y mette » pour le plus grand plaisir et au bénéfice des maîtres étrangers ; tout se fait pour grate do-m, m a grate do-w au détriment de la nation ; tout se fait pour concilier, réconcilier et consolider les intérêts de classe des coquins, lesquels coquins n’ont rien à foutre du ver mortel qui ronge les entrailles de la nation.

Coquins macoutes et duvaliéristes nostalgiques. Coquins ansyen manm eskadwon lanmò. Coquins putschistes. Coquins de la « troisième voie » (mon cul !). Coquins de lavalasyen honteux. Coquins collaborationnistes, fossoyeurs de la lutte des masses. Coquins, spécialisés en kout gidon lawont. Coquins je vèt, coquins je mawon, coquins tèt siwolin, coquins tèt prèv, ils complotent tous contre les masses, contre la nation, sous le « divin » patronage de RPP (Religions pour la paix), au nom de la « sainte trinité », créatrice de coquins, pondeuse de coquins, et spécialiste en coquinerie.

Prolétaires haïtiens, réveillez-vous pour surveiller et envoyer  au diable les coquins !

Morisseau Lazarre

Deux individus arrêtés pour leur implication présumée dans l’assassinat du coordonnateur général de la POHDH et de son épouse: la plateforme reste prudente


(AHP) – Les autorités policières ont procédé dimanche et lundi, à l’arrestation de deux individus pour leur implication présumée dans l’assassinat  le 8 février dernier,  des époux Daniel Dorsinvil et Guirldy Larêche.

Daniel Dorsinvil était le coordonnateur général de la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains.

Les citoyens arrêtés dont l’identité n’a pas été révélée, seraient membres d’un groupe de bandits armés opérant dans le quartier de Carrefour-feuille.

Le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Réginald Delva, qui avait attiré la foudre des organisations des droits humains pour avoir dit, quelques heures après le double meurtre, que les victimes revenaient d’une banque commerciale, a tenté de rassurer que les auteurs de ces assassinats seront appréhendés.

De son côté, le secrétaire exécutif de la POHDH, Anthonal Mortimé, a salué les avancées enregistrées dans ce dossier mais affirme que la plateforme reste prudente et viilante, soulignant que les déclarations faites par  secrétaire d`Etat peu après le drame, ne sont pas de nature à la mettre en confiance.

Il a exprimé le souhait que les autorités compétentes parviennent à mettre la main aux collets des coupables.

Les funérailles des époux Dorsinvil qui avaient 3 enfants, devraient avoir lieu ce samedi.

SOURCE: AHP

L’ALGÉRIE DANS LE VISEUR DES USA


par François Charles

Il y a déjà plusieurs mois que les Etats-Unis, après avoir classé l’Algérie comme « pays à risque pour la sécurité des diplomates », ont implanté des installations militaires avec contingents de marines, à la pointe sud de l’Espagne, sans cacher le moins du monde leurs intentions interventionnistes vers le nord de l’Afrique.

Sachant par ailleurs, que les Etats-Unis visent désormais la région frontalière située entre le sud tunisien et l’Algérie : « Signe que les Etats-Unis sont décidés à agir, le Pentagone vient de récupérer, dans le sud de la Tunisie, une ancienne base désaffectée qui doit être rénovée pour intervenir sur le théâtre libyen, affirme une source diplomatique à Tunis.  (le Figaro, 1er février 2014), le moins qu’on puisse dire, même s’il n’est question pour l’instant que d’intervenir en Libye, est que l’ogre se rapproche…

Menaces de punition pour n’avoir pas suffisamment soutenu l’intervention militaire française au Mali ? Projet de déstabilisation d’un dernier bastion encore par trop indépendant de l’influence US ?

Toujours est-il que, après les maliens et au vu de l’état de tension régnant dans toute la sous-région, les algériens sont fondés à nourrir de grandes inquiétudes.

Une intervention militaire annoncée

500 marines, huit avions militaires de combat…Les Etats-Unis ont ainsi déployé, depuis l’été 2013, une force militaire d’intervention conséquente, dans la petite ville de  Moron en Espagne. Si le stationnement de militaires américains sur le sol espagnol n’est pas un scoop, ce qui est nouveau en revanche est la spécificité dédiée à cette nouvelle implantation. L’aveu du gouvernement espagnol à ce sujet est d’ailleurs de taille :  » permettre à l’armée américaine d’intervenir dans le nord de l’Afrique en cas de troubles majeurs ». On ne saurait, en effet,  être plus clair !

