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Archives mensuelles de “avril, 2013”

Les événements du 26 avril 1963 et l’apogée de la barbarie duvaliériste


Nous nous excusons auprès de nos lecteurs de n’avoir pas pu publier à la date du 26 avril ce texte à cause de quelques embûches. Mais, l’histoire comme l’amour n’a pas de saison, on la fait et l’apprend chaque jour.

A l’heure où, depuis son ascension à la magistrature suprême du pays par la petite porte, le président duvaliériste Michel Joseph Martelly s’est donné pour tâche de réhabiliter les duvaliéristes et les macoutes, en les replaçant au timon des affaires de la République qu’ils ont littéralement avilie et avaient systématiquement mise à sac ;

à l’heure où, par la faute de l’élite intellectuelle haïtienne, la jeunesse du pays affiche une ignorance pointue de l’histoire des dictatures duvaliéristes père et fils;

à l’heure où un jeune effronté, répondant au nom de Nicolas Duvalier, sans crainte d’attirer la foudre des dieux, tente de blanchir publiquement son monstre de grand-père qui a causé tant de torts à la Nation et à l’humanité ;

à l’heure où, ce 26 avril, des milliers de citoyens se remémorent le souvenir combien amer des cruautés d’un monstre à visage humain appelé François Duvalier qui se croyait investi de droit de vie et de mort sur l’ensemble de la population ;

à l’heure où le gouvernement Martelly/Lamothe désacralise la Justice en la mettant en coupe réglée, afin d’empêcher aux victimes de la tyrannie duvaliériste père et fils d’affronter en bonne et due forme leur bourreau Jean Claude Duvalier devant la justice, alors pour le plus grand bien de la jeunesse haïtienne, victime de l’hypocrisie d’une élite intellectuelle en mal d’identité, revisitons les événements de ce 26 avril 1963, au cours desquels le sang de la famille Benoit et de nombreux autres citoyens paisibles coula à flots et arrosa la terre malchanceuse d’Haïti, principalement la capitale haïtienne, sous les ordres d’un animal atteint de la rage nommé François Duvalier, dit Papa Doc. Lesquels événements allaient susciter la colère et la rage du président de la république voisine qui menaçait d’intervenir en Haïti afin de mettre un frein à la fureur du maudit tyran. Mais l’intervention de l’OEA allait aider celui-ci à sauver la face.

Pour cette tranche d’histoire combien terrifiante du pays, nous faisons appel aux deux auteurs Bernard Diederich et Al Burt, qui nous relatent, sans passion aucune, la journée ténébreuse du 26 avril 1963, dans leur fameux ouvrage Papa Doc et lesTontons Macoutes. Alors, lisez et apprenez l’histoire de votre pays, jeunesse haïtienne. Lisez et informez-vous, Nicolas Duvalier. Vous dont les parents ont nourri de mensonges et de l’horreur du bien. Ah, quel dommage ! Vos assassins de parents ont chié dans votre cerveau et en ont fait une masse de pourriture.

Morisseau Lazarre

 

« (…) Barbot frappe enfin, il faudra cependant plusieurs jours avant que Duvalier aprenne l’origine du coup. Le vendredi 26 avril1963, à sept heures vingt-cinq du matin, une limousine de la présidence s’arrête devant l’entrée du collège méthodiste, comme elle le fait chaque jour de classe. Les portières s’ouvrent et deux passagers descendent : Jean-Claude Duvalier, un adolescent grassouillet, et sa sœur Simone âgée de seize ans. Tous deux se préparent à pénétrer dans l’école. La limousine est en train de faire demi-tour. Elle a franchi le portail et se dirige déjà dans l’avenue bordée d’arbres, à trois pâtés de maisons du palais. Soudain, une série de détonations. Le chauffeur ainsi que deux gardes s’effondrent, morts. Plus tard, des témoins déclareront qu’ils ont vu une voiture qui semblait attendre l’arrivée de la limousine et une autre qui la suivait. On n’a pas tenté de kidnapper les enfants du président ni même de leur faire du mal. Cela n’apparait pas immédiatement toutefois à cause de la panique qui règne tout d’abord. La plupart des Haïtiens pensent qu’il s’est agi d’une tentative d’enlèvement des enfants et que ceux-ci devaient être rendus en échange d’une rançon de taille, à savoir la démission de leur père

« Comme tous ceux qui l’ont précédé, le coup est considéré comme raté. La radio officielle annonce qu’on a attenté à la vie « de deux tout petits ». Comme il fallait s’y attendre, la réaction va être effrayante.

« L’école est cernée par un cordon de troupes. Dans les rues, l’armée patrouille. Autour du palais, derrière chaque arbre et chaque buisson se tient accroupi un soldat à la mine sombre, prêt à tirer. On dresse des barrages routiers et chaque véhicule est fouillé. Les duvaliéristes ont revêtu leur uniforme, qui de la milice, qui des Tontons Macoutes. L’arme à la main, ils déambulent par la ville, appréhendant quiconque est considéré par eux comme un adversaire du régime. La présidence a donné ordre d’arrêter les ex-officiers de l’armée. Comme la radio retentit d’appels aux armes, les parents effrayés se précipitent jusqu’aux écoles et en ramènent leur progéniture, par la crainte du pire.

« Selon ceux qui le rencontrent ce jour-là, la colère de Duvalier est épouvantable. Il est persuadé que seul un tireur d’élite a pu abattre avec une telle vitesse et une telle précision l’escorte qui accompagnait ses enfants. A son avis, il ne peut s’agir que du lieutenant François Benoit. Ce dernier, un Noir de belle prestance, figure parmi ceux qui ont été victimes des purges ayant suivi le complot d’Honorat. Il s’est distingué lorsqu’il suivait les cours de l’école de guerre organisés par les Américains dans la zone du canal de Panama. Spécialité : lutte antiguérilla. Plusieurs années durant, le même Benoit a conduit l’équipe haïtienne à la victoire lors des championnats de tir qui l’opposaient à d’autres formations latino-américaines à Panama. Deux jours auparavant, la police s’est rendue chez le suspect pour lui demander de rendre son fusil. Lorsqu’il a entendu les argousins frapper à l’entrée de la vieille maison de bois qu’occupent ses parents au Bois Verna, Benoit, qui se tenait au deuxième étage, a décidé de résister. Une granade dans chaque main, il s’apprêtait à passer à l’action lorsqu’il a vu la domestique, en bas de l’escalier, qui parlementait avec les policiers, tenant dans ses bras son enfant à lui, un nourrisson. Alors, il a décidé de s’enfuir. S’échappant par une fenêtre  sur cour, il s’est faufilé rapidement par les jardins des voisins et après de multiples détours a trouvé refuge à la résidence de l’ambassade dominicaine.  

