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Archives mensuelles de “juillet, 2013”

28 juillet 1915: nous n’oublierons jamais


Comme nous avions dit dans un précédent article, il y a des dates dans l’histoire d’un peuple qui ne peuvent pas être passées sous silence, quoi que fassent les fossoyeurs de la vérité. Et c’est aussi simple que ça.

Un an après l’éclatement de la première guerre mondiale, les États-Unis d’Amérique, qui n’ont jamais digéré et qui ne digèrent pas encore la présence d’une nation nègre dans l’hémisphère occidental, encore moins dans la Caraïbe, à proximité de leurs frontières, avaient décidé d’étendre leurs tentacules impérialistes sur Haïti, petit pays qui fit mordre la poussière aux troupes des aristocrates de la peau français.

En effet, le 28 juillet 1915, les marines américains foulèrent le sol sacré de Dessalines et y restèrent jusqu’en 1934. Selon des estimations concordantes, ces 19 ans d’occupation avaient fait plus de 11.000 victimes. Ce fut la plus cruelle des incursions de l’impérialisme étasunien dans les Caraïbes à l’époque.

Certains dénaturés, pour bafouer la vérité, ont évoqué les troubles politiques qui régnaient dans le pays, provoquant ainsi l’intervention des États-Unis pour y rétablir la paix et intégrer les « barbares » dans l’ordre de la modernité occidentale. Disons sèchement que c’est un des pires mensonges que nous devons démonter en pièces.

A part le facteur raciste de cette première occupation américaine en Haïti, il y eut le facteur stratégique. Dans son ouvrage L’occupation américaine d’Haïti, Suzy Castor relate qu’en 1847, le gouvernement  de James Polk, manifestait son intérêt pour la position stratégique d’Haïti. En 1904, la question ayant été soulevée au Sénat, le Sénateur de l’Idaho soutenait en ces termes la thèse de l’acquisition d’Haïti : « L’île d’Haïti est dans l’Océan, la terre la plus proche du Canal de Panama qui puisse être obtenue, sous certaines conditions, par le gouvernement américain. Elle est située directement sur la route qui mène à l’entrée du Canal. Ce pays peut assurer, à mi-chemin entre nos ports et le Canal, une base terrestre qui nous serait profitable de temps à autre pour protéger non seulement le Canal mais également notre petite possession de Puerto Rico, qui se trouve à côté. Chaque navire qui quitte les rivages de l’Atlantique doit passer directement par un étroit bras de mer entre l’île de Cuba et celle d’Haïti, si étroit que la portée des canons pourrait le traverser deux fois. »

Le gouvernement haïtien avait subi force pressions et menaces militaires en 1891de la part du gouvernement américain pour la cession du Môle Saint-Nicolas, afin d’y implanter une station de charbon. Et en 1913, sous la pression populaire, le président éphémère Michel Oreste refusa de livrer cette partie du territoire national aux Américains, pour lequel le président Wilson envoya deux officiels américains en Haïti chargés de négocier avec le Président haïtien.

Voyons maintenant le facteur économique. Toujours selon Suzy Castor, le président étasunien Thomas Woodrow Wilson avait déclaré en 1913 : « Notre devoir envers le peuple américain exige que nous apportions notre assistance légitime aux investisseurs américains en Haïti… » Et plusieurs investisseurs américains de déclarer sans ambages : « qu’ils investiraient immédiatement… si le gouvernement  américain assurait la direction des affaires en Haïti. »

Cela fut fait et nous connaissons la suite, tels le pillage furtif de 500.000 dollars à la Banque Nationale d’Haïti par les marines américains, le 17 décembre 1914, l’imposition à Haïti un traité pour le control des douanes, la dépossession des paysans de leurs terres, etc.

Conséquemment, l’occupation américaine avait causé à Haïti non seulement la perte de sa souveraineté, mais aussi la dégradation de l’environnement, la ruine économique, affectant toutes les couches de la population, surtout les paysans qui, pour la première fois dans l’histoire du pays, durent fuir en masse vers la république voisine et vers Cuba, afin de s’assurer un mieux-être. Et nous savons ce qui était advenu, car, en 1937, le méchant dictateur président dominicain Rafael Leonidas Trullio, haïtianophobe par excellence, avec la complicité d’une partie de la bourgeoisie de la République Dominicaine, ordonna sans  autre forme de procès, le massacre de plus 30.000 de nos compatriotes.

Autre conséquence : en 1934, quoique les marines eurent évacué physiquement le sol national, ils avaient toutefois pris soin de s’assurer de la continuité de l’occupation à travers la création de la Garde d’Haïti, devenue par la suite l’Armée d’Haïti, qui, comme nous le savons tous, a valu à la Nation la catastrophe duvaliérienne.

Alors, paradoxalement, en ce 28 juillet 2013, au lieu de rendre hommage aux victimes de la première occupation du pays, au lieu d’honorer la mémoire de tous ceux qui avaient combattu à leur manière l’occupant qui avait humilié la Nation, la saltimbanque de gouvernement Martelly/Lamothe, malgré les cris incessants et indignés de tous les citoyens du pays, a opté pour la désacralisation de la mémoire de nos héros, en servant le pays un énième carnaval dit des fleurs. Quel scandal ! et quell provocation !

Cependant, les forces vives et saines de la Nation tant à l’intérieur que dans la diaspora ont mis à part ce jour mémorable du 28 juillet pour saluer la mémoire des victimes, des soldats/cacos qui s’étaient ultimement sacrifiés pour sauver l’honneur du pays, réfléchir sur la portée historique de cette date qui avait porté honte à la Nation, comme celle du 29 février 2004 qui porte aujourd’hui encore honte au pays de Ismaël Codio, Antoine Pierre-Paul, Pradel, Amabel, Hilaire, Charlemagne Péralt et ses frères, Pierre Sully, entre autres, et dire : JAMAIS PLUS !

Abas l’impérialisme !

Abas la MINUSTAH

Abas l’occupation !

Abas le gouvernement de la honte Martelly/Lamothe !

Abas tous les Conzé !

Abas le Carnaval des Fleurs de Martelly/Lamothe !

Vive Haïti Libre, régénérée et prospère !

Morisseau Lazarre kamoy3@optimum.net

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Le décès d’un juge canado-haïtien soulève des doutes


 Le Bureau du coroner du Québec enquête sur la mort du juge Jean Serge Joseph, un citoyen canadien d’origine haïtienne décédé à Port-au-Prince le 13 juillet. Trois autres enquêtes ont été déclenchées en Haïti pour faire la lumière sur la mort du magistrat, qui se penchait sur des allégations de corruption ciblant l’épouse et le fils du président haïtien Michel Martelly.

Le Bureau du coroner a confirmé hier à La Presse qu’une autopsie avait été pratiquée jeudi à Montréal sur le corps du magistrat. Des «informations indiquant qu’il pourrait s’agir d’un décès survenu dans des circonstances obscures» ont convaincu le coroner de fouiller le dossier.