Aujourd’hui, alors que les USA viennent de faire une demande officielle au gouvernement Rajoy d’augmenter de moitié le contingent des marines déjà en place, appelé « Force de riposte pour la crise en Afrique », on apprend, par le quotidien espagnol El Pais, que sont prévus d’importants mouvements de la marine militaire US sur les côtes espagnoles :  » Le 11 février prochain le destroyer américain USS Donald Cook arrivera avec ses 338 membres d’équipage à la base navale de Cadix. Un second navire, USS Ross arrivera en juin et deux autres, USS Porter et USS Carney, en 2015. Au total, ce seront 1100 marines, avec leurs familles, qui s’installeront sur la base de Cadix ».

Interrogé à propos de toutes ces manoeuvres et implantations militaires, Gonzalo de Benito, secrétaire d’Etat espagnol aux affaires étrangères, se contentera de commenter :  » Quelles opérations réaliseront ces marines suréquipés ? Je ne peux pas le dire car ces forces sont pas venues pour des opérations précises mais pour des contingences qui peuvent se produire… »

Entre menaces et langue de bois, on mesure combien ces bruits de bottes sont à prendre au très sérieux.

Que ce soit en Italie ou en Espagne, au Nord Mali ou au Niger, qu’elles soient françaises ou US, force est de constater que les implantations militaires se multiplient dans la région proche Maghreb.

L’humanitaire d’abord et puis… la guerre

Toutes les interventions extérieures qui ont procédé, et y tendent encore, à ce processus de désintégration territoriale et politiques des nations, notamment africaines… ont toujours été précédées de campagnes ultra-médiatiques menées sur le terrain de « l’humanitaire ». On connaît parfaitement le déroulé des opérations : « humanitaires » et ONG signalent, généralement là où on le leur dit, une situation dramatique pour les civils, y dénoncent des famines en cours ou à venir, identifient des multitudes de génocides (ou risque de), abreuvent les opinions publiques d’images-choc et finalement… les grandes puissances se voient  »contraintes », à leur corps défendant s’entend… d’intervenir au nom du « droit à la vie des populations concernées ». CQFD en Libye, en Côte d’Ivoire, en Centrafrique, au Mali…tous désintégrés, découpés et finalement partitionnés.

C’est ainsi que, après avoir rôdé il y a fort longtemps son procédé  au Biafra et en Somalie, tous deux désintégrés (1), le  »bon » docteur Kouchner, devenu ministre français de gauche et de droite, allait inventer en ex-Yougoslavie, elle aussi désintégrée,  la version définitive du « droit d’ingérence » ! Invention qui, après avoir montré toute son efficacité dans l’implosion des Balkans, allait faire florès aux quatre coins d’une planète soumise à la globalisation impériale.

De l’Irak des « armes de destruction massive » à la Libye du « sanguinaire » Kadhafi  » meilleur ami de la France, de la Syrie au Mali, de la Côte d’Ivoire à la Centrafrique… on s’aperçoit que c’est surtout au nombre de guerres menées, en son nom, sur le continent qu’on peut mesurer les résultats de cette politique « humanitaire ».

Afrique du Nord, Algérie et Tunisie clairement visées

Qu’on n’oublie pas que le département américain des affaires étrangères a récemment classé l’Algérie dans sa trop fameuse liste des pays « à risque sécuritaire pour les diplomates ». Par ailleurs, au même moment, sous forme d’amendements, était rediscutée au Congrès américain la loi anti-terroriste avec comme objectif affiché de permettre l’intervention des Forces Armées, sans consultation préalable en…Afrique du Nord ! Tiens donc…

Les ONG humanitaires dont on a déjà dit l’empressement à « appeler les grandes puissances » et leurs armées au secours, sont depuis longtemps à pied d’oeuvre en Algérie. Selon la centrale syndicale UGTA (Union Générale des Travailleurs Algériens) ces ONG mènent campagne dans le but de diviser et opposer les populations entre elles : Nord contre Sud, Berbères contre Arabophones, salariés contre chômeurs… En tête de liste de ces « humanitaires » on trouve les ONG telles que Freedom House, Canvas, NED…dont les liens avec la CIA sont un secret de polichinelle. (2)