« Persuadé que Benoit est mêlé à l’attentat, Duvalier donne l’ordre à sa garde de commencer les représailles. Aussitôt les hommes s’entassent dans deux camions et débouchent en trombe du palais. Les camions foncent en direction de Bois Verna. Au même moment les parents de Benoit reviennent de la messe à l’église Sacré-Cœur, près de chez eux. La mère de François se fait du souci. Voici deux jours que celui-ci a disparu sans donner de ses nouvelles. D’autre part il n’a pas de linge de rechange. Son mari, l’ancien juge, essaye de la réconforter. Arrive Jean, l’avocat, un autre de ses fils. Ce dernier vient prendre une douche chez ses parents. La distribution d’eau est en effet si fantaisiste à Port-au-Prince qu’il ne peut le faire chez lui. Ayant promis à sa mère qu’il porterait du linge propre à son frère, Jean embrasse ses parents et se rend à l’ambassade américaine où il est employé. Bientôt après, les grades du palais et les Tontons Macoutes vont commencer à répandre la terreur. En cours de route, les camions des tueurs s’engouffrent dans une voie à sens unique, la ruelle Saint-Cyr. Ils vont en sens interdit. Alors qu’ils passent devant la villa où habite la maîtresse de Gracia Jacques, le commandant de la Garde, ils secouent le factionnaire qui se trouve à l’entrée. Ce dernier donne l’ordre de dégager aux automobilistes qui sont garé près de là. Lionel Fouchard, le fils du doyen du tribunal civil, ne réagit pas assez vite. Il est abattu à bout portant. Une collègue de bureau qui l’accompagne va rester des jours durant sans pouvoir parler et perdra l’enfant qu’elle attend une semaine plus tard.

« Armés jusqu’aux dents, les attaquants se lancent à l’assaut de la villa des Benoit comme s’il s’agissait d’une casemate. Au moment où ils débouchent, le vieux couple se tient debout à l’entrée et parle à un visiteur. Une servante s’affaire tout autour. C’est au fusil que les hommes de Duvalier ouvrent le feu. Les vieilles gens et leur interlocuteur sont quasiment coupés en deux. Le tir se poursuit jusqu’au moment où la maison finit par ressembler à un tamis. L’une des servantes arrive à s’échapper. Au coin de la rue, une rafale de mitraillette la cloue au sol. Ensuite les officiers donnent l’ordre de mettre le feu à ce qui reste de l’habitation.

« Dans son bureau, au premier étage, repose d’habitude Gérald, l’unique enfant du fils Benoit. Un rapport daté de l’époque signale qu’on l’a évacué avant l’incendie, mais un diplomate sud-américain qui a recherché trace du petit pendant presque deux ans arrivera finalement à la conclusion qu’il est mort dans les flammes qui ont rapidement consumé la construction de bois ainsi que l’habitation voisine. Les pompiers sont sur les lieux mais n’interviennent pas. Tout ce qui les intéresse, c’est d’éviter que le feu ne s’étende à une propriété voisine qui appartient à un ministre de Duvalier.

« La chasse à l’homme commence. Quinze Tontons Macoutes qui sont à la recherche de François surgissent chez son frère Jean. Lorsqu’ils repassent la porte, son épouse terrorisée emballe quelques objets de valeur et s’enfuit. Des amis cacheront le couple jusqu’à ce qu’il puisse trouver refuge à l’ambassade d’Argentine. Mme Jacqueline Benoit est enceinte de huit mois. On vient de l’avertir que les tontons Macoutes sont à sa recherche. Elle n’aura que le temps de s’échapper de justesse avant que les autres n’arrivent à la petite école primaire où elle est institutrice et ne la saccagent. Aux autres enseignants qui viennent d’assister à la scène, les Tontons Macoutes tiennent les propos suivants : « Remerciez le ciel qu’elle ne soit pas là, sinon, ce que vous auriez vu aurait dépassé en horreur tout ce que vous pouvez imaginer. » Mme Benoit trouve asile à l’ambassade de l’Équateur. Toute sa famille est jetée en prison.

« Benoit Armand, un avocat d’âge mûr, est abattu chez lui par les Tontons Macoutes pour la seule raison qu’il se prénomme Benoit.

« La Garde se dirige mainte nant vers la chancellerie de l’ambassade dominicaine, laquelle s’est transportée l’année précédente dans des bâtiments modernes situés route Delmas, entre Port-au-Prince et Pétionville. Les soldats barrent la route et investissent ensuite l’ambassade, la fouillant de fond en comble. C’est alors qu’ils traitent sans aménité une secrétaire dominicaine qu’ils se rendent compte de leur erreur. La règle veut que l’asile politique ne s’étende pas aux bureaux d’une ambassade, mais à la résidence privée de son chef.

« Alors la Garde rejoint les tontons Macoutes à Pétionville  et on encercle la résidence de l’ambassadeur. Les assaillants prennent position dans la cours avant de donner l’assaut aux bâtiments où sont entassés vingt-deux réfugiés, dont Benoit. Le chargé d’affaires dominicain s’interpose. Il exige que les autres se retirent, faisant remarquer que l’endroit où ils s’apprêtent à pénétrer jouit du privilège d’exterritorialité. Il est juridiquement considéré comme partie intégrante du territoire dominicain. Les Haïtiens réagissent en grimpant dans les flamboyants qui bordent l’allée d’accès et en établissant des nids de mitrailleuse dans les parages de l’hôtel El Rancho.

« Pendant que ces événements prennent place, la terreur se propage en ville. André Poitevien, un ancien commandant des garde-côtes, est surpris devant sa maison par un détachement de miliciens. Obéissant à l’ordre permanent d’arrêter ou de tirer à vue sur tous les ex-officiers, elles l’abattent.

   « La maison des Benoit continue de brûler. A quelques mètres de là, sur le trottoir, gisent deux cadavres. Les mouches s’agglutinent sur leurs blessures. Ils resteront sans être  enlevés tout le jour. A côté, un soldat monte la garde. L’un des « cadavres » est un voisin des Benoit. C’est en hâtant chez lui pur y retrouver sa femme et ses cinqu enfants qu’il s’est vu tirer dessus pour s’être approché trop près de la scène du massacre. En dépit de la chaleur des mouches, il fait le mort jusqu’au soir. Ce n’est qu’à la nuit tombée, lorsque le soldat de garde sera parti, qu’il se relèvera, à la stupéfaction des voisins qui l’observaient.

« Le major Monod Philippe est également un tireur d’élite. Ce duvaliériste que l’on s’accorde à considérer comme ancré dans ses convictions se tirera d’affaire mieux que Benoit. Il est commandant de la prison nationale et c’est là qu’on l’appréhende pour l’amener devant Duvalier. Celui-ci l’accueille à coups de gifles sur la bouche. Il ne se passe pas de le frapper ainsi. L’autre aura cependant la chance d’être relâché et reprendra plus tard  son poste. La prison dont il a la charge n’est pas très peuplée en vérité. C’est à Fort-Dimanche qu’on emmène directement les centaines de gens arrêtés ce jour-là, ou bien au palais. Le sort de ces prisonniers demeure mystérieux. Tout ce que l’on sait, c’est qu’ils ont disparu. Jamais on n’a confirmé s’ils ont été exécutés sur-le-champ pour être ensuite jetés à la fosse commune de Fort-Dimanche ou bien si on les a maintenus en prison pour servir à Duvalier chaque fois qu’il éprouve le besoin de tuer un être humain. Pendant des années, les failles des disparus conserveront l’espoir que ces derniers sont encore en vie, enfermés dans quelque lointaine. Un jour Duvalier mettra fin à cet espoir en déclarant de nouveau : « Je n’ai pas de prisonniers politiques. »

