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Poursuite des hors-la-loi pro-Martelly, une opération sélective et cosmétique, selon Pierre Espérance


Pierre Espérance, secrétaire exécutif du RNDDH

Il y aurait anguille sous roche dans l’affaire de Jojo Lorquet et Patrick Maître, deux proches du président de la République, suspectés d’être de connivence avec Ernst Edouard Laventure dit Mòlòskòt, accusé d’usage de faux et d’usurpation de titre. Ces derniers auraient été lâchés dans la gueule du loup alors que d’autres bénéficient encore de la protection du chef de l’Etat.

Il n’y a pas vraiment « Tolérance zéro » comme le clame la présidence, a indiqué le secrétaire exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, mercredi sur Magik 9. Le défenseur des droits de l’homme a dénoncé le caractère « sélectif » et « cosmétique » de la bataille contre les hors- la- loi autour du président Michel Joseph Martelly.

On fait semblant de poursuivre des gens  complices de Mòlòskòt dans un trafic de fausses cartes d’identification donnant accès à des privilèges en douane, au port d’armes, à l’utilisation de vitre fumée, de gyrophare et de sirène, a-t-il fait savoir  avant de révéler que Michel Martelly aurait conservé autour de lui certains intouchables. La justice ne peut rien contre eux, a martelé Pierre Espérance, sidéré.

De plus, a-t-il ajouté, des juges ont été désignés spécialement pour ce genre de dossier.  Ils sont dictés sur la façon dont ils doivent les conduire, a  déclaré  M. Pierre, qui croit qu’au nom de l’Etat de droit prôné par le président Michel Martelly les décisions des juges ne doivent pas être influencées par les autorités de l’exécutif. Voyant toutefois dans l’arrestation de ces individus une bonne chose pour la justice haïtienne, le nouveau  vice-président de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) rappelle que l’Etat de droit ne se construit pas sur la base de caprices.

Selon lui, le chef de l’Etat aurait permis à la justice de poursuivre Jojo Lorquet, Patrick Maître et Ernst Edouard Laventure parce qu’il a des problèmes avec eux.  « Si le président veut se démarquer de ses attachés, il doit le faire totalement », a suggéré Pierre Espérance, qui croit que cela aurait permis à tout le monde de se rendre compte qu’il a pris conscience de ses erreurs, de vouloir affaiblir les institutions de l’Etat.

En juin 2011, deux mois après la prise de fonction de Michel Martelly, le Réseau national lui avait adressé une lettre  pour dénoncer l’existence autour de lui de civils armés, attachés à son service de sécurité.  Ni la constitution ni la loi créant la Police nationale d’Haïti n’autorisent le Président de la République à avoir recours au service de civils armés comme agents de sécurité, a précisé Pierre Espérance.
Il souligne que les unités légalement reconnues ayant cette fonction sont l’USP, l’USGPN et le Cat Team.
La résistance au changement est normale chez tout individu, philosophe Lucien Jurat, porte-parole du président qui pourtant affirme ne pas vouloir entrer dans une polémique avec le responsable du RNDDH, Pierre Espérance. Selon l’ex-journaliste et avocat, ceux qui trouvent des choses à critiquer au président Michel Martelly dans le cadre de ce dossier ne veulent tout simplement pas admettre la réalité.

« Entre ce qu’on dit et ce qu’on fait, il faut prendre en compte ce qui est. Et ce qui est aujourd’hui, c’est une administration qui prêche contre les dérives et la corruption et qui donne aux autorités compétentes la latitude  nécessaire d’intervenir, raisonne encore Lucien Jurat.  Il y a des gens  qui ne voient pas ce qui est en train de se passer aujourd’hui, car ils sont tellement habitués à des pratiques fondées sur la partisannerie et non sur la loi », a poursuivi le porte-parole de la présidence.

Aujourd’hui, clame-t-il, Michel Martelly ne s’immisce pas dans les affaires de la justice. Il se contente de donner aux institutions compétentes les moyens de fonctionner. Croyant dur comme fer que l’expression « La loi est une pour tous » sera désormais une réalité sous l’administration Martelly-Lamothe, Lucien Jurat explique que le président de la République n’a jamais raté l’occasion de rappeler à ses proches « qu’ils répondront seuls avec leurs avocats devant la justice de leurs actes.

Source: Le Nouvelliste

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