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L’ancien président Aristide recoit les représentants d’une dizaine de medias pour un point de presse : remerciements, misère, problèmes de la faim, réconciliation sociale, elections, au menu entre autres de son point de presse


APTOPIX Haiti Aristide.JPEG(AHP) –Moins de 24 heures après avoir répondu à une invitation du juge Ivikel Dabrésil qui instruit le dossier de l`assassinat du journaliste jean Léopold Dominique, l`ancien président Jean-Bertrand Aristide s`est exprimé aux micros d‘un groupe de journalistes.
 
Il s`agissait de sa 2eprise de parole en public depuis son retour d`exil, en mars 2011. Jean Bertrand Aristide a d`entrée de jeu démenti les rumeurs selon lesquelles on lui aurait demandé de se taire.
 
Personne ne peut m’imposer le silence. Je suis volontairement resté silencieux pendant deux ans car j`estime qu`il n`était pas encore opportun de parler, a assuré Jean-Bertrand Aristide.
 
L`ancien chef d`Etat a tenu à remercier à de nombreuses reprises la population haïtienne et en particulier les partisans et sympathisants de Fanmi Lavalas, son organisation politique, de lui avoir manifesté leur solidarité lors de l’invitation au cabinet d`instruction.
 
Des dizaines de milliers de personnes avaient en effet gagné les rues mercredi pour l’accompagner au Palais de justice et à son retour à la maison, alors que le chef de la police avait la veille interdit toute manifestation pendant la journée du 8 mai. M. Aristide a souligné les liens d’amour existant entre lui et la population haitienne.
 
L’ancien chef d’Etat a fait savoir que sa petite balade involontaire dans plusieurs quartiers populaires de la capitale, lui a permis d’avoir une idée des graves problèmes confrontés par la population, depuis le séisme de 2010.
 
J’ai eu l’occasion, a-t-il dit, la gorge serrée, d’entrevoir la misère qui tenaille la population, à l’ìmage de cette dame qui, au Bel-Air, s’est approchée de mon véhicule une photo du prêtre défunt Gérard Jeran-Juste en main, pour montrer son ventre.
 
« Aucun parti politique, aucun secteur, aucun groupe social, ne peut à lui seul résoudre les problèmes de la population, notamment celui de la faim« , a-t-il martelé, au moment où de nombreux secteurs questionnent la gestion et la politique sociale du gouvernement .
 
Au très expressif proverbe haitien, yon sèl dwèt pa manje kakalou (on ne peut manger le calalou avec un seul doigt), il a ajouté : on ne peut macher et mastiquer la viande au moyen d’une seule machoire.
 
Il a du coup appelé tous les secteurs, particulierement les élites politiques et économiques à conjuguer leurs efforts pour se colleter à ce problème.
 
Il a également eu de bons mots pour la diaspora, le 11eme département comme il l’appelle, évoquant au passage le dossier du prélèvement de taxes sur les appels internationaux et les transferts d`argent vers ou en provenance de l`étranger, des taxes jugées illégales par le parlement haitien .
 
Au cours de sa déclaration qui a duré quelque 40 minutes, l`ancien président Aristide a également assuré que son parti, Fanmi Lavalas, est en train de se renforcer dans la perspective des prochaines élections.
 
Nous pouvons gagner si ces élections sont libres, crédibles, honnêtes et démocratiques, a dit Jean-Bertrand Aristide.
 
Réagissant jeudi à la grande foule qui a accompagné la veille le président Aristide, le sénateur Edwin Zénny, proche du pouvoir, a reconnu que Fanmi Lavalas a bien réussi son coup médiatique.
 
Il n`y a pas de doute, Jean-Bertrand Aristide reste un homme politique très populaire, a du admettre Edo Zenny rappelant que ce dernier a, pendant deux fois accédé à la magistrature suprême, contraint par deux fois à l`exil, pour revenir à chaque fois dans son pays..
 
Edwin Zenny a dit croire cependant que le déploiement de dizaines de milliers de personnes à Port-au-Prince mercredi lors de l’invitation de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide au cabinet du juge Ivikel Dabrésil, s`est fait au détriment de la justice.
 
Je ne pense pas que le juge voudra à nouveau convoquer l’ancien président Aristide après ce qui s’est passé mercredi.
 
Et dans ces conditions il est fort probable que la famille de Jean Dominique n’obtienne jamais justice, a-t-il ajouté, sans faire allusion à ceux que la commission présidentielle dirigée sous René Préval par un actuel conseiller du président Martelly, Guyler C Delva, avait voulu à tout prix faire comparaitre..
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