A bord de leurs voitures, les Tontons Macoutes patrouillent les rues à grand renfort de sirènes. Partout des barrages. Pour traverser la ville ou se rendre sur les hauteurs de Pétionville, il faut des heures tellement les formalités auxquelles on doit se soumettre aux points de contrôle sont fastidieuses, voire brutales. Inconscients du danger qui les menace, plusieurs ex-officiers prennent leur voiture pour aller attendre leurs enfants à la sortie de l’école. Au retour ils sont interpellés aux barrages et disparaissent à jamais. Leurs autos sont poussées sur le bas-côté de la route ou bien dans certains cas ce sont les Tontons Macoutes  qui les confisquent. Toute la nuit les arrestations se poursuivent. Au matin, un nouveau problème  se pose. Comment obéir sans risque au décret qui ordonne à tous les civils – sauf ceux rattachés aux Tontons Macoutes – de déposer leurs armes dans les commissariats de police ? il ne s’agit pas d’être fouillé à un barrage et qu’on découvre une arme dans la voiture, même si on se rend au commissariat le plus proche à son bord.

« Après l’assassinat des gardes du corps des enfants Duvalier,  l’un des premiers hommes que recherche Eloïs Maître, chef d’une bande de Tontons Macoutes, est Eric Tippenhauer. Homme d’affaires bien connu, celui-ci a été en relations professionnelles à la fois avec Estimé et Magloire. Il a la réputation d’être l’un des businessmen les plus rusés d’Haïti. Prévenu par un haut fonctionnaire de la polie que les Tontons Macoutes sont après lui, il quitte aussitôt son bureau en ville et se dirige vers la résidence qu’il possède à la Boule, dans la montagne. Ses jeunes fils, l’un d’eux marié à une américaine, n’ont aucune espèce d’activité politique. La police en arrête trois et on ne les reverra pas. Tippenhauer père est débusqué à son tour dans sa retraite montagnarde. Pour que son trajet jusqu’à la prison lui soit plus douloureux encore, on lui tire dans la jambe.

« Jean Chenet et son épouse américaine dirigent une bijouterie très courue. Ils résident au bord de la mer, à Arcachon, à plusieurs kilomètres au sud de la capitale. Il revient à l’esprit de quelques Tontons Macoutes que Chenet, un artiste a manifesté de l’amitié à Turnier, du vivant de celui-ci. Ils se transportent chez le bijoutier, l’abattent et partent après avoir jeté le  cadavre de leur victime dans le jardin de sa villa, côté rue.

« Parmi les centaines de gens que l’on arrête  figure André Riobé, un Mulâtre qui possède  une plantation de canne à sucre près de Léogane et également une distillerie de « clairin ». Il est sorti de prison voici peu de temps. Il qu’il rentre au de sa voiture à son domicile de Martissant, dans la banlieue, deux Tontons Macoutes l’interceptent. Tandis que son fils Hector réussit à s’échapper, lui disparaît et son automobile est confisquée. Sous le prétexte de garantir la sécurité de leur captif, des Tontons Macoutes se présentent de nombreuses semaines plus tard. Ils dépouillent la faille de tout ce qu’elle possède, y compris les économies placées  à la caisse d’épargne. Tandis que sa mère paye la rançon, Hector découvre que son père n’est jamais parvenu jusqu’à la prison. On l’a assassiné en pleine rue. La rancune qui s’empare de lui va le conduire à rejoindre les rangs des activistes et, deux mois plus tard, au cours de son combat contre Duvalier, à devenir l’un des martyrs de la résistance. »

 

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Haïti-Duvalier : Sommes-nous moins que des animaux ?


50 ans du massacre du 26 avril 1963

Par Gotson Pierre

« Si Haïti ne reconnaît pas de crimes contre l’humanité, nous sommes moins que les animaux, moins que les végétaux », lance l’historien et journaliste Michel Soukar, lors d’une conférence marquant les 50 ans du massacre du 26 avril 1963, orchestré par le régime du dictateur François Duvalier.

La conférence a eu lieu à la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), qui a également organisé une exposition de photos des victimes de cette grande opération répressive. (Voir ici le programme de la journée de commémoration)

Danièle Magloire, présidente du Comité contre l’Impunité, qui regroupe les victimes du régime, a également pris part à la conférence, en présence notamment de la Protectrice du Citoyen, Florence Élie, des parents et proches de victimes et de nombreux jeunes.

Retraçant le parcours sanglant du régime dictatorial de Duvalier, Soukar a catégoriquement réfuté la thèse de ceux qui évoquent « la prescription » pour tenter de soustraire Jean-Claude Duvalier, successeur de son père en tant que président à vie, de la justice.

Avis partagé par Danièle Magloire, qui en même temps part en guerre contre le négationnisme. « Par éthique, Duvalier à droit à une défense », reconnaît-elle. Mais « nier les crimes qui se sont produits est inacceptable », s’insurge la défenseure des droits humains.

Ainsi, ajoute-t-elle, si les avocats peuvent défendre leur client, ils ne  sauraient en aucun cas « injurier les victimes (comme le font les défenseurs de Duvalier) et méconnaître les faits ».

Dans l’affaire Duvalier, poursuivi en justice pour crime contre l’humanité et détournement de fonds, les avocats ont eux-mêmes aussi un « devoir d’éthique ».

Le 26 avril 1963 rappelle le massacre de plusieurs familles notamment de militaires, soupçonnés d’implication dans une tentative d’enlèvement de Jean-Claude Duvalier.

Lors de ce vaste carnage, des maisons avaient été incendiées avec leurs occupants, des enfants enlevés, des familles entières arrêtées, torturées, tuées et disparues.

Duvalier se noie dans le crime

A propos du contexte de l’époque, Soukar explique que 1963 est une « année qui s’annonçait très mouvementée », au cours de laquelle Duvalier tente d’établir définitivement son régime autoritaire.

Il se sert bien de problèmes avec Clément Barbot, un chef militaire emprisonné, remis en liberté, mis en résidence surveillée, qui s’est échappé et qui déclenche une guérilla urbaine.

En pleine guerre froide, alors que Duvalier reçoit des pressions d’une aile de l’establishment américain et est mal vu du voisin dominicain, le 26 avril « il fonce » et « tire sur tout ce qui bouge ».

À partir de ce moment, raconte l’historien, Duvalier se noie dans le crime au point de reconnaître lui-même « qu’il ne sortira du palais que pour aller au cimetière ».

Récidive en 1964 à Jérémie (Sud-ouest), où à nouveau, « il arrive (comme le 26 avril 1963) à assassiner des bébés ».

Parallèlement, une répression sauvage sévit en milieu paysan, particulièrement dans l’Artibonite (Nord), ou les terres des agriculteurs sont systématiquement confisquées. La répression syndicale bat aussi son plein. Les syndicats sont noyautés et des syndicalistes assassinés.

Le régime qui promeut le noirisme et prétend défendre les intérêts des classes moyennes, bénéficie en fait d’une « alliance avec la grande bourgeoisie contre les ouvriers et paysans », relève l’historien. « Cette grande bourgeoisie mettait ses contacts diplomatiques au service de Duvalier », précise-t-il, et la communauté internationale a joué la carte de la « complicité » en  hissant et soutenant au pouvoir « un prédateur ».