En Haïti, des députés qualifient la mort de «suspecte». Un proche du juge a affirmé à La Presse que le magistrat de 58 ans avait subi d’importantes pressions politiques deux jours avant son décès, au cours d’une réunion à laquelle aurait notamment participé le président Martell

«Il était visiblement très paniqué et très stressé, c’était un homme bouleversé», dit l’avocat Samuel Madistin, qui affirme avoir rencontré le juge peu de temps après cette réunion.

La famille explique avoir demandé une autopsie pour en avoir le coeur net.

«Il y a toutes sortes de soupçons, c’est une situation qui est encore très chaude en Haïti. On veut éclaircir l’affaire pour que toute la famille ait une idée claire et nette sur ce qui s’est passé», a confié à La Presse un neveu du juge Joseph vivant à Montréal, qui a demandé qu’on taise son nom. La direction de l’hôpital privé de Port-au-Prince où s’est éteint Jean Serge Joseph a déclaré lors d’une conférence de presse que le juge était mort d’un accident vasculaire cérébral. Selon son frère, Pierre Joseph, le certificat de décès officiel mentionne aussi cette cause.

La famille du juge, qui est né en Haïti, mais a passé une grande partie de sa vie à Montréal, a fait rapatrier son corps au Québec lundi dernier. Elle a ensuite demandé au Bureau du coroner de pratiquer une autopsie.

En Haïti, la Chambre des députés, le Sénat et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire ont tous trois déclenché des enquêtes après la mort du juge.

«À n’en pas douter, cette mort est suspecte, a dit hier à La Presse le député Sadrac Dieudonné, qui préside l’enquête déclenchée par la Chambre des députés. Le dossier que le juge traitait touchait la famille présidentielle, et nous avons plusieurs témoignages de gens qui affirment que le juge leur avait fait des confidences, avant sa mort, où il faisait état des pressions politiques qu’il aurait subies. D’après eux, ces pressions politiques peuvent être à l’origine de sa mort. Notre travail est de vérifier la véracité de ces allégations.»

L’entourage du président nie que des pressions aient été exercées sur le magistrat et allègue que des opposants tentent d’utiliser sa disparition « à des fins politiques».

Le ministère des Affaires étrangères du Canada n’a pas voulu dire s’il demandera des explications sur la mort du Canadien et a refusé de répondre à toute question touchant le dossier.

«Nos pensées sont avec la famille du défunt», s’est borné à dire le Ministère.

L’affaire a fait couler beaucoup d’encre en Haïti et a même déclenché des manifestations qui ont fait deux morts, selon des informations rapportées par les médias locaux.

«Le plus important pour moi actuellement est d’assurer la sécurité de tout le monde, a confié le neveu du juge basé à Montréal. J’ai demandé à ma grand-mère [la mère du juge] de quitter Haïti, et elle se trouve actuellement aux États-Unis.»

Selon le frère du défunt, Pierre Joseph, le juge Jean Serge Joseph a quitté Haïti pour Montréal en 1972, alors qu’il était encore adolescent. Il a fait des études de droit à l’UQAM avant de retourner dans son pays natal au milieu des années 1990.

«Pour l’instant, on ne sait rien, a dit M. Joseph à La Presse. On ne comprend pas ce qui s’est passé. Il était en bonne santé, mais on ne peut pas dire qu’il s’est passé ceci ou qu’il s’est passé cela.»

«Être magistrat en Haïti, ça expose à beaucoup de risque, a-t-il ajouté. Et pas seulement en Haïti: partout.»

Étienne Côté-Paluck, Philippe Mercure
Source: La Presse

Les États-Unis et leur volonté futile d’une domination mondiale


Ramzy BAROUD
Ceux d’entre vous qui aiment les récits de fictions ont dû être impressionnés s’il leur a été donné de voir « Zero Dark Thirty », un compte-rendu à la sauce hollywoodienne de la façon dont un commando américain a assassiné Oussama Ben Laden le 1er mai 2011.

Mais un rapport récemment divulgué montre que la « stupéfiante » narration par Hollywood de la « plus grande chasse à l’homme de tous les temps » n’était pas aussi glamour qu’il y paraîtrait. En fait, si n’avait prévalu « un état choquant de la situation » au Pakistan même, où toute gouvernance locale s’est « complètement effondrée », le raid n’aurait rien été d’autre qu’une nouvelle tentative ratée d’assassiner un homme qui se servait de moyens rudimentaires – par exemple un « chapeau de cow-boy » pour échapper aux drones – avec lesquels il avait réussi à survivre pendant près de neuf ans.

Le rapport de 337 pages est le résultat d’une enquête approfondie, mais censée rester secrète, réalisée par une commission mise en place par le gouvernement pakistanais après le raid américain. Ce rapport vise principalement à répondre à la question de savoir comment les forces américaines, un allié supposé du Pakistan, ont pu infiltrer l’espace aérien pakistanais, assassiner Ben Laden et trois ressortissants pakistanais, puis repartir en toute discrétion. La réponse avait peu à voir avec les soit-disant prouesses de l’armée étasunienne dont le comportement a été considérée par la Commission comme celui d’une « bande de voyous criminels ». Bien au contraire, la réponse se trouve dans la profonde incompétence des autorités pakistanaises, la page 87 du rapport parlant même de « syndrome d’implosion de la gouvernance ».

Commentant le rapport pour Al Jazeera, Asad Hashim a résumé ainsi les conclusions de la commission : « Oussama ben Laden, le chef d’Al-Qaïda, a réussi à échapper à toute détection au Pakistan pendant neuf ans en raison de ’l’échec collectif’ de l’armée et des services de renseignement au Pakistan, et en raison de l’incompétence ’de routine’ à tous les niveaux de la structure de gouvernance civile ».

Sans cette « échec collectif », il n’y aurait jamais eu ce pseudo-succès américain, du genre qui est repris dans des films à sensation générant des montants exubérants d’argent qui alimentent le mythe de l’infaillibilité de l’armée américaine.

Le moment où s’est produit la divulgation du rapport est assez intéressant. Il a été diffusé peu de temps après qu’Edward Snowden, un employé d’un contractant de la National Security Agency (NSA), a révélé des informations accablantes sur le comportement très secret et totalement illégal du gouvernement américain avec son programme de surveillance global. Des centaines de millions de personnes aux États-Unis et partout dans le monde ont été victimes du programme d’espionnage de la NSA, que ce soit par leurs enregistrements téléphoniques, ou par le biais du programme PRISM qui fournit à l’agence d’espionnage un accès direct aux données sur Internet utilisées par presque n’importe qui et n’importe où. C’est « un système de surveillance mondial, omniprésent qui a pour objectif la disparition de la notion même de vie privée dans le monde entier », a écrit Glenn Greenwald du Guardian.

Même les bureaux de l’Union Européenne ont été mis sur écoute par les États-Unis, selon les informations divulguées. Si les plus proches alliés de l’Amérique ont été mis sur écoute, alors personne n’est plus en sécurité. Le journal brésilien O Globo a révélé dans un article, basé sur les informations fournies par Snowden, que les USA avaient puisé dans les infrastructures de télécommunications du Brésil pour acquérir d’énormes volumes de communications et espionner les gouvernements de toute la région.

