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La MINUSTAH doit partir!


Il est plus que normal que l’élite haïtienne se sente pleinement confortable  avec la présence des troupes étrangères sur le sol d’Haïti sous l’obédience des Nations Unies. Car depuis le départ des Duvalier du pays, en 1986, n’a-t-il pas toujours été le rêve le plus cher de cette même élite de voir les Etats-Unis d’Amérique occuper la terre de Dessalines ? Oui, cette fraction prostituée du pays, toujours en quête de son identité, priait Dieu et Diable pour qu’Haïti soit ce qu’elle est aujourd’hui, c’est-à-dire un protectorat des É.U.

En effet, depuis 2004, Haïti se trouve sous le joug de la puissante « sainte trinité » États-Unis, France et Canada qui ont utilisé les Nations Unies comme outil pour donner une couleur humanitaire à leur conquête illégale, et, du même coup, pour réprimer, fût-il dans le sang, toute révolte du peuple haïtien contre cette honteuse occupation de son territoire. Et les masses haïtiennes et leurs leaders en ont déjà fait l’expérience en maintes occasions sous le gouvernement de facto de Gérard Latortue et, paradoxalement, sous la présidence de René Gracia Préval, quand les sauvages de la MINUSTAH (Mission des NationsUnies pour la stabilisation en Haïti) massacraient impunément les gens des quartiers populaires, détruisaient leurs logements de fortune et forçaient bon nombre d’entre eux à gagner le maquis, violaient femmes et enfants – pratique qui continue encore aujourd’hui, mais au ralenti vu l’image de la MINUSTAH qui ne cesse d’être souillée au niveau internationale.

Ces forces d’occupations n’ont pas leur place en Haïti. Le pays n’est pas en situation de guerre et ne représente aucune menace pour ses voisins encore moins pour le monde. Les Haïtiens sont le peuple le plus paisible et le plus doux de la planète. Les longues périodes d’instabilité politico-sociales qu’a connues Haïti ont été toujours concoctées, provoquées et alimentées par ses ennemis traditionnels, donc ses ennemis historiques. Nulle nation ne peut faire de progrès dans l’instabilité, dont la source est la division aiguë. Nul peuple ne peut avoir le contrôle de ses destinées sans la stabilité politico-sociale. C’est pourquoi les pilleurs internationaux et les trublions de la planète utilisent cette arme très puissante, voire létale même, pour subjuguer les petits pays à l’instar d’Haïti.

Depuis 2004, l’année où les néo colons débarquèrent à nouveau dans le pays pour, selon leur propagande mensongère, rétablir la paix, la société haïtienne fait face à une situation de délinquance et d’insécurité sociale jamais enregistrée auparavant. En sus de cet état de choses, la population haïtienne est victime du fléau de choléra, introduit par les soldats népalais au sein de la MINUSTAH, qui a déjà causé plus de 8.000 décès et près de 700.000 personnes contaminées à travers le pays. En fait, on peut dire sans ambages qu’Haïti est maintenant devenue un état en déliquescence.

Ceci dit, la présence de la MINUSTAH, bras armé de l’occupant en Haïti, est loin d’être désirable puisque sa mission est l’antithèse de tout ce que véhiculent les ennemis du pays. Le constat est là, cru et nu, quoi que disent les colons et leurs chiens de garde.  

Lorsque des patriotes évoquent, la présence de la MINUSTAH sur le sol haïtien comme étant un affront à la souveraineté nationale, les occupants tirent de leur imagination toutes sortes de subterfuges pour tenter de convaincre tout le monde de leurs bonnes intentions. Par exemple, ils se plaisent à répéter à satiété que la police nationale n’est pas encore apte à assurer la sécurité du pays et bla bla bla ; et la majorité des autorités du pays, des petits-bourgeois collabos, disons des Conzé assoiffés de pouvoir, des intellectuels sans colonne vertébrale aux verbes pompeux mais creux, tous gobent cette salade vomie par les occupants et n’hésitent pas à s’en servir à leur manière pour faire l’apologie de l’occupation et demander à la nation d’accepter ce scandaleux état de fait qu’est la présence illégale des troupes étrangères dans le pays.