Un régime issu de nulle part ?

« Duvalier et le duvalierisme ne sont pas tombés du ciel. Ils sont le produit de cette société » : telle est la thèse de Michel Soukar. Aussi loin qu’on remonte dans l’histoire d’Haïti, il y a eu des massacres… « Mais le pic est atteint avec Duvalier ».

C’est d’ailleurs « dans le sang » qu’il prend le pouvoir lors des premières élections au suffrage universel direct en 1957, dans un contexte de crise économique. Les élections truquées ont lieu suite à la répression sauvage par l’armée des partisans de Daniel Fignolé (rival de Duvalier) dans les faubourgs de Port-au-Prince, où, selon des témoignages, des victimes sont enterrées sans avoir été achevées (« Y al mouri anba »).

Dans le contexte de la guerre froide, de la croisade anti-communiste et de la violence organisée un peu partout en Amérique Latine, les Américains appuient Duvalier, « habité par la mégalomane, la paranoïa et la folie suicidaire ».

Il crée sa milice, les Volontaires de la Sécurité Nationale, appelés encore les « Tontons macoutes ». « Vous êtes sauvages, je vous aime sauvages », leur répète Duvalier, seul maître reconnu par ce corps qui « rivalise avec les services secrets et supplante l’armée ».

Après le massacre de 1963, « le macoutisme devient le banditisme officialisé » et s’installe alors « un système de répression permanente » en Haiti, jusqu’à la révolte populaire de 1986, qui a mis fin au régime sanguinaire de Duvalier père et fils.

Après la chute de la dictature, le 26 avril 1986, les Forces Armées d’Haïti (Fadh) massacreront des manifestants devant le Fort-Dimanche (une prison politique sous le régime), symbole de l’ère Duvalier, non loin du bord de mer de la capitale. [gp apr 26/04/2013 18:00]

Haïti-Duvalier : Des activités prévues en mémoire de nombreuses victimes du régime


[AlterPresse] —  Une série d’activités est prévue en vue de la commémoration du massacre du 26 avril 1963, orchestré par le dictateur François Duvalier (1957-1971), père de Jean-Claude, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Pour commémorer les 50 ans de cette opération sanglante, des émissions seront rediffusées, du mercredi 24 au vendredi 26 avril 2013, sur plusieurs stations de radio avec, notamment, des témoignages de François Benoît, Marguerite Bouchereau Clérié, Nicole Magloire.

Le 26 avril 1963, le régime de François Duvalier s’était acharné contre plusieurs familles de militaires, soupçonnés d’implication dans la tentative d’enlèvement du fils de François Duvalier, Jean-Claude.

Des maisons avaient été incendiées avec leurs occupants, des enfants enlevés, des familles entières arrêtées, torturées, tuées, disparues. [1]

Après la chute de la dictature, le 26 avril 1986, les Forces Armées d’Haïti (Fadh) s’en prendront à des manifestants devant le Fort-Dimanche (une prison politique sous le régime), symbole de l’ère Duvalier, non loin du bord de mer de la capitale.

Lors de l’événement du 26 avril 1986, Wilson Auguste, (18 ans, élève du collège Jean Price Mars), Fred Coriolan, (27 ans, ingénieur agronome), Wilson Micaisse (16 ans), Yves Erié, (29 ans), Jakson Row, (29 ans, employé du journal Le Nouvelliste) ont trouvé la mort.

Pour la journée du vendredi 26 avril 2013, la Fondation connaissance et liberté (Fokal), présentera, à travers une exposition, le récit des événements du 26 avril 1963 et du 26 avril 1986, la liste des disparus (identifiés à ce jour) et des photos de certains disparus.

A Fokal, il y aura aussi une causerie sur la dictature avec le professeur et passionné d’histoire Michel Soukar et la sociologue Danièle Magloire, coordonnatrice du Collectif contre l’impunité.

Cet entretien sera suivi de la projection du film « Haitan corner » de Raoul Peck (1987).

Ce vendredi 26 avril 2013, une messe de souvenir sera chantée à l’Église catholique romaine Saint-Pierre (Pétionville,) vers 5:00 heures pm locales (21:00 gmt), annonce le comité de commémoration du 26 avril.

A la même heure, dans d’autres paroisses du pays et à l’étranger, d’autres messes seront célébrées.

Le samedi 27 avril 2013, à 2:00 pm (18:00 gmt) et à 4:00 pm (20:00 gmt), deux films documentaires « L’homme sur les quais » de Raoul Peck (1993) et « Au nom du père » de Frantz Voltaire  (2011) seront projetés à la Fokal. [emb kft rc apr 23/04/2013 14:35]

[1]   Voici une liste non exhaustive des victimes de 1963 (incluant d’autres victimes de la dictature), fournie par le Collectif contre l’impunité :

1.     ARMAND, Benoit (avocat, assassiné à cause de son prénom Benoit)

2.     AUGUSTIN, Pressoir (coiffeur)

3.     AUGUSTE, Léandre (retraité, octogénaire)

4.     BANCE, Lionel (étudiant)

5.     BENOÎT, Gérald (18 mois, fils du lieutenant François BENOÎT et de Jacqueline ÉDELINE)

6.     BENOÎT, Joseph (ancien juge, père du lieutenant BENOÎT)

7.     BENOÎT NEPTUNE, Louise (mère du lieutenant BENOÎT)

8.     BOUCHEREAU, Amédée (entrepreneur, commerçant)

9.     BOUCHEREAU, Jean (capitaine retraité des Forces armées d’Haïti – FADH)

10.  CARRÉ (prénom encore inconnu, tué par balles dans la voiture de Louis DUPOUX, lui-même grièvement blessé)

11.  CÉLESTIN, Philippe (major des FADH)

12.  CHASSAGNE, Max (colonel des FADH)

13.  CHASSAGNE, Roland (lieutenant des FADH)

14.  DE CHAVIGNY, Roger (capitaine des FADH)

15.  CHENET, Jean (commerçant, artiste)

16.  CLERMONT, Henri (colonel retraité des FADH)

17.  CLERMONT JIMENEZ, Juanita (épouse du colonel Henri CLERMONT)

18.  CLERMONT, Marrat Juanita (fille de Juanita et Henri CLERMONT)

19.  CORVINGTON, Max (capitaine des FADH)

20.  DAMAS, Fritz (ami de Fritz SAINT-PHIL, assassiné à la place Ste Anne)

21.  DENIS, Édouard (dentiste, major des FADH)

22.  DÉSULMÉ, Maurice

23.  DÉSULMÉ, Sainté (épouse de Maurice DÉSULMÉ)

24.  DÉSULMÉ, Léa (fille de Sainté et Maurice DÉSULMÉ)

25.  DÉSULMÉ, Roland (fils de Sainté et Maurice DÉSULMÉ)

26.  DOUGÉ, Pierre Élie (lieutenant FADH)

27.  DOUGÉ, Rossini (frère du lieutenant DOUGÉ)

28.  DUCHATELIER, Maurice (époux de Ghislaine ÉDELINE)

29.  DUCHATELIER, Philippe Maurice (18 mois, fils de Ghislaine ÉDELINE et Maurice DUCHATELIER)

30.  DUFANAL, Liliane

31.  ÉDELINE, Georgette (mère du lieutenant Claude ÉDELINE)