Alors que la fuite exposée par Al Jazeera se traduit en discussions dans les médias sur les propres échecs du Pakistan et sur son étrange alliance avec les États-Unis – qui continuent sans vergogne à violer la souveraineté du pays – les fuites de Snowden suscitent un vif débat à l’échelle planétaire sur les persistantes tentatives étasuniennes d’ingérence et de domination, en dépit des échecs répétés en Irak et en Afghanistan, et de l’affaiblissement du rôle autrefois incontesté en tant que superpuissance.

Alors que les médias étasuniens continuent d’obéir à la voix de leur maître en faisant tout ce qui est en leur pouvoir pour se concentrer sur les aspects les moins sensibles de l’affaire Snowden, les apologistes du gouvernement de Washington tentent d’amortir le choc. Jim Lewis, un ancien responsable du renseignement – maintenant au Centre d’études stratégiques et internationales à Washington – a voulu trouver une excuse, selon le Financial Times : « Les grandes puissances s’engagent tous dans l’espionnage. Cela inclut la Chine, la Russie et les États-Unis. Ce n’est pas la guerre, ce n’est pas une attaque, ce n’est pas l’utilisation de la force, ce n’est même pas de la coercition ».

Même si il y a un élément de vérité dans les propos de Lewis, l’ampleur de cet espionnage et de cette utilisation de l’information ne peut être niée. Lorsque les victimes sont des centaines de millions de personnes de tous les pays du monde, alors il est impossible de ne pas s’opposer à l’illégalité et l’ampleur de l’acte.

On voit que ce n’est pas sa pratique quotidienne d’espionner lorsque Cristina Fernández, présidente de l’Argentine, déclare : « Cela fait froid dans le dos quand nous apprenons qu’ils espionnaient tout le monde à travers leurs services de renseignement au Brésil. »

Pas même les plus paranoïaques d’entre nous n’auraient pu imaginer l’ampleur de la violation par le gouvernement étasunien des lois mêmes de la vie privée que lui-même a contribué à promouvoir et juré de protéger. Les révélations de Snowden ont exposé au grand jour les pratiques injustifiées de la NSA, mais quoi d’autre reste toujours caché ? Et quel est le but ultime du gouvernement américain quand il dispose des moyens d’espionner chaque citoyen et chaque gouvernement ?

Dans certaines parties du monde, le scandale sur l’espionnage étasunien a soulevé les questions ci-dessus et plus encore. « Les révélations ont relancé un débat qui avait été mis en veilleuse, sur les dangers d’un monde dominé par une superpuissance indigne de confiance, alors que la discussion faisait déjà rage sur le déclin américain », écrit Geoff Dyer depuis Washington.

Et le débat risque-t-il de s’écarter de ce déclin évident vers un autre terrain ? Difficilement, pas plus que le raid prétendument courageux qui a permis d’assassiner Ben Laden ne pourra contribuer au mythe hollywoodien de l’infaillibilité de l’armée américaine. La surveillance mondiale est simplement une indication que le président Barack Obama – comme représentant de la classe dirigeante étasunienne – n’a jamais été sincère lorsqu’il a tenté de séduire le monde avec l’image d’un gouvernement étasunien plus pacifique et ayant un peu de retenue. Le raid pour tuer Ben Laden, selon les conclusions de la commission pakistanaise, expose un triste état de choses qui a touché tous les aspects du gouvernement et de l’armée du Pakistan. Le rapport dévoile comment cet état de fait a été sournoisement exploité par les États-Unis pour mener à bien ses propres objectifs politiques, même au détriment d’un allié supposé. Il est difficile de croire que n’importe quel gouvernement puisse vraiment faire confiance à l’administration américaine après tout cela.

Ramzy Baroud

* Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Résistant en Palestine – Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Fnac.com

Source: Le Grand Soir

Tentative d’assassinat contre le Sénateur Moïse Jean-Charles: la satrapie en herbe de Martelly à l’oeuvre


Le Sénateur du Nord Moïse Jean-Charles, opposant fdèle à la satrapie en herbe du président Michel Martelly, a failli laisser sa peau à Plaisance, le lundi 22 juillet, lors d’une manifestation tenue contre la présence du président Michel Martelly dans cette ville.

Selon le sénateur qui dit avoir été invité par des étudiants à cette manifestation, la police avait perturbé la manifestation une première fois, en menaçant les manifestants, les forçant à se replier chez eux. Mais à la nouvelle de son arrivée dans la ville, des milliers de citoyens avaient repris confiance et regagné les rues pour cracher leur indignation contre la satrapie en herbe de Martelly.

En revanche, la police a tiré à hauteur d’homme sur la foule et les hommes de paille de Martelly, plus particulièrement le député de Plaisance, Renaud Jean-Baptiste et son chauffeur, ont déchargé leurs armes en direction du Sénateur Jean-Charles qui, heureusement, n’a pas été atteint. Mais, dans la foulée, d’autres citoyens n’ont pas été aussi chanceux. Tandis que les soldats de la MINUSTAH assistaient passivement et de façon complice aux actions barbares des chiens de Martelly, piqués de la rage.

Cependant, pour se donner bonne conscience et justifier ses actions criminelles, le chef des chiens enragés, Renaud Jean-Baptiste, qui n’a aucune notion de sa fonction de représentant de ses constituants, a eu le culot d’accuser le Sénateur Moïse Jean-Charles de « planifier une attaque contre le Président de la République, Michel Joseph Martelly, lors de sa visite à Plaisance ».

Michel Martelly, à cause de ses actions dévoyées depuis qu’il a été parachuté à la première magistrature de la République par l’occupant sous l’ordre des Clinton et avec la complicité d’une frange de la classe politique haïtienne, traditionnellement réactionnaire et opportuniste on ne peut plus, est acculé. Il est prêt à tout donner en sacrifice à dieu et à diable pour garder le pouvoir dont il s’est déjà soûlé. Sa dernière action dans l’affaire du Juge Jean Serge Joseph lui ôte le sommeil, car tous les indices pointent définitivement vers lui. Alors la bête est traquée. Elle a peur. Ses crocs ensanglantés du sang de feu le juge Joseph claquent sous un frisson incontrôlable. La République doit s’armer de courage pour faire face à toute éventualité et se doit d’être prête à mettre un frein aux folies des plus sadiques de Joseph Michel Martelly et de ses petits démons, n’en déplaise à leurs maitres blancs.

Et ce n’est pas seulement le Sénateur Moïse Jean-Charles qui est visé par la satrapie en herbe de Martelly, mais tous ceux et toutes celles qui sont assez verticaux/ales pour oser dire non à l’imposture, Haïti mérite d’être dirigée par des citoyens qui sont nés avec tous leurs chromosomes, mais non par des sous-hommes ; et les citoyens – tous les citoyens, sans différence d’épiderme et de classe sociale – doivent être traités avec dignité et bienveillance.