L’UGTT les accuse nommément d’infiltrer les mouvements sociaux aux fins de « les dévoyer et de les conduire vers des actions violentes, cherchant ainsi à créer une situation  de troubles pouvant justifier une intervention extérieure »  et encore  » Alors que les jeunes manifestent légitimement pour la création  d’emplois, contre la précarité et l’exploitation, les jeunes animateurs de Canvas leur proposent de régler la question de l’emploi dans un cadre séparatiste, du Sud de l’Algérie, c’est à dire là où se trouvent les grandes richesses minières, pétrolières et gazières. »  Comme par hasard, serait-on tenté d’ajouter ou plutôt…comme d’habitude. (3)

Insécurité et troubles sociaux provoqués en de ça des frontières, insécurité généralisée provoquée au delà. La méthode est connue. Les USA qui s’appuient déjà sur la déstabilisation régionale pour justifier le déploiement de leurs dispositifs militaires en Méditerranée ne manqueront pas de prendre demain le prétexte des troubles sociaux ou « du danger pour les diplomates » pour intervenir directement.

Ne serait-il pas légitime, pourtant, de poser la question de la responsabilité des grandes puissances, et très précisément de celle des USA, dans la prolifération des activités terroristes armées dans toute cette région d’Afrique ? N’est-ce pas, et ce n’est pas là le moindre des paradoxes, au nom de cette insécurité que les USA, par OTAN et France interposées, ont décidé de faire exploser la Libye en 2011 ? N’est-ce pas pour les mêmes raison que l’armée française est entrée en guerre au Mali en 2012. Deux interventions qui, rappelons le, loin de ramener la paix, ajoutant la déstabilisation à la déstabilisation, ont fait du Sahel, et de toute la sous-région, une véritable poudrière.

Ces nouvelles menaces US inscrites dans le cadre de la stratégie dite des « dominos », si chère à l’ancienne administration Bush, doivent être prises très au sérieux. On le voit, les prétextes même les plus fallacieux, ne manquent pas et ne manqueront pas, dans un avenir proche, pour une intervention militaire extérieure. Les grandes puissances ne s’arrêteront pas, bien au contraire, devant les risques de désintégration régionale et leurs conséquences meurtrières pour les peuples.

Déjà, c’est toute la région qui subit l’incroyable prolifération des armes due à l’explosion de l’état Libyen et au flux continu d’armements en tout genre, totalement irresponsable, à destination d’islamistes extrêmes en Syrie. Les ondes de choc de cette situation on les connait au Mali où une France militairement dépassée se montre très (trop) bienveillante à l’égard de séparatistes très bien équipés, en Algérie où ressurgit une certaine forme de terrorisme islamiste qu’on pensait éradiquée et jusqu’en Tunisie où sévissent désormais des groupes paramilitaires se réclamant de l’Islam et où, dans le même temps, le pouvoir laisse impunis les assassinats d’opposants politiques.

Il apparaît de plus en plus clairement aux populations concernées que ces menées dislocatrices dirigées contre des états souverains n’ont pour objectif que de laisser des nations affaiblies aux mains de supplétifs, divisées et impuissantées, incapables de résister aux appétits des multinationales.

C’est bien pourquoi les états d’où sont originaires ces multinationales s’entendent si bien, au gré de leurs intérêts et quoi qu’ils en disent, avec les islamistes les plus furieux, qu’il s’agisse aujourd’hui du Sahel et de la Syrie ou de la Libye hier. Autrement dit, à chacun son pré-carré, à chacun ses profits et ses caisses bien remplies.

Décidément, jamais les « vieilles chimères », portées par les pères fondateurs des Indépendances, comme  le « panafricanisme » ou « l’Afrique aux africains »… jetées depuis aux oubliettes de l’histoire, ne semblent pourtant avoir été autant d’actualité.

De toutes les manières et quoi qu’il en soit des débats urgents qu’impose la situation dramatique infligée au continent, l’actualité dicte que l’Algérie ne se voit pas dicter sa conduite sous intervention militaire.

1/ Après le Biafra, Bernard Kouchner expliquera qu’il convient de « convaincre » d’abord les opinions publiques. S’en suivirent alors les opérations à grand spectacles comme « un sac de riz pour la Somalie », « un bateau pour le Vietnam »…les dissensions avec MSF, son départ et la fondation de Médecins du monde.

