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Décès Jean Serge Joseph: des centaines de manifestants à L’Estère pour accuser le pouvoir et réclamer justice; à Port-au-Prince, le sénateur Moïse Jean-Charles évoque l’empoisonnement


(AHP) – Le dossier du décès du juge Jean Serge Joseph continue de faire des vagues. Ce mercredi, le sénateur Moïse Jean-Charles connu pour son opposition farouche au président Michel Martelly, a fait savoir que le magistrat ne serait pas mort par AVC mais aurait été victime d’mpoisonnement. Parallèlement, des centaines de citoyens manifestaient à Lestère pour protester contre le décès suspect du juge Jean Serge Joseph, originaire de cette ville du département de l’Artibonite (nord).

Quelques heures après le décès du juge Joseph, les responsables de l’hôpital Bernard Mevs où il avait été admis, avaient convoqué la presse pour entre autres faire savoir que le juge était arrivé dans un état grave à l’Hopital et qu’il n’avait aucune chance de s’en sortir .

Plusieurs organisations de droits humains avaient jugé suspecte la démarche des responsables de l’hôpital, sachant que ce n’était pas la première fois qu’une personne était décédé à l’hôpital sans pour autant provoquer une conférence de presse.

De plus,  l’invitation à la conférence a été faite par le bureau de communication de la primature, ont-elles relevé, signalant le bracelet rose (signe présumé d’allégeance au chef de l’Etat) que portait l’un des médecins conférenciers.

En tout cas, le sénateur Jean-Charles a tranché : le magistrat a été victime d’un empoisonnement et l’état avancé de décomposition dans lequel se trouve son cadavre, seulement 4 jours après son décès, en est une preuve, a-t-il ajouté.

Le juge Joseph instruisait le dossier de corruption présumée dans lequel sont accusés d’implication la femme et le fils ainé du chef de l’État qui lui-même aurait exigé de rencontrer le juge pour lui demander de boucler l’affaire au plus vite.

Si plusieurs des éventuels participants à la rencontre  avec le magistrat nie qu’elle ait eu, le sénateur Jean-Charles affirme tout le contraire.

Ils l’ont rencontré et l’ont menacé, a affirmé Moïse Jean-Charles qui dit se baser sur les déclarations faites par des collègues et amis du juge défunt après sa rencontre avec les chefs de l`Exécutif et du gouvernement.

Ils l’ont empoisonné parce qu’il refusait  de violer la loi, a lancé  Moïse Jean-Charles qui appelle le Sénat à diligenter une enquête pour faire  toute la lumière sur l’affaire.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains continue de presser le CSPJ (Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire) d’ouvrir une enquête sur le décès suspect du magistrat Jean Serge Joseph.

La responsable de programme de l’organisation de défense de droits humains, Marie Yolène Gilles Colas, informe que le RNDDH a recueilli des témoignages de plusieurs personnes à qui la victime avait fait des
confidences.

Le RNDDH appelle le CSPJ à assumer ses responsabilités en vue de s’assurer de l’indépendance de la justice. Des proches du juge défunt seraient prêts à témoigner, a-t-elle dit.

L’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH) déplore le décès du juge Jean Serge Joseph dans des circonstances confuses.

Le coordonnateur général de l’UNNOH, Josué Mérilien demande aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête en vue de déterminer les circonstances exactes  de son décès

Le syndicaliste appelle la population à rester vigilante pour exiger que la justice haïtienne assume ses responsabilités dans cette affaire.

Des centaines de citoyens ont manifesté le mercredi à Lestère pour protester contre le décès suspect du juge Jean Serge Joseph, originaire de cette ville du département de l’Artibonite (nord).

Le député de Lestère Jules Lionel Anilus explique que cette communauté est révoltée et indignée par la mort du magistrat et dénonce la main du pouvoir qui, accuse-t-elle, aurait fait empoisonner Me Joseph.

Le parlementaire, président de la commission droits humains de la chambre basse, a rapporté que la manifestation a été un peu perturbée par des individus se réclamant  du pouvoir en place et aussi par des jets de gaz lacrymogène lancés par des agents de la PNH.

Source: Agence Haïtienne de Presse

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