Cessons de nous abreuver de la logomachie des politiciens véreux et équilibristes de tous poils qui défendent subtilement l’indéfendable et qui nous demandent d’accepter l’inacceptable au nom d’une pseudo-démocratie. La satrapie en herbe de Michel Joseph Martelly est un vrai danger pour la République ! Prenons nos responsabilités citoyennes pour en finir avec, avant que les ténèbres de la terreur couvrent Haïti comme au temps de François « Papa Doc » Duvalier.

Morisseau Lazarre kamoy3@optimum.net

Prezidan kanaval


Prezidan ban nou kanaval

Ala yon prezidan papa-bon-kè

Ala yon prezidan pwogresis

Ala yon prezidan revolisyonè

Ala yon prezidan eklere

Ala yon prezidan vizyonè

Ala yon gwo prezidan papa

 

Prezidan ban nou kanaval

Paske kanaval se devlopman

Ak kanaval n’ap manje vant deboutonnen

Kanaval se travay

Kanaval se lajan nan pòch

Kanaval se kanè bank

Kanaval se kreyasyon richès

Pou tout moun alawonnbadè

Kanaval se laswennyay

Kanaval se bonjan lekòl

Kanaval se bonjan levasyon

Kanaval se alfabetizasyon

Kanaval se bonjan kay pou moun rete

Swasanndisèt mil sèt san swasanndisèt fwa mèsi Prezidan

 

Prezidan ban nou kanaval

Paske kanaval se bonjan wout

Kanaval se pon

Kanaval se elektrisite

Kanaval se dlo potab

Kanaval se rebwazman

Kanaval se pwodiksyon nasyonal

 

Wi, Prezidan ban nou kanaval

Paske kanaval se konfò modèn

Kanaval se sanitasyon

Kanaval se lapwòptay

Kanaval se debidonvilizasyon

Kanaval se pwoteksyon sitwayen kont dezas natirèl

 

Prezidan ban nou kanaval

Paske kanaval se lajistis

Kanaval se sekirite

Kanaval se demokrasi

Kanaval se etadedwa

Kanaval se libète

Kanaval se respè konstitisyon

Kanaval se dezokipasyon

Kanaval se Leta granmoun

Kanaval se bon diplomasi

 

Prezidan ban nou kanaval

Paske kanaval se reyòganizasyon Leta

Kanaval se chanjman strikti kayik-kayak Leta

Kanaval se lapwòptay nan Leta

 

Preyidan, ban nou kanaval tèt kale

Kanaval prentan

Kanaval été

Kanaval otòn

Kanaval ivè

Carnaval des fleurs

Sitou flè woz

Woz san zepinn

 

Wi, preyidan, benyen nou ak kanaval tèt kale twa fwa pa jou

Vide kanaval tèt kale nan gagann nou twa fwa pa jou

Foure men-w byen fon nan kès Leta

Kale tèt Leta wouj

Deplimen tèt Leta klinn

Pouw ban nou kanaval tèt kale

Pou nou danse, pyafe, ponpe

Voye yayad jouk nou swe

Jouk nou bouke

Jouk nou deranche

Jouk nou deraye

Rele anmwe, chante : o-ke-je-si-zere

Jouk nou anwe

Se nòmal piske n’ap jwi bèl lavi

 

Se pou tout Ayisyen toupatou

Tèt siwolinn kou tèt prèv

Ni sa k’vivan ni sa k’mouri

Ni sa k’ap viv nan lèzè, sitou nan lalin

Ni sa k’bèbè ni sa k’pale

Ni sa k’avèg ni sa k’je kale

Ni sa k’kokobe ni sa k’enganm

 

Lapriyè, pou  remèsi bondye Klinntonn

Pou kokennchenn prezidan saa

Li bay Ayiti ak limanite alawonnbadè

Se pou tout Ayisyen kriye byen fò

Viv prezidan Mimi tèt kale

Viv prezidan kanaval la

Ayiti gen pi bon, pi gwo prezidan sou latè modi

Se Prezidan Mimi tèt kale

Prezidan ki fè Ayiti retounen yon paradi

Ak resèt pwogram KA-NA-VAL.

 

Morisseau Lazarre kamoy3@optimum.net

Les empires en déclin et ceux en formation – La guerre de tous contre tous


Chems Eddine CHITOUR

« Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent ». J.P. Sartre

L’histoire des civilisations humaines est aussi l’histoire de la fondation de communautés humaines qui sont appelées à augmenter leur espace vital et de ce fait, à provoquer des guerres pour fonder des Etats qui deviendront pour certains des empires. Il est dans la nature humaine de dominer son prochain. L’histoire est jalonnée de pays qui ont atteint des sommets en termes de puissance avant de disparaître.

Bref rappel des grands empires dans l’histoire

Qui ne se souvient de la civilisation pharaonique qui a vécu plus de trente siècles et qui a disparu donnant lieu à une Egypte en pleine déroute ? Qui ne se souvient des civilisations perses ? Les civilisation aztèques et mayas furent broyées par les conquistadors, en petit nombre, mais qui disposaient d’une technologie terrifiante : les canons et les armes à feu. Une place particulière est donnée par les historiens occidentaux à l’Empire romain qui dura plus de dix siècles après la fondation de Rome par Romus et Romulus. On sait que les empires déclinent de différentes façons. C’est le plus souvent une lente agonie et une perte de puissance de l’Etat central qui ne contrôle plus sa périphérie qui, de ce fait, a des tendances émancipatrices. C’est le cas des Empires espagnols et portugais – bâtis par le sabre et le goupillon- qui perdirent graduellement leurs colonies du fait de l’éloignement et d’une prise de conscience autochtone qui prône l’indépendance. L’histoire récente des empires montre que ces derniers sont mortels et que les causes de leur disparition peuvent être des longs délitements, l’empire s’effrite à partir des marches. Pour rappel, le coût humain de l’expansion est très lourd. La population amérindienne s’effondre, passant d’environ 80 millions d’habitants au début du xvie siècle à environ 12 millions cent ans plus tard. Les massacres, le travail forcé, les déportations, la destructuration des sociétés indigènes, et surtout les maladies amenées par les Européens sont responsables de ce désastre. Les exactions des conquistadors espagnols ont été dénoncées par le moine dominicain Bartolomé de Las Casas. En 1550, lors de la Controverse de Valladolid, il parvient à convaincre le roi et l’Eglise que les Amérindiens ont une âme…

L’Empire ottoman moins étudié, dura plus de six siècles mais s’effilocha sous les coups de boutoir de deux puissances de l’époque ; l’Angleterre et la France qui ne cessèrent d’attiser les tensions religieuses dans la région qui correspond à l’actuelle Syrie, c’était il y a cent cinquante ans ! A croire que l’histoire hoquette. Graduellement « l’homme malade de l’Europe » perdit les provinces orthodoxes, la Bulgarie, la Grèce, et l’Algérie. Pris à la gorge par ses créanciers, l’empire mena une fin sans gloire. On arrive au début du XXe siècle et avant même que la guerre ne se termine Sykes et Picot les bien nommés ministres anglais et français procédèrent au dépeçage de ce qui restait de l’empire. Le califat fut aboli. Mustapha Kémal proclame le 29 octobre 1923 la République turque sur les décombres de l’Empire ottoman