32.  ÉDELINE, Paul René (père du lieutenant ÉDELINE)

33.  ÉDELINE DUCHATELIER, Ghislaine, (sœur du lieutenant ÉDELINE)

34.  ÉDELINE, Gladys (sœur du lieutenant ÉDELINE)

35.  ÉDELINE, Jean-Robert (frère du lieutenant ÉDELINE)

36.  ÉDELINE, Raymond (frère du lieutenant ÉDELINE)

37.  ÉTIENNE, Francis (major des FADH)

38.  FOUCHARD, Lionel (mécanicien diesel, ancien officier des Gardes côtes)

39.  FORBIN, Alfred (capitaine des FADH)

40.  GAROUTE, Hamilton (colonel des FADH)

41.  LALLEMAND, René (capitaine des FADH)

42.  LARREUR, Roger (citoyen français, père d’un officier des FADH)

43.  LAUTURE, Georges (lieutenant retraité des FADH)

44.  LILAVOIS, Jean-Marc (petit-fils du colonel Henri CLERMONT)

45.  LOCHARD, Charles (capitaine des FADH)

46.  LOMINY, Frantz (lieutenant des FADH)

47.  MARCEL, Guy (sous-lieutenant des FADH)

48.  MAXIMILIEN, Louis (médecin, colonel des FADH)

49.  MICHEL, Chenon (capitaine des FADH)

50.  PARIS, Max (lieutenant des FADH)

51.  POITEVIEN, Albert (colonel des FADH)

52.  REMARAIS, Mathilde (servante chez le lieutenant François BENOÎT)

53.  RIOBÉ, André (commerçant)

54.  ROY, Édouard (pilote, colonel des FADH)

55.  SABALAT, Ernest (avocat)

56.  SAINT-FORT, Alix (lieutenant des FADH)

57.  SAINT-PHIL, Fritz (32 ans, mécanicien, assassiné à la plage de Thorland où il se baignait).

58.  SAJOUS, René (capitaine des FADH)

59.  SAN MILLAN, Frédéric (président de l’association des chauffeurs guides)

60.  SCOTT, Lucien (capitaine des FADH)

61.  SÉVÈRE, Ernest (avocat)

62.  SIMON, Franck (commerçant)

63.  SINCÈRE, Amanie (qui veillait Gérald, le bébé de 18 mois du lieutenant BENOÎT et de Jacqueline      ÉDELINE)

64.  THÉODORE, William (ami de la famille VIEUX)

65.  TIPPENHAUER, Éric (père d’Éric Junior et de Rudy TIPPENHAUER)

66.  TIPPENHAUER, Éric Jr

67.  TIPPENHAUER, Rudy

68.  VIEUX, Didier

69.  VIEUX, Paul (Polo)

70.  VILLEDROUIN, Roger (capitaine des FADH)

71.  Anonyme (une femme enceinte en visite chez le lieutenant BENOÎT)

72.  Paulette (nom de famille encore inconnu, servante chez le lieutenant BENOÎT)

73.  Ti Tonn, (15 ans, protégé de la famille du lieutenant BENOÎT)

Haïti-Caraïbes : Ouverture du 5e sommet de l’Aec à Port-au-Prince


[AlterPresse] — Les principales personnalités, qui ont pris la parole, lors de l’ouverture du 5e sommet de l’Association des États des Caraïbes (Aec) ce mardi 23 avril 2013 à Port-au-Prince, ont fait ressentir l’incontournable nécessité de réviser la vision de l’organisation régionale.

Des déclarations, en cohérence avec le thème « revitaliser la vision de l’Aec  pour une grande Caraïbe renforcée et unie »,  retenu pour l’événement, qui se tiendra jusqu’au vendredi 26 avril 2013 en Haïti.

C’est le ministre des affaires étrangères et des cultes de la république d’Haïti, Pierre-Richard Caasimir, qui a procédé au lancement de l’activité.

Il a signalé comme enjeu du sommet des « résolutions qui seront consignées dans la déclaration finale » que l’Aec devra adopter pour les 5 années à venir (2013 – 2018).

Le président du conseil des ministres, le chancellier mexicain José Antonio Meade Kuribreña, le secrétaire général Alfonso Muñera, ancien ambassadeur colombien et les représentants des pays membres et associés de l’Aec, ont assisté à l’ouverture des travaux.

Aucune explication n’a été fournie sur l’absence, à l’ouverture des travaux de l’Aec, du président Joseph Michel Martelly et de son premier ministre Laurent Salvador Lamothe.

Martelly, qui a effectué, le lundi 22 avril, une visite au morne l’Hôpital (qui surplombe Port-au-Prince, au sud-est de la capitale), se trouvait, ce mardi 23 avril, à la Petite Rivière de l’Artibonite, selon les informations disponibles.

Les États-Unis du Mexique occupent la présidence du conseil des ministres de l’Aec depuis la fin de la réunion ordinaire des 24 et 25 février 2013 à Panama City.

L’Aec a été créée le 24 juillet 1994 à Carthagène (Colombie) sous l’impulsion du Mexique.

Elle intègre les Caraïbes, l’Amérique centrale, les États-Unis du Mexique, la Colombie et le Venezuela.

L’Aec se donne, pour domaines prioritaires, le développement du commerce intra-régional et extra-régional, le tourisme durable, les transports, la réduction des risques de catastrophes et l’utilisation durable de la Mer des Caraïbes. [efd kft rc apr 23/04/2013 15:05]

Dossier assassinat Jean Dominique : une invitation à titre de témoin remise ce mardi en la résidence de l’ancien président Aristide :celui-ci prêt à y répondre, selon Me Mario Joseph


(AHP)- L’ancien président Jean Bertrand Ariside a reçu ce mardi une invitation du juge Ivickel Dabrezil , dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du PDG de Radio Haiti Inter, Jean Léopold Dominique.

M Dominique avait été assassine le 3 avril 2000 dans la cour même de sa station à Delmas (Port-au-Prince), en même temps que son gardien Jean-Claude Louissaint.
L’ancien chef d’Etat esi invité a titre de témoin le 8 mai dans le cadre de ce dossier.

Me Mario Joseph qui a fait partie du Conseil d’avocat de l’ancien président dans d’autres dossiers, a indiqué que celui-ci est prêt à répondre a l’invitation du juge Dabrezil, le jour indiqué.

Il a précisé qu’aucune invitation n’avait été reçu antérieurement par M. Aristide. Mario Joseph a indiqué avoir parlé au huissier qui s’est présenté le 15 avril devant la résidence de l’ancien président et qu’il lui a fait savoir qu’au moment de déposer l’invitation, il a reçu un coup de téléphone de quelqu’un qui lui a dit de venir la l ui remettre de préférence.
L’avocat affirme aujourd’hui faire des démarches pour prendre connaisance du supposé mandat du 15 avril, puisque le juge spécifie dans la présente invitation que celle-ci annule la précédente.