2/  UGTA Alger le 28 juin 2013 in Fraternité journal du PT algérien

3/ Sur le rôle néfaste des « humanitaires », des ONG et la dislocation des nations, voir http://www.lautreafrique.info (« Banque Mondiale et ONG déstabilisent les états »)

Tiré de: http://www.reseauinternational.net

Pentagon: USA Has No Counter to Chinese Hypersonic Missile


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Pentagon intelligence official says Chinese hypersonic weapon poses major challenge

In this Tuesday, Nov. 26, 2013 photo, a crew member of Chinese People's Liberation Army (PLA) Navy monitors on the deck of the China's aircraft carrier, the Liaoning, sailing on the East China Sea for sea trials. The Liaoning departed for its first-ever sea trials in the South China Sea, a mission likely to draw scrutiny amid Beijing's drive to assert its claims to those waters and their island groups. (AP Photo) CHINA OUT

Chinese People’s Liberation Army (PLA) sailor / AP

Bill Gertz reports:  China’s testing of a new ultra-high-speed maneuvering warhead represents a major threat to U.S. military forces, a Pentagon intelligence official said on Thursday.

Lee Fuell, a technical intelligence specialist with the Air Force National Air and Space Intelligence Center, said during a congressional China commission hearing that the recent test of what the Pentagon has called the WU-14 hypersonic glide vehicle “represents a considerable challenge.

“It is very difficult to defend against,” Fuell told the U.S. China Economic and Security Review Commission during a hearing on China’s military buildup. He noted that the weapon is “an area of great concern.”

Unknown

The Washington Free Beacon first disclosed the test of an experimental hypersonic glide vehicle on Jan. 9. The vehicle appears to be an unpowered maneuvering vehicle that is lofted to near space and then is guided to its target at speeds of up to Mach 10 or nearly 8,000 miles per hour.

Chinese military commentators said the vehicle is planned for use in potential attacks against aircraft carriers at sea.

Fuell’s comments expressing concerns about the hypersonic threat contrast with those of Adm.Samuel Locklear, commander of the U.S. Pacific Command, who said last week that he was not particularly concerned by the Chinese hypersonic weapon. Locklear later acknowledged to reporters that the high-speed weapon would be a factor in “the calculation of how we’re going to maintain a peaceful security environment in the future.”

hypersonic4Commission member Larry Wortzel, who asked Fuell about the hypersonic weapon, said China is developing the high-speed vehicle as an outgrowth of its anti-ship ballistic missile, theDF-21D.

“It’s a big deal,” Wortzel said in an interview.

Wortzel said that unless the U.S. military develops directed energy weapons, including lasers and pulsed rail guns “we don’t have a counter” to the hypersonic missile threat.

“It really forces us further away from China’s coasts,” he said.

In a prepared statement for the hearing, Fuell said China is developing a range of systems designed to counter china-just-tested-a-hypersonic-missile-vehicleballistic missile defenses, including maneuverable reentry vehicles, or MaRVs, and multiple independently-targetable reentry vehicles, or MIRVs. The hypersonic glide vehicle is considered a maneuvering re-entry vehicle.

Other anti-anti-missile systems include decoys, chaff, jamming, thermal shielding, and anti-satellite (ASAT) weapons, he said.

“Together with the increased mobility and survivability of the new generation of missiles, these technologies and training enhancements strengthen China’s nuclear force and enhance its strategic strike capabilities,” Fuell said.

New long-range mobile missiles and China’s beginning of strategic missile submarine patrols are expected to give the Chinese military more sophisticated command and control systems.

On China’s multiple warhead missiles, Fuell said the additional warheads will bolster the capability of its strategic nuclear forces.

“MIRVs provide operational flexibility that a single warhead does not,” he said. “Specifically, they enable more efficient targeting, allowing more targets to be hit with fewer missiles, more missiles to be employed per target, or a larger reserve of weapons held against contingency.”

China is expected to use its MIRVs to be able to hit more targets and allow a greater number of weapons to be held in reserve.

He did not say whether China has deployed multiple warheads only that it appears to be preparing to do so in the future.

The use of multiple warheads is likely to renew debate within U.S. intelligence circles about the number of China’s nuclear warheads. U.S. intelligence agencies claim China has around 200 to 300 warheads.

However, outside analysts insist that, based on the number of strategic missiles and the estimated large amount of fissile material produced by China, Beijing’s strategic warhead stockpile is far larger, perhaps between 600 and 1,000 warheads.

Fuell testified that China’s People’s Liberation Army (PLA) is steadily building up both ballistic and cruise missiles that are increasing in range and precision…

SOURCE: punditfromanotherplanet.com

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