La tentation d’empire : toujours d’actualité en Angleterre

Une analyse magistrale de Mikhael Tyurkin de la situation actuelle du Royaume-Uni nous montre un semblant d’« empire » en déliquescence qui vit sur une rente qui disparaît peu a peu. Il écrit : « Au cours des dernières décennies, le Royaume-Uni s’est pensé comme le cerveau d’un empire global dont les États-Unis seraient les muscles. Mais le temps passe et « l’Empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais » est en pleine déconfiture. Avec un total cynisme, la gentry britannique se prépare à brader les richesses nationales pour sauver son mode de vie au détriment de son peuple. » (1)

« Le 10 mai dernier écrit l’auteur, le Premier ministre britannique David Cameron a rendu une visite inattendue à Sotchi pour chercher une entente avec Vladimir Poutine. (…) Cependant, quoi que Cameron fasse, il ne pourra probablement pas éviter le krach d’un empire qui est resté l’un des pays les plus puissants du marché mondial pendant des siècles, même après sa désagrégation officielle. Sans doute, aucun pays du monde n’a plus incarné les temps modernes que la Grande-Bretagne. La passion d’un joueur géopolitique expérimenté, une autodiscipline étonnante, le machiavélisme de la famille royale et de l’aristocratie, le tout multiplié par l’esprit anglais typique a transformé aux XVIIIe-XIXe siècles un petit royaume insulaire en « Empire, sur lequel le soleil ne se couche jamais ». La Grande-Bretagne conduisait toujours une politique cruelle et cynique, mais le faisait avec une élégance de gentlemen Il faut y ajouter la situation insulaire qui permettait à l’Angleterre de s’abstenir de participer réellement aux conflits européens, et de dresser l’une contre l’autre les puissances continentales selon le principe romain classique « Diviser pour régner ». Installé confortablement sur les îles britanniques, l’establishment anglais s’est rempli du sentiment de son caractère exceptionnel. (…) Remarquez que c’est justement la Grande-Bretagne qui a aidé les Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman à s’effondrer pendant la Première Guerre mondiale ».(1)

Mikhaël remarque le début du déclin : « Cependant, au XXe siècle, la puissance de la Grande-Bretagne a dépassé son zénith et a commencé à décliner. À ce moment, sa fille caractérielle, les États-Unis, est devenu grande ; (…) Le principal symbole du déclin du Royaume-Uni est devenu sans doute la mort de Margaret Thatcher. La « Dame de fer » était connue comme l’une des créatrices du modèle économique néolibéral, qui s’est installé dans sa forme classique sur les côtes d’Albion.(…) Ainsi, l’ex-usine mondiale devint définitivement un casino global, les spéculations boursières et les services bancaires de la City devenant le seul moteur du pays. Au passage, la perfide Albion doit beaucoup de sa fête de la vie spéculative à l’effondrement de l’Urss : depuis le camp socialiste ruiné, des cascades d’actifs matériels se sont dirigées vers l’Occident. (…) » (1)

« L’économie britannique poursuit l’auteur, n’est plus compétitive et est condamnée à terme : « Beaucoup d’experts affirment que ce modèle ne survivra pas longtemps à sa créatrice. Aujourd’hui déjà, la dette de la Grande-Bretagne (9800 milliards de $) est la deuxième du monde par son importance après celle des USA et le montant de ses intérêts est dix-huit fois plus important que celui des Grecs. C’est-à-dire que l’on fait entrer l’Angleterre dans la liste des géants économiques par inertie seulement ; il serait bien plus honnête de lui octroyer une autre lettre dans l’acronyme Pigs (Portugal, Italie, Grèce, Espagne). (…)Le Guardian ironise à ce sujet : « Le gouvernement de Cameron est déjà très content que le pays échappe à la récession au premier trimestre 2013. » (1)

« (..) Dans ces conditions, le gouvernement cherche fiévreusement de nouvelles sources d’économie. On est arrivés au point que les parlementaires ont commencé à sérieusement discuter de la vente, pour un milliard et demi de livres, du palais de Westminster et de Big Ben. (…) Ces jours bénis où les Britanniques faisaient moissonner le profit par d’autres, tout en restant propres sur eux, sont passés. Maintenant, ils doivent aller de plus en plus souvent au combat ouvertement, subissant d’importantes pertes dans leur image durant les croisades occidentales modernes, et montrant au monde leurs talons d’Achille. Un exemple clair à cette évolution : l’opération en Lybie de 2011, lorsque le Premier Ministre anglais David Cameron (avec le coq gaulois Nicolas Sarkozy) a pris l’initiative d’aller au charbon pour éliminer Mouamar el-Kadhafi. » (1) On comprend mieux maintenant que la Grande-Bretagne sera de plus en plus agressive à l’extérieur, surtout avec les faibles.

Gordon Brown : la nostalgie de l’Empire par la domination de la langue

Que reste-t-il à l’Empire britannique sinon la langue ? Gordon Brown, ancien Premier ministre de sa Gracieuse Majesté, dans un de ses discours n’a pas caché l’ambition de perpétuer la domination. Il déclare : « L’anglais est bien plus qu’une langue : c’est un pont au-dessus des frontières et entre les cultures, une source d’unité dans un monde en changement rapide [.,.], c’est une force pour l’économie, les affaires et le commerce, mais aussi pour le respect et le progrès mutuels. […]. Au total, 2 milliards de personnes dans le monde apprendront ou enseigneront l’anglais d’ici 2020. il y a plus d’enfants qui apprennent l’anglais dans les écoles chinoises que dans les écoles britanniques. Je veux que la Grande-Bretagne fasse un nouveau cadeau au monde par l’aide et le soutien à tous ceux qui veulent apprendre l’anglais, en donnant accès dans toutes circonstances aux outils pour son apprentissage ou son enseignement. […] Nous ferons de notre langue le langage commun du monde. La langue qui aide le monde à parler, rire et communiquer » (2)

La nostalgie « mélancolique » de l’Empire français

On dit que maintes fois, par orgueil Napoléon s’est posé en successeur de Charlemagne, dépositaire du Saint Empire romain germanique qui a été restauré trois ans après « l’effondrement » de l’Empire romain d’Occident au V° siècle Cette nostalgie de l’empire qui permet de comprendre l’aventure napoléonienne qui prit fin avec Waterloo et surtout après le désastre de la Bérésina en Russie. On comprend de ce fait que Vladimir Poutine le nouveau « Tsar » russe ait célébré en septembre 2012 à Borodino, les deux cents ans de la « guerre patriotique » contre Napoléon, prélude à la retraite de Russie et à la chute de Napoléon, il déclare : « C’est ici que du 26 au 28 novembre 1812 l’armée russe, sous le commandement du maréchal Koutouzov, a fini d’écraser les troupes napoléoniennes… »