Des sourcs proches du pouvoir ont fait savoir que les autorités ne souhaitaient pas quìl y ait une invitation pour la semaine prochaine, en raison des manifestions qu’elle pourrait provoquer, vu que pour de nombreux secteurs, il s’agirait de manipulation politique et de manoeuvres visant aussi à embarrasser M. Aristide et l’organisation politique Fanmi Lavalas.

Plusieurs organisations et personnalités avaient fait savoir qu’elles accompagneraient pacifiquement M. Aristide au moment de se rendre au cabinet d’instruction.

Agence Haïtienne de Presse


Le Paraguay prend le contre-pied de l’Amérique latine progressiste


Horacio Cartes a été élu ce dimanche à la présidence du Paraguay. C’est un des rares pays du sous-continent rejeter la vague de gauche, depuis que Fernando Lugo a été renversé en juin 2012. Pourtant ce petit pays est durement frappé par les inégalités.

Horacio Cartes s’est imposé avec 46% des voix, soit six points de plus qu’Efrain Alegre, du Parti libéral. La gauche avançait divisée, suite à la destitution qui s’apparente à un véritable coup d’État institutionnel, fomenté contre l’ancien «évêque des pauvres» Fernando Lugo en juin 2012. Le nouveau chef de l’Etat entamera son quinquennat en août. Avant son élection, seuls le Chili et la Colombie rejetaient la vague progressiste qui dynamise l’Amérique du Sud.

La trahison des libéraux

Son adversaire Efrain Alegre, un avocat de 40 ans issu du Parti libéral au pouvoir, a reconnu sa défaite. Le Parti libéral avait accédé à la présidence après avoir trahit Fernando Lugo en juin 2012, ce qui a mené à sa destitution forcée. Le chef de file de la gauche avait été tenu  responsable par le Congrès suite aux heurts consécutifs à une expropriation, dans le cadre d’une réforme agraire de gauche. C’est que le Paraguay est le fief du soja transgénique de Monsanto,  pays où  1% des propriétaires terriens détiennent 77% des terres cultivables. « La grande défaite aujourd’hui est pour le parti libéral. Ils doivent se demander pourquoi ils ont été favorables à la destitution. Les Libéraux ne peuvent battre seuls le Parti Colorado et ils n’ont pas bénéficié aujourd’hui des voix de gauche », a observé le politologue Alfredo Boccia.

Un président de l’argent

Horacio Cartes, qui compte parmi les Paraguayens les plus riches, a fait fortune dans la finance et le tabac. Pendant la campagne, ses détracteurs l’ont accusé d’implications dans le trafic de drogue et le blanchiment d’argent, mais il n’a jamais été inquiété et nie toute inconduite. Il s’est engagé à stimuler les investissements étrangers avec de grands chantiers publics. Près de 40% des 6,6 millions de Paraguayens vivent sous le seuil de pauvreté.

L’Humanité

« Gouvernement dans la rue » et « révolutions dans la révolution » : Nicolas Maduro commence à gouverner


Thierry DERONNE

Alors que les médias occidentaux prennent leurs désirs pour la réalité (« chavisme affaibli, divisé, fragilisé », etc…), la remobilisation populaire – pacifique – et l’unification diplomatique de l’Amérique Latine face à la tentative de coup d’État ont accompagné le président Nicolas Maduro pour sa prise de fonctions, ce 19 avril 2013.

Lors de la session spéciale de l’Assemblée Nationale, en présence de chefs d’État, musiciens et mouvements sociaux venus du Venezuela, d’Amérique Latine et du monde entier, Maduro a dénoncé le black-out médiatique sur les victimes des commandos de l’opposition, et rappelé leurs noms : José Luis Ponce, Rosiris Reyes, Ender Agreda, Henry Manuel Rangel, Keler Enrique Guevara, Luis García Polanco, Rey David Sánchez, Jonathan Antonio Hernández Acosta, Johny Pacheco, en demandant que ces meurtres ne restent pas impunis.

Le gouvernement bolivarien et plusieurs députés dissidents de l’opposition avaient, dans les semaines précédant l’élection, dénoncé les préparatifs de la déstabilisation violente et notamment l’infiltration de paramilitaires et les réunions à l’ambassade des États-Unis. Les médias privés, radios, télévisions et journaux d’opposition, majoritaires au Venezuela, gardent aujourd’hui le silence sur ces victimes, comme si elles n’avaient jamais existé. L’ONG de « défense des droits de l’homme » PROVEA, puisant ses informations dans le journal d’opposition « el Nacional », les attribue… à la pègre.

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La mère de Luis García (24 ans) assassiné le 15 avril à Maracaibo.

« Comme les nazis dans les années trente »

Le président a rappelé que « toute proportion gardée, la haine de la droite contre les centres de santé intégraux installés dans les quartiers populaires et contre les médecins cubains qui y travaillent avec les nouveaux médecins intégraux vénézuéliens, rappelle celle des nazis dans les années trente en Allemagne. Ce sont les mêmes prémisses qui consistent à exclure, à nier le droit de vivre de l’Autre, à l’époque celui du peuple juif, qui ont justifié l’Holocauste. C’est le même visage qui pointe derrière le racime social d’aujourd’hui.

« Peu m’importe la haine de l’oligarchie. A cette oligarchie, à ces médias qui haïssent le peuple, qui réactivent la haine du coup d’État de 2002, qui ont poussé à l’assassinat de huit des nôtres, qui me traitent de « chien colombien » parce que ma mère est d’origine colombienne, je leur crie du fond de mon coeur : Chávez est vivant, la lutte continue et vivra pour toujours ! Il y a parmi nous trois millions de colombiens qui avant la révolution qui se faisaient exploiter faute de papiers, et nous les avons régularisés, nous sommes historiquement un même et seul peuple : les peuples colombien et vénézuélien !

« Nous n’avons jamais appartenu et nous n’appartiendrons jamais à une élite.

« Aujourd’hui notre capacité d’agir et notre force s’est multipliée : un peuple et un État ont su faire face à une campagne de déstabilisation organisée de longue date. Nos forces armées sont loyales au peuple et ne sont plus l’instrument répressif d’il y a 15 ans. Le peuple s’est organisé en conseils communaux. 20 gouverneurs bolivariens sur 23 ont été élus en décembre dernier et nous voyons grandir chaque jour un puissant mouvement culturel, le monde des artistes, des musiciens, des cinéastes, il faut continuer à revitaliser la culture populaire.

« Nos racines spirituelles plongent dans la rébellions des lutteurs de la première indépendance d’il y a deux siècles, Miranda, Bolívar, Rodríguez, et la lutte pour l’indépendance est la même aujourd’hui, nous venons de la révolution sandiniste, de la révolution salvadorienne des année 80, de la révolution cubaine et de toutes les alternatives de la gauche actuelle. Aujourd’hui, tout autour de nous, nous comptons sur des forces unitaires comme celle de l’UNASUR (3) qui dans sa diversité idéologique – droite, gauche, centre-droit, centre-gauche, réussit à trouver un terrain d’entente commune pour défendre la démocratie, et au fil des épreuves qui ont eu lieu ces dernières années, au fil des tentatives de déstabilisation, a su réagir, réaffirmer, construire, ce que j’appellerais un patrimoine démocratique.

