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Il s’appelait François Borgia Charlemagne Péralte (7e partie)


Conclusion

Après le départ des Duvalier en février 1986, à la faveur de l’euphorie patriotique qui gagnait le pays, des politiciens qui se réclamaient de la gauche ainsi que ceux de la droite modéré avaient accaparé le symbole péraltien pour le besoin de leur cause. Mais au fur et à mesure que l’eau continue à couler sous les ponts et que les masques ont commencé à tomber, le nom de Charlemagne Péralte devient anathème pour ces opportunistes, car leur maitre yankee qui est retourné sur les lieux du crime et qui contrôle leur destin veut que le nom du héros soit effacé de la mémoire et banni sur toutes les lèvres.

Même sous des gouvernements soi-disant progressistes, on n’osera pas donner à Charlemagne ce qui est à Charlemagne, excepté des billets monétaires qui sont frappées à l’effigie du héros et quelques petites places qu’on fait porter son nom. Or, un patriote de cette envergure, ne mérite-t-il pas plus que ça ? Pourquoi a-t-on choisi de ne pas célébrer le jour de sa naissance qui est le 10 octobre ? Et pourquoi ne commémore-t-on pas la date de son assassinat crapuleux, qui pourrait bien être 31 octobre ou 1e novembre, selon qu’aurait établi une loi émanant du Parlement ou un décret du Président de la République ? Ce refus d’honorer pleinement Charlemagne Péralte, c’est réduire les angles de son sacrifice, donc ce refus est peint de toutes les couleurs de la trahison.

Aujourd’hui, nous constatons avec un sentiment de dégoût et de révolte que ceux qui hier dénonçaient avec véhémence l’assujettissement du pays par l’impérialisme américain, sont maintenant les grands chantres de l’occupation du pays. Et il y en a d’autres qui ont choisi, par fainéantise, de se tenir cois face à l’humiliation que connait le pays. N’est-ce pas une forme de trahison et de crucifixion de Charlemagne Péralte, par lequel ils juraient il fut un temps ?

A 33 ans, donc très jeune encore, Charlemagne Péralte paya le tribut à la nature en défendant l’honneur de sa patrie qu’il portait jalousement dans son cœur. Il aurait pu bien choisir de prendre la fuite, comme l’avaient fait beaucoup de ses frères d’armes, à la nouvelle du débarquement des Marines le 28 juillet 1915 ; ou bien il aurait pu choisir d’acquiescer aux ordres du commandant américain qui, le 17août 1915, lui avait demandé de lui livrer la ville de Léogâne qui était sous son commandement. Mais non, le devoir patriotique avait interpellé sa conscience pour laver cette souillure que vient d’être victime son pays, et il obéit sans rechigner. Il aurait pu bien aussi opter pour continuer à mener sa vie de petit-bourgeois à Hinche, en s’occupant de ses affaires qui marchaient d’ailleurs très bien. Il aurait pu adopter une attitude je-m’en-fichiste face à l’affront infligé au pays, à l’instar de beaucoup de petits-bourgeois depuis 2004. Il aurait pu se laisser corrompre par l’ennemi et trahir son pays, à l’instar des Conze d’aujourd’hui pour qui le mot patrie n’a d’autre signification que « dollar, visa, pouvoir ». Mais il ne l’avait pas fait parce qu’il aimait sa patrie plus que sa petite personne et chérissait la liberté plus que tout l’or du monde. Vivre en homme libre dans un pays libre, c’était son idéal. Il ne supportait pas l’oppression du plus fort sur le plus faible, surtout quand ce « plus faible » s’appelle Haïti.

La promesse qu’il avait faite au général Edmond Polynice après sa révocation par le président collabo Philippe Sudre Dartiguenave, pour avoir refusé de livrer Léogâne à l’occupant, n’était pas un bruit sorti d’un tonneau vide. En effet, le héros tint parole. Il prit les armes et, à la tête des cacos, en fit voir de toutes les couleurs au puissant Oncle Sam. Conséquemment, il mourut debout, la tête altière dans l’accomplissement de son devoir, de son rêve le plus cher : dégager son pays des chaines de l’occupant.

Ah, quel bel exemple de devoir patriotique pour les générations présentes et futures du pays !

Quel bel exemple de devoir patriotique pour les radoteurs impénitents, les révolutionnaires de salon sans conviction, les guzanos haïtiens ! les cochons de Satan haïtiens qui composent avec l’ennemi en catimini pour humilier la Nation !

Jeunesse haïtienne, inspirez-vous de l’exemple patriotique du citoyen, du général, du révolutionnaire François Borgia Charlemagne Péralte

Comme on est si reconnaissant à l’endroit de Dessalines, on doit aussi rendre à Charlemagne Péralte ce qui est dû à Charlemagne Péralte qui voulait lui conserver jalousement jusqu’à l’ultime sacrifice le trésor que nous a légué le père fondateur de la nation. Autant que Dessalines le plus grand héros haïtien du 20e siècle est vénérable. Et il s’appelait François Borgia Charlemagne Péralte.

VIVE CHARLEMAGNE PÉRALTE !

VIVE L’IDÉAL PÉRALTIEN !

FIN

Morisseau Lazarre

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Une réflexion sur “Il s’appelait François Borgia Charlemagne Péralte (7e partie)

  1. Je pense que Oui, le grand révolutionnaire, Qu’est CHARLEMAGNE PÉRALTE mérite une place plus enviable, dans les pages de notre histoire. Bien sure! Mais, je ne comprend votre diatribe envers ceux qui ont exhibé son image, qui ont crier son nom, qui l’on fait revivre même pour un moment,  » à la faveur de l’euphorie patriotique qui gagnait le pays » comme vous le dites. Qu’ont-ils fait de mal ces patriotes là? Vous leur reprochez de penser, fut ce t-il pour une seconde à Charlemagne?
    Ah, oui : L’impérialiste américain, c’est plutôt de cela que je voulais vous parler. Combien il y a d’empereur, de majesté, de colonisateur, d’imposteur dans le monde, ou meme chez nous, entre nous? Combien de nation ont été , a un moment ou à un autre, sous le joug ‘un envaillisseur et qui, par leur intelligence, leur savoir se retrouvent sur l’autoroute de l’histoire dans le meme train rempli de civilité, de réciprocité, de cordialité en arborant, ensemble, le majestueux symbole du bien être partager. regarder l’Europe et l’Allemagne, les états Unis et l’Allemagne L’Angleterre et les États Unis et le Canada. Ils ont mieux à faire qu’ à pleurnicher vitam aeternam sur un passé que personne ne peut changer. Un passer qui en rien, ne peut définir leur avenir.
    Je ne vous dirais pas autan si vous aviez remarquer que depuis Charlemagne Péralte, nous n’avions pas cesser de régresser et de nous laisser prendre en pitié.
    Combien sommes-nous qui vivent au dépend des Américains, des Canadiens des…. Avons nous un peu d’orgueil en voyant comment la république Dominicaine se permet de nous traiter en ce 20 ième ,, plus que deux cents ans après Jean jacques Dessalines? Qu’avons nous fait de l’ultime sacrifice le trésor que nous a légué le père fondateur de la nation?
    Nous l’avions tout déchèpiller lavalassement.
    Voila ou devrait être votre orgueil, votre
    …nous avons besoin de donner le minimum vital à notre peuple, à les éduquer et à les accompagner mais, non pas leur inculquer notre colère face à nos échèques du moment et notre incapacité de nous inclure dans la marche vers le progrès, le savoir faire, le bon comportement, le respect de soi et des autres l’amour du prochain. en un mot la civilité comme dans notre temps, dans notre époque à nous…

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