Pour Eric Zemmour, la France est l’héritière du Saint Empire romain. Rien que ça ! Il est vrai qu’à l’école, on nous apprenait que Charlemagne était un empereur français sacré à Aix-la-Chapelle, nous avons mis du temps à comprendre que c’était Aachen ! Pour lui, l’Europe actuelle qui ne fait pas la place qui convient à la France est une faillite. Eric Zemmour nous décrit « sa France » dans un essai « Une mélancolie française ». Malakine en parle : « (…) la construction politique française avait vocation à embrasser toute la rive gauche du Rhin jusqu’aux Pays-Bas et tout le nord de l’Italie. Ce projet a pris fin à Waterloo avec le démantèlement de l’Empire napoléonien et le retour aux « frontières naturelles. C’est à partir de là que Zemmour date le début de la crise de l’identité nationale et le déclin français. (…) Le début des années 1990 avec l’effondrement du bloc de l’Est et la réunification allemande ont marqué un point de rupture définitif avec le modèle « gallo-romain » L’Europe a pris alors la forme impériale traditionnelle allemande, celle du Saint Empire romain germanique, un ensemble hétérogène et peu intégré, aux frontières floues et aux décisions lentes, ce que Zemmour appelle avec une ironie grinçante « le saint empire américain des nations germaniques » (3)

Après ces circonvolutions, Zemmour, un français de souche « algéro-berbéro-juive » en vient à désigner le coupable de la chute de l’Empire français. « Pour lui, l’immigration de peuplement qui va changer définitivement le visage ethnique de la France à partir des années 1970 et l’autorisation du regroupement familial. Il n’hésite pas à comparer cette vague migratoire avec la chute de Rome provoquée par les invasions barbares. » (3)

L’inéluctabilité du déclin de l’Occident et de l’avènement de l’Asie

Assiste-t-on à la chute de la civilisation occidentale ? La civilisation occidentale est-elle supérieure aux autres civilisations ? Le père de la sociologie universelle, Ibn Khaldoun, dans son oeuvre magistrale « La Muqqadima »,« Les Prolégomènes », avait pointé du doigt l’évolution des civilisations qui passent par trois stades, l’avènement, l’apogée et le déclin.

Ainsi analyse-t-il le déclin de la civilisation musulmane comme un lent et long délitement, le centre ayant de moins en moins de prise sur le périphérique. Comment s’est construite la suprématie occidentale ? Au nom de la Règle des trois C – Christianisation, Commerce, Colonisation, l’Occident mit des peuples en esclavage. Lisons ce morceau d’anthologie attribué au roi des Belges : « Vous veillerez à désintéresser les sauvages de leur richesse dont regorgent leur sol et leur sous-sol. Votre connaissance de l’Evangile vous permettra de trouver facilement des textes recommandant aux fidèles d’aimer la pauvreté. Par exemple : « Heureux les pauvres car le royaume des cieux est à eux » ; « Il est difficile aux riches d’entrer aux cieux ». Vous ferez tout pour que les nègres aient peur de s’enrichir. Apprenez aux jeunes à croire et non à raisonner… » (4)

L’Occident procéda à un dépeçage des territoires au gré de ses humeurs sans tenir compte des équilibres sociologiques que les sociétés subjuguées ont mis des siècles à sédimenter. L’histoire du pays colonisé est niée et rasée au profit d’une nouvelle histoire, une nouvelle identité, voire une nouvelle religion. Pendant cinq siècles, au nom du devoir de civilisation, l’Occident dicte la norme, série, punit, récompense, met au ban des territoires qui ne rentrent pas dans la norme. Ainsi, par le fer et par le feu, les richesses des Sud épuisés furent spoliées par les pays du Nord. (5)

Cela ne fut pas suffisant ! Il faut aussi montrer que l’Occident est dépositaire de la race supérieure, Kishore Mahbubani l’éminent diplomate singapourien écrit : « (…) Cette tendance européenne à regarder de haut, à mépriser les cultures et les sociétés non européennes, a des racines profondes dans le psychisme européen. La plupart du temps, les colonialistes étaient des gens médiocres mais en raison de leur position et, surtout, de leur couleur de peau, ils étaient en mesure de se comporter comme les maîtres de la création. En fait, [l’attitude colonialiste] reste très vive en ce début de XXIe siècle.(…) Souvent, on est étonné et outré lors de rencontres internationales, quand un représentant européen entonne, plein de superbe, à peu près le refrain suivant : « Ce que les Chinois [ou les Indiens, les Indonésiens ou qui que ce soit] doivent comprendre est que… » Suit l’énonciation hypocrite de principes que les Européens eux-mêmes n’appliquent jamais. » (6)

L’avenir sera de plus en plus sombre. Entre les anciens empires qui vivent sur l’illusion de la grandeur et ne veulent rien lâcher- Ils peuvent très bien vivre en réduisant leur train de vie- et l’avènement inéluctable d’un leadership asiatique, les petits pays notamment ceux qui ont des ressources seront de plus en plus des variables d’ajustement. La guerre de tous contre tous continuera et il n’est pas dit que les « nouveaux empires » soient plus cléments…

Chems Eddine CHITOUR

Source: Le Grand Soir

« J’ai fait ce que j’ai cru bon »


Edward SNOWDEN

Vendredi 12 juillet, à l’aéroport de Moscou, Edward Snowden a sorti le bout de son nez devant les caméras des journalistes pour faire un petit discours qui recadre bien la situation et nous permet d’en savoir plus sur son état d’esprit actuel et sur la taille de ses corones. Edward Snowden est soutenu par l’avocate de Wikileaks et par des associations comme Human Rights Watch et Amnesty International.

Ce texte a été brillamment traduit de l’anglais par Gordon Fowler pour Developpez.com sous licence libre. Merci à lui !

« Bonjour,

Je m’appelle Edward Snowden. Il y a un peu plus d’un mois, j’avais une famille, une maison au paradis et je vivais dans un très grand confort. J’avais aussi la capacité, sans aucun mandat, de chercher, de saisir et de lire toutes vos communications. Celles de n’importe qui, n’importe quand. J’avais le pouvoir de changer le sort des personnes.

C’était aussi une grave violation de la loi. Les 4e et 5e amendements de la Constitution de mon pays, l’article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen ainsi que de nombreux accords et traités interdisent un tel système de surveillance massive et omniprésente. Mais bien que la Constitution Américaine qualifie ces programmes d’illégaux, mon gouvernement explique qu’un jugement d’un tribunal secret, que personne ne peut voir, a légitimé ces pratiques illégales. Ce jugement corrompt purement et simplement la notion fondamentale de Justice, notion selon laquelle pour réellement exister la Justice doit être appliquée dans les faits. L’immoral ne peut être rendu moral par une loi secrète.

Je crois au principe établi à Nuremberg en 1945 : « Les individus ont un devoir international qui transcende les obligations nationales d’obéissance. Il en découle que les citoyens ont le devoir de violer leurs lois domestiques pour empêcher que des crimes contre la Paix et contre l’Humanité ne puissent être perpétrés ».

Par conséquent, j’ai fait ce que j’ai cru bon. J’ai lancé une campagne contre ces mauvaises pratiques. Je n’ai pas cherché à m’enrichir. Je n’ai pas cherché à vendre des secrets américains. Je n’ai passé aucun accord avec un gouvernement étranger pour garantir ma sécurité. À la place, j’ai rendu public ce que je savais, pour que ce qui nous touche tous puisse être débattu par nous tous, à la lumière du jour. J’ai voulu un monde de Justice.