Pourtant n’est-ce pas les occupants qui, depuis 2004, ont pris officieusement en charge les affaires du pays ? S’ils avaient vraiment la volonté  de créer une force de police nationale bien formée, bien encadrée et bien armée pour servir le pays, ne l’auraient-ils pas déjà fait, au lieu de dépenser plus de 800 millions de dollars l’an pour maintenir la MINUSTAH dans le pays ? N’est-ce pas déplorable et même dégueulasse d’entendre la plupart des autorités du pays se plaindre à longueur de journée du sous-équipement de la police nationale ? Sont-elles tellement aveugles, naïves ou connes qu’elles ne puissent comprendre le jeu macabre des occupants ? Nous préférons croire en fait qu’elles craignent tellement les masses, qu’elles se mettent en tête que la présence des troupes étrangères – avec toutes les conséquences néfastes que cela entraine pour la Nation – est leur seule planche de salut face à la menace d’une éventuelle éruption populaire pour changer l’ordre des choses. Nous pensons cependant que si d’autres autorités et beaucoup de citoyens de la société civile refusent de prendre position pour le départ de la MINUSTAH, parce qu’elles n’ont pas le désir d’être libres puisque, comme dit l’autre, « la plaie qu’on gratte avec tant de sollicitude finit par donner du plaisir ».

A l’opposé de ces gens, la grande majorité de la population ne veut pas gratter cette plaie qui a déjà causé trop de tort à la Nation, mais elle veut en finir avec. Car elle n’est pas sans savoir que les forces occupantes sont en Haïti d’après un plan bien cuisiné depuis des années par les vautours internationaux afin de : premièrement, faire main basse sur les richesses du pays, deuxièmement, continuer de détruire le mythe dessalinien qui alimente le nationalisme haïtien, et troisièmement, empêcher voire freiner tout développement durable qui aura abouti à l’épanouissement de l’homme haïtien.     

En ce 9e anniversaire de l’occupation du territoire national, nous saluons, par ailleurs, tous les citoyens du monde qui ont apporté leur solidarité au peuple haïtien dans sa quête de reconquérir sa souveraineté pleine et entière, et ceci sans conditions. Ces internationalistes venus de tous les horizons du monde, qui s’étaient réunis dans la capitale haïtienne du 30 mai au 1er juin, pour réfléchir sur la problématique de l’occupation d’Haïti et demander aux Nations Unies d’y mettre fin, savent que « la misère d’un homme est la misère de l’homme » et que, pour parapher le philosophe Albert Camus, « le mal qui éprouve un seul homme devient peste collective ». Les pères fondateurs de la nation haïtienne le savaient aussi, ayant apporté leur aide désintéressée à tous peuples épris de liberté et de justice. Bien que, paradoxalement, certains dirigeants de ces pays aient choisi pour toute récompense de se liguer contre le bonheur de la nation haïtienne.

Enfin, le peuple haïtien désire vivre dignement et souverainement que de mourir rampant. Il en a marre de cette occupation illégale qui n’en finit pas, et qui ne fait que dénaturer son être et qui lui mine l’espoir de bâtir son bonheur. Alors, les colons et leurs troupes doivent abandonner inconditionnellement le territoire d’Haïti. C’est le vœu de tous les patriotes conséquents et de tous ceux – blancs, noirs ou jaunes, riches comme Crésus ou pauvres comme Job – qui croient dans la Dignité humaine.

ABAS LES OCCUPANTS !

ABAS LES COLONS !

ABAS LES VAUTOURS  DE TOUS POILS !

ABAS LES INDIGENES DE SERVICE !

ABAS LES APOLOGISTES DE L’OCCUPATION !

ABAS LA MINUSTAH-CHOLERA !

VIVE HAITI LIBRE POUR TOUJOURS !

QUE LE PEUPLE HAITIEN SOIT MAITRE DE SON SOL ET DE SA PROPRE DESTINÉE.

Morisseau Lazarre kamoy3@ optimum.net

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