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Nicolas Maduro lors de sa prise de fonctions salue quelques uns des chefs d’État présents : Dilma Roussef, Raul Castro et Cristina Fernandez. Pour la présidente argentine, “c’est le premier président chaviste, ouvrier. Dieu, quel continent que le nôtre ! c’est ça, l’Amérique Latine. J’ai vu à Caracas de nombreux logements en construction. Nous devons stopper la haine, la xénophobie des minorités violentes. »

« révolutions dans la révolution »

« Je vous invite à mener plusieurs révolutions dans la révolution. Nous allons d’abord réaliser et approfondir le « Plan Patria » 2013-2019 en cinq objectifs, qui est l’héritage que nous a apporté le président Chavez (1). Entre 2005 et 2006 quand j’étais député j’ai participé au lancement du « parlementarisme de rue », un phénomène important, suivi de l’étape du « peuple législateur » grâce auquel les citoyen(ne)s présentent leurs propres projets de lois (2). Aujourd’hui nous allons amplifier ce mouvement de participation à travers « le gouvernement dans la rue« .

« Dès lundi, je vais parcourir le pays avec les ministres, nous allons écouter tout le monde, écouter les critiques, les critiques et les solutions car la population dans les quartiers, les travailleurs dans les centres de production, sont les premiers experts de la réalité. Pour que l’économie fonctionne, pour que les aliments ne soient plus accaparés, pour faire face à la guerre économique, aux sabotages, à la mafia du dollar parallèle, nous allons viser l’efficacité socialiste à tout prix, combattre la corruption, la bureaucratie, l’indifférence, le travail mal fait de personnes qui se déguisent en révolutionnaires, se coiffent d’un béret rouge « chaviste » pour mieux se moquer du peuple. Nous allons renforcer toutes les missions, et créer les micro-missions, collectifs locaux chargés de résoudre chaque problème local des missions nationales. Contre la corruption, nous allons aussi créer un corps secret d’enquêteurs.

« 80 % des vénézueliens considèrent à juste titre – et c’est un fait constant en Amérique Latine – que le problème principal est l’insécurité. Après les premiers pas déjà accomplis – la création de la nouvelle police nationale bolivarienne, et d’une université intégrale pour la former en permanence, il nous faut travailler avec le « mouvement pour la vie et pour la paix » (3) dans les quartiers et la main dans la main avec les secteurs populaires.

« Nous allons relancer la mission « Barrio tricolor » (quartier tricolore), accélérer la construction de logements dans les quartiers parfois pour qu’ils deviennent les plus beaux, pour une qualité de vie maximale, cet effort sera complémentaire de la Grande Mission Logement (4) avec un objectif de 3 millions de logements. Dès lundi, notre système national d’électricité deviendra stratégique avec un niveau maximal de sécurité, pour mettre fin aux coupures et aux sabotages qui ont eu lieu dans tout le pays. Nous allons multiplier la construction de centres de diagnostic intégraux, il y aura plus de santé gratuite pour l’ensemble de la population, partout. Ici comme ailleurs, je vais demander aux forces armées de s’intégrer davantage, d’apporter toute leur aide dans ces projets sociaux. De même que les travailleurs doivent être plus présents dans la planification des objectifs de l’économie.

« Notre objectif pour 2019, c’est zéro pauvreté, zéro misère. Mais augmenter la puissance des facteurs productifs de tout le pays, notamment en multipliant les investissements Sud-Sud, surmonter la misère, n’est possible que dans le socialisme. Si nous ne dépassions pas le capitalisme, nous retomberions dans la fosse. C’est la grande révolution sociale de la démocratie, du pouvoir populaire, du mode de vie socialiste, car bien sûr tout est lié, la construction des conseils communaux, des communes, la vie syndicale et les organisations de travailleurs, nous voulons le respect de la vie, de la solidarité, de la coopération, poursuivre une formation socio-politique critique, car si tout cet effort de conscientisation s’étiolait, la révolution mourrait. Tout cela ne sera possible qu’avec le peuple, à partir de lui. »

Depuis Brasilia, le Mouvement des Travailleurs Sans Terre qui a organisé le « campement national Hugo Chavez » pour exiger la reprise de la réforme agraire au Brésil, a déclaré par la voix du membre de la Coordination Nationale Alexandre Conceiçao : « la démocratie vénézuélienne a choisi Maduro pour présider le pays. Les actes contraires à cette reconnaissance sont un attentat contre la souveraineté du peuple vénézuélien et concernent toute l’Amérique Latine et les Caraïbes. »

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Campement « Hugo Chavez » organisé par le Mouvement des Sans Terre, Brasilia.

Thierry Deronne, Caracas, 20 avril 2013,

avec AVN, Ciudad Caracas Info, Correo del Orinoco.

http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/20/gouvernement-…

(1) « Ce que va faire la révolution bolivarienne de 2013 à 2019″ , http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/04/15/ce-que-va-fai…

(2) Sur les lois d’initiative populaire, http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/04/au-venezuela-…

(3) Sur la création du Mouvement pour la Paix et pour la Vie, voir http://www.avn.info.ve/contenido/maduro-exhort%C3%B3-grupos-…

(4) « Quand s’éloigne le bruit de la pluie sur les toits de carton », http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/12/17/quand-seloign…

(5) « A Brasilia, le campement national Hugo Chavez exige la reprise de la réforme agraire », http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/03/23/a-brasilia-le…

Convocation de l’ancien président Aristide : Levée de boucliers à la chambre basse contre toute utilisation de la justice à des fins de persécution politique