Cette décision morale de parler au grand public de ces pratiques d’espionnage m’a coûté très cher, mais c’était la chose à faire et je ne regrette rien.

Depuis, le gouvernement américain et ses services de renseignements ont essayé de faire de moi un exemple, un avertissement pour tous ceux qui seraient tentés de parler à leur tour. J’ai été rendu apatride et traqué pour m’être exprimé politiquement. Les États-Unis d’Amérique m’ont mis sur la liste des personnes interdites de vol aérien. Ils ont demandé à Hong-Kong de m’extrader, en dehors du cadre juridique qui s’applique dans ce pays, et en totale violation du principe de non-refoulement des Nations-Unis. Ils ont menacé de sanctions des pays qui étaient prêts à défendre mes droits et le système d’asile reconnu par l’ONU. Ils ont même franchi une étape, sans précédente, en donnant l’ordre à une puissance militaire alliée de forcer l’avion d’un Président d’Amérique Latine à atterrir pour y chercher un réfugié politique. Cette escalade dangereuse n’est pas qu’une menace contre la dignité de l’Amérique Latine, c’est une menace contre le droit fondamental, partagé par toutes les personnes et par toutes les nations, de vivre sans être persécuté, de pouvoir demander un asile et d’en bénéficier.

Malgré tout, devant cette agression historique et disproportionnée, un peu partout dans le monde, des pays m’ont proposé soutien et asile. Ces nations, parmi lesquelles la Russie, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua et l’Équateur, ont toute ma gratitude et mon respect pour avoir été les premières à se lever contre ces violations des Droits de l’Homme perpétrées par des puissants, et non par des faibles. En refusant d’abandonner leurs principes devant les intimidations, ils ont gagné le respect du monde. J’ai l’intention de voyager dans chacun de ces pays pour exprimer mes remerciements personnels à leurs peuples et à leurs dirigeants.

J’annonce aujourd’hui que j’accepte officiellement toutes les offres de soutien et d’asile qui m’ont été faites, et toutes celles qui pourront m’être faites dans le futur. Avec, par exemple, la proposition du Président du Venezuela, M. Maduro, mon statut de réfugié est désormais officiel. Aucun état n’a donc le droit ni de limiter ni d’interférer avec mon droit de bénéficier de cet asile. Mais comme nous l’avons vu, certains gouvernements d’Europe Occidentale et d’Amérique du Nord ont démontré leur volonté d’agir en dehors des lois. Ce comportement persiste aujourd’hui et ces menaces illégales me rendent impossible tout voyage vers l’Amérique Latine pour bénéficier de l’asile politique qui m’y a été accordé dans le respect de nos droits universels.

Cette volonté d’états puissants d’agir hors des lois représente une menace pour nous tous, elle ne doit pas être couronnée de succès. Par conséquent, je demande votre assistance (N.D.L.R. : Aux associations) pour me garantir un chemin sûr par les pays concernés en sécurisant mon voyage vers l’Amérique Latine. Je demande également l’asile à la Russie jusqu’à ce que ces états respectent la loi et que mon voyage, légal, soit permis. Je vais soumettre ma requête à la Russie aujourd’hui en espérant qu’elle soit accueillie favorablement.

Si vous avez des questions, j’y répondrai autant que je le peux.

Merci. »

Source: Le Grand Soir

Décès Jean Serge Joseph: des centaines de manifestants à L’Estère pour accuser le pouvoir et réclamer justice; à Port-au-Prince, le sénateur Moïse Jean-Charles évoque l’empoisonnement


(AHP) – Le dossier du décès du juge Jean Serge Joseph continue de faire des vagues. Ce mercredi, le sénateur Moïse Jean-Charles connu pour son opposition farouche au président Michel Martelly, a fait savoir que le magistrat ne serait pas mort par AVC mais aurait été victime d’mpoisonnement. Parallèlement, des centaines de citoyens manifestaient à Lestère pour protester contre le décès suspect du juge Jean Serge Joseph, originaire de cette ville du département de l’Artibonite (nord).

Quelques heures après le décès du juge Joseph, les responsables de l’hôpital Bernard Mevs où il avait été admis, avaient convoqué la presse pour entre autres faire savoir que le juge était arrivé dans un état grave à l’Hopital et qu’il n’avait aucune chance de s’en sortir .

Plusieurs organisations de droits humains avaient jugé suspecte la démarche des responsables de l’hôpital, sachant que ce n’était pas la première fois qu’une personne était décédé à l’hôpital sans pour autant provoquer une conférence de presse.

De plus,  l’invitation à la conférence a été faite par le bureau de communication de la primature, ont-elles relevé, signalant le bracelet rose (signe présumé d’allégeance au chef de l’Etat) que portait l’un des médecins conférenciers.

En tout cas, le sénateur Jean-Charles a tranché : le magistrat a été victime d’un empoisonnement et l’état avancé de décomposition dans lequel se trouve son cadavre, seulement 4 jours après son décès, en est une preuve, a-t-il ajouté.

Le juge Joseph instruisait le dossier de corruption présumée dans lequel sont accusés d’implication la femme et le fils ainé du chef de l’État qui lui-même aurait exigé de rencontrer le juge pour lui demander de boucler l’affaire au plus vite.

Si plusieurs des éventuels participants à la rencontre  avec le magistrat nie qu’elle ait eu, le sénateur Jean-Charles affirme tout le contraire.

Ils l’ont rencontré et l’ont menacé, a affirmé Moïse Jean-Charles qui dit se baser sur les déclarations faites par des collègues et amis du juge défunt après sa rencontre avec les chefs de l`Exécutif et du gouvernement.

Ils l’ont empoisonné parce qu’il refusait  de violer la loi, a lancé  Moïse Jean-Charles qui appelle le Sénat à diligenter une enquête pour faire  toute la lumière sur l’affaire.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains continue de presser le CSPJ (Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire) d’ouvrir une enquête sur le décès suspect du magistrat Jean Serge Joseph.

La responsable de programme de l’organisation de défense de droits humains, Marie Yolène Gilles Colas, informe que le RNDDH a recueilli des témoignages de plusieurs personnes à qui la victime avait fait des
confidences.

Le RNDDH appelle le CSPJ à assumer ses responsabilités en vue de s’assurer de l’indépendance de la justice. Des proches du juge défunt seraient prêts à témoigner, a-t-elle dit.

L’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH) déplore le décès du juge Jean Serge Joseph dans des circonstances confuses.

Le coordonnateur général de l’UNNOH, Josué Mérilien demande aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête en vue de déterminer les circonstances exactes  de son décès

Le syndicaliste appelle la population à rester vigilante pour exiger que la justice haïtienne assume ses responsabilités dans cette affaire.

Des centaines de citoyens ont manifesté le mercredi à Lestère pour protester contre le décès suspect du juge Jean Serge Joseph, originaire de cette ville du département de l’Artibonite (nord).

Le député de Lestère Jules Lionel Anilus explique que cette communauté est révoltée et indignée par la mort du magistrat et dénonce la main du pouvoir qui, accuse-t-elle, aurait fait empoisonner Me Joseph.

Le parlementaire, président de la commission droits humains de la chambre basse, a rapporté que la manifestation a été un peu perturbée par des individus se réclamant  du pouvoir en place et aussi par des jets de gaz lacrymogène lancés par des agents de la PNH.

Source: Agence Haïtienne de Presse

Le juge Jean Serge Joseph emporté par une hémorragie cérébrale: Me Samuel Madistin révèle que le magistrat lui avait confié avoir été l’objet de graves menaces de la part du président Martelly et de son premier ministre


(AHP) – Le juge Jean Serge Joseph qui instruit le dosssier des poursuites judiciaires engagées contre l’épouse et le fils ainé du Président Joseph Martelly est décédé dans la nuit de samedi, empoorté par un « stroke massif » à l’Hopital Bernard Mevs, peu après qu’il aurait été l’objet de sérieuses presssions de la part du président Martelly et du premier miinstre Laurent Salvador Lamothe

Les deux membres de la famille présidentielle font l’objet  d’une plainte pour détournement de fonds et usurpation de titres, endossée par le citoyen Hénold Florestal qui ferait lui aussi l’objet de graves menaces.

Dans une ordonnance rendue le 2 juillet dernier, le juge Joseph avait demandé au chef de l’Etat d’autoriser le premier ministre, le ministre des Finances, la ministre des sports, le gouverneur de la banque centrale et d’autres responsables du gouvernement à comparaitre à titre de témoins.

Mais, le chef de l »Etat et le chef du gouvernement n’auraiten pas digéré ce qu’ils auraient considéré comme un affront. En effet, selon Me Samuel Madistin originaire de l’Estère comme le juge, celui-ci lui aurait confié que lors d’une rencontre jeudi au cabinet d’un conseiller du président, en présence de l’actuel ministre de la justice,  le président  lui aurait proféré des menaces et aurait intimé l’ordre d’en finir avec cette affaire qui le met hors de lui-même, selon ce que rapporte Madistin.

D’après le médecin qui a pris en charge le magistrat à l’Hopital Bernard Mevs,  il y était  arrivé dans un etat extrêmement grave et n’avait  aucune chance de s’en sortir. Toutefois, des membres de sa famille auraient affirmé qu’il ne souffrait ces derniers jours d’aucun malaise.

Pour beaucoup, cette nouvelle affaire est venue  credibiliser les déclarations de Me André Michel,  selon lesquelles, Hénold Florestal qui a endossé la plainte contre des membres de la famille présidentielle haïtienne,  a été victime de menaces et d’intimidations mercredi soir.

Cette affaire est venue mettre aussi  de l’eau au moulin des opposants au régime qui accusent le président et ses proches d’actes anti-démocratiques.

Elle survient également au moment où l’organisation dénommée BRIDES vient de publier les résultats d’un « sondage » très décrié et banalisé, qui considère le président Joseph Michel Martelly et le premier minisre Laurent Lamothe comme les deux personnalités politiques les plus populaires du pays.

Le « sondage » de BRIDES place aussi dans le top 10, Joseph Lambert,  un ancien sénateur et conseiller du chef de l’Etat accusé d’être le co-parrain d’une association de malfaiteurs et l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier accusé de crimes contre l’humanité.

Source: Agence Haïtienne de Presse

Trayvon Martin : « La justice américaine l’a trahi, lui et sa famille »


Vive émotion aux États-Unis après l’acquitement, samedi, de George Zimmerman, jugé pour le meurtre de Trayvon Martin, un adolescent noir de 17 ans tué par balles l’an dernier en Floride, dont la mort a relancé les débats sur le racisme et le contrôle des armes.

Le débat passionné opposait ceux qui croient que Zimmerman, d’origine hispanique, avait tué le jeune noir par racime et ceux qui sont convaincus qu’il avait agi en légitime défense. George Zimmerman, 29 ans, avait tiré sur Trayvon Martin, 17 ans, une nuit de février 2012, lors d’une ronde de surveillance dans une propriété grillagée, après une altercation. Il dit avoir été agressé par Trayvon Martin, qui n’était pas armé au moment des faits. Pour le parquet, George Zimmerman, vigile autoproclamé de son quartier, l’a poursuivi et abattu sans la moindre justification. Le jury composé de six femmes a délibéré plus de 16 heures avant de se prononcer. Le prévenu, qui était passible de la prison à vie, est resté de marbre à l’annonce du verdict avant d’esquisser un sourire de soulagement.

« Aujourd’hui, la justice a trahi Trayvon Martin et sa famille« ,   s’indigne,dans un communiqué, Roslyn Brock, présidente de la National Association of Colored  People,  la plus grande organisation américaine des droits civiques. « Nous invitons immédiatement le département de la Justice à procéder à une enquête sur les atteintes aux droits civiques commis aux dépens de Trayvon Martin. La NAACP a  exhorté ses partisans à signer une lettre demandant au procureur général  Eric Holder de déposer des plaintes pour violation des droits de  l’homme contre Zimmerman. Cette affaire a donné un nouvel élan au mouvement pour la fin du délit de faciès aux Etats-Unis », ajoute-t-elle. L’activiste Al Sharpton a affiché une déclaration sur Facebook décrivant l’acquittement de Zimmerman comme « une gifle au peuple américain » et a indiqué avoir organisé une conférence téléphonique d’urgence avec des pasteurs pour « discuter des prochaines étapes ».

Les leaders communautaires, craignant des violences, ont aussitôt appelé au calme après le verdict, alors que des marches de protestation spontanées ont eu lieu dans la nuit dans plusieurs villes dont San Francisco, Philadelphie, Chicago, Washington et Atlanta, selon les médias. De nombreux journalistes et une foule de manifestants s’étaient rassemblés à l’extérieur du tribunal, protégé par un important dispositif de la police de Sanford. Beaucoup de manifestants chantaient: « Pas de justice, pas de paix ». Le leader des droits civiques Jesse Jackson a appelé à « éviter la violence ». « Cela conduira à d’autres tragédies (…) en ce temps de désespoir », a-t-il écrit sur Twitter.

La mort de Trayvon Martin, en février 2012, et la remise en liberté rapide de Zimmerman, qui n’avait pas été inculpé dans un premier temps, avaient provoqué une vaste polémique et de nombreuses manifestations aux Etats-Unis. Barack Obama s’est même exprimé sur cette affaire, qui a entraîné la démission du chef de la police de Sanford et attiré l’attention du département de la justice sur cette localité de 54 000 âmes voisine du Disney World d’Orlando. L’affaire révèle l’ampleur de la dérive droitière et sécuritaire qui  s’est étendue, ces dernières années, aux États-Unis. Des législations  comparables à celle de la Floride sur la légitime défense existent dans au moins 23 États de la fédération. Et le lobbying de la redoutable  National Rifle Association (NRA) auprès des élus de tout bord pour  renforcer les « droits » des porteurs d’arme s’avère redoutablement  efficace.

Source: L’humanité

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