(AHP) –  Levée de boucliers à la chambre basse contre toute utilisation de la justice à des fins de persécution politique. La convocation de l`ancien président Jean Bertrand Aristide à la cour d`appel dans le cadre de l`affaire Jean Dominique continue de susciter des réactions au parlement.
Le président de la commission droits humains de la chambre basse, Jules Lionel Anélus dit espérer que la convocation de l’ancien chef d’Etat n’est pas une manœuvre pour le persécuter à l`approche des élections.
Et s’il y avait des velléites en ce sens, les choses pourraient se retourner contre les manœuvriers, a indiqué le député de Lestère qui se prononce toutefois en faveur du respect de la loi, tout en rappelant que la nation attend que  lumière soit faite autour de l’assassinat de Jean Dominique
Il a fait savoir que la notion de l’Etat de droit mise en avant par le président Martelly ne devrait pas tolérer les persécutions politiques.
Pour sa part, le député Joseph Wilbert Deshommes déplore que l’appareil judiciaire soit souvent utilisé par le pouvoir en place à des fins de persécution politique. Voilà pourquoi, a-t-il dit, beaucoup de gens s’interrogent sur les vrais raisons qui ont poussé le juge Yvickel Dabrésil à convoquer M. Aristide.
Nous avons une justice partiale, a dit le parlementaire qui appelle toutefois M. Aristide à profiter de l’aubaine qui lui est offerte pour dire à la population ce qu’il pense de la situation du pays, rappelant que, depuis son retour d’exil, il y a environ 2 ans, le leader de Fanmi Lavalas s’est renfermé dans un grand mutisme, en raison a-t-il dit, d’une
épée politique qui plane sur sa tête.
Joseph Wilbert Deshommes se prononce en faveur d’une enquête équitable pour rendre justice à la famille du journaliste disparu.
Le député de Roche-à-Bateau Paul Olivar Richard va dans le même sens. Il formule le vœu que la justice parvienne à identifier les vrais coupables du double meurtre du 3 avril 2000.
Le parlementaire encourage le leader de Fanmi Lavalas à répondre à cette invitation.
Pour sa part, le député Eloune Doréus a dit saluer toute démarche visant à faire la lumière sur l’assassinat du journaliste mais a exprimé le  souhait que cette démarche ne participe pas d’une manœuvre visant à persécuter le leader de Fanmi Lavalas.
Il dit croire que le juge a le droit de convoquer toute personne qu’il juge en mesure de lui donner des informations pour faire avancer le dossier. 
M. Doréus a dans le meêe temps questionné le silence de cimetière observé sur les crimes et les exécutions sommaires commis sous la dictature des Duvalier.
D’autres personnalités appellent le pouvoir à faire un tout petit effort pour mettre la main au collet du ou des assassins du père Jean-Marie Vincent .
Le militant politique Rosny Timothée dénonce, lui, le pouvoir en place, qui dit-il, se sert de la justice comme baïonnette pour attaquer ses adversaires. 
L’activiste affirme que la convocation du président Aristide participe de manœuvres visant à affaiblir Fanmi Lavalas qui se prépare à participer aux prochaines compétitions électorales.
Rosny Timothée a indiquà que les lavalassiens projettent de gagner les rues pacifiquement pour montrer au gouvernement Martelly-Lamothe et à la communauté internationale que leur leader n’est pas seul.
Cependant, Guyler C Delva, un haut dignitaire du gouvernement qui a le premier  annonce que M Aristide était convoque a la cour d’appel, s’est declare sur et certain qu’il n’y a aucune persecution politique contre le president Aristide.
Lors dùne intervention en janvier 2001, devant l’assemblee nationale, le president Rene Preval avait declare que le PDG de Radio Haiti Inter avait été tue en raison de son appartenance declaree a Lavalas.

Une dizaine d’avocats somment Me Newtion Saint-Juste de rétracter ses dénonciations de corruption a l’encontre du président et du premier ministre haitien : Me St-Juste riposte par une sommation aux deux hommes


 (AHP)– Une sommation a été adressée jeudi a la requête du
président Michel Martelly et du Premier ministre Laurent Lamothe par un
groupe d’une dizaine d’avocats à Me. Newton Louis ST JUSTE pour protester
contre les propos tenus par ce dernier pendant les fêtes de Pâques autour de
voyages personnels et mafieux qu’auraient effectués les deux hommes
respectivement dans la Caraïbe et en Afrique entre les 23 et 30 mars 2013.

Les avocats Jean Vandal, Louis Gary Lissade, Gregory Mayard-Paul, Salim
SUCCAR, Michel Brunache, Michel Succar, Alain Lemithe, Lebon Ciclair,
Jean-Patrick Vandal et Jacques Lochard, ont accordé un délai de 1 jour franc
à Me. Newton Louis St Juste, pour rétracter ses dénonciations tant par voie
d’huissier que par la même voie radiophonique utilisée pour le faire.

Le 2 avril 2013, Me. Newton Louis Saint-Juste avait demandé au Parquet de
Port-au-Prince d’ouvrir une information contre « les citoyens Michel Joseph
Martelly et Laurent Salvador Lamothe et consorts, conformément aux
Conventions interaméricaine et onusienne contre la Corruption, les articles
137, 224 et suivants du Code Pénal et la Loi du 7 avril 2001 sur le
blanchiment des avoirs drogue et d’autres infractions graves« .

Et en réplique à la sommation requise par MM Martelly et Lamothe, Me. Newton
Louis St-Juste riposte par une sommation adressée ce vendredi 19 avril 2013
au Président et au Premier ministre, en déclarant aux concernés qu’il
maintient toutes les déclarations faites pendant les fêtes de Pâques et
celles contenues dans sa dénonciation datée du 2 avril 2013 et que s’ils
s’en estiment lésés, ils n’ont qu’à saisir le Tribunal Compétent.

Les déclarations ayant accompagné la récente démission de la ministre des
Finances Marie-Carmelle Jean-Marie, selon lesquelles elle n’a pas recu le
support de ses supérieurs et de ses pairs pour mener à bien la politique é
conomique du pays, l’article du Miami Herald paru le 10 avril 2013 faisant
état de contrats pour un montant de 432 millions de dollars octroyés dans
des conditions irrégulières par le Gouvernement haïtien après le passage du
cyclone Sandy et les accusation de corruption faites contre le pouvoir par
un ancien conseiller et de surcroit cousin du chef de l’Etat, Richard Morse,
sont venues conforter Me Newton Saint-Juste dans ses accusations contre les
plus hautes autorités du pays.

Agence Haïtienne de Presse

Les députés du PRI ont raison


Le ministre Ralph ThéanoL’administration Martelly/Lamothe persiste et signe dans sa politique de provocation. En janvier dernier, lors de la rentrée parlementaire, la nation fut témoin des propos on ne peut plus scandaleux lancés à l’endroit des parlementaires de l’opposition réunis dans le bloc Parlementaires pour le Renforcement Institutionnel (PRI) par Ralph Théano, thuriféraire dans l’âme, homme de paille de Martelly, coiffé ministre chargé des relations entre l’exécutif et le législatif. Un paradoxe de plus dans l’univers politique haïtien qui ne cesse de remuer violemment le cerveau de plus d’uns.

On se souvient que le bouillonnant et hautain ministre Théano eut à dire des parlementaires de PRI qu’ils sont des kamikazes, des parlementaires de la honte et des enfants issus de familles monoparentales, parce que ces élus du peuple avaient empêché le Premier ministre Laurent S. Lamothe de présenter le Bilan de son gouvernement pour l’année 2012, lors de la session ordinaire du Parlement le lundi 14 janvier 2013. Et, ces déclarations, pour les moins incongrues qu’elles sont, comme on le sait, avaient soulevé et soulèvent encore la colère pas seulement des parlementaires de PRI, mais aussi une bonne partie de la population.

En fait, dans n’importe quelle société où évoluent des citoyennes et citoyens actifs qui exigent le respect de leurs dirigeants, Martelly et Lamothe seraient obligés, de gré ou de force, de présenter des excuses en bonne et due forme aux parlementaires injuriés et à la nation ; et ils n’auraient pas d’autre choix que de se défaire de ce grossier personnage, en l’occurrence, Ralph Théano. C’est aussi simple que ça. Car les parlementaires protestataires exerçaient leur droit démocratique.

Malheureusement, ce que nous pouvons constater, c’est que Martelly et Lamothe se sentent à l’aise de continuer à garder dans leur gouvernement cette bête malade de la peste nommée Ralph Théano, en guise de provocation à la nation. Alors il était tout juste que les parlementaires de PRI eurent crié haro sur la présence de Ralph Théano au Parlement et réclamé sans autre forme de procès son départ lors de la séance de questionnement à la chambre des députés, le 4 avril dernier.

Morisseau Lazarre kamoy3@optimum.net

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