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Archives mensuelles de “mars, 2013”

Un Sénégalo-Béninois élu 4e entrepreneur le plus révolutionnaire au Monde


Par Sébastien Badibanga

Comme chaque année, Discovery Series établit le classement des entrepreneurs les plus révolutionnaires au Monde. Pour l’année 2012, le magazine scientifique américain a choisi Bertin Nahum, un Sénégalao-Béninois, comme le 4e entrepreneur le plus révolutionnaire au Monde. Sa trouvaille ? Un robot nommé « Rosa », créé en 2007, une sorte d’assistance robotique à la neurochirurgie.

Steve Jobs, le fondateur de Apple et Marc Zuckerberg, le créateur de Facebook, n’ont qu’à bien se tenir. En effet, Bertin Nahum n’a presque rien à les envier. Comme chaque année, Discovery Series établit son classement des entrepreneurs les plus révolutionnaires de l’année. Et pour l’année 2012, le magazine scientifique a choisi ce Sénégalo-Béninois âgé de 42 ans. Les raisons de son succès ? Un robot nommé « Rosa », créé en 2007, une sorte d’assistance robotique à la neurochirurgie.

« Je l’ai appris il y a une dizaine de jours, ce fut une belle surprise », a déclaré Bertin Nahum. Sa révolution ? Un robot nommé « Rosa » inventé en 2007 : « C’est une sorte de GPS si vous voulez. Grâce à cette machine, l’opérateur va pouvoir atteindre avec précision une zone du cerveau et au lieu d’effectuer l’opération à main levée, c’est le bras du robot qui va agir, explique le PDG. Cela peut s’avérer très utile pour poser une électrode ou réaliser la ponction d’une tumeur », a fait savoir le Sénégalo-Béninois récompensé.

« En fin de cursus, j’ai participé à la conception d’un logiciel capable de détecter automatiquement des lésions crâniennes à partir de scanners. Ce sentiment d’utilité m’a donné envie de consacrer ma carrière aux patients, mais du côté des techniciens, à travers la création de robots susceptibles d’accompagner les chirurgiens dans leurs opérations », précise le fondateur de Medtech, rapporte le site Rumeurs d’Abidjan.

Deux millions d’euros de chiffre d’affaires

Bertin Nahum est né au Sénégal mais a grandi en France, où il a fait ses études universitaires. Il est sorti diplômé de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Lyon, dans la région de Rhône-Alpes.

En 2002, le Sénégalo-Béninois monte son entreprise Medtech et cherche à développer un robot dont la spécialité serait la chirurgie du genou, avant de revendre ses brevets à une entreprise américaine. Les fonds récoltés lui permettent alors d’investir dans le robot « Rosa », une sorte d’assistance robotique à la neurochirurgie.

Son invention a fait mouche. Une quinzaine d’hôpitaux en sont maintenant équipés. « On a des machines en Italie, en Allemagne, aux Etats-Unis, au Canada mais aussi en Chine et bientôt au Japon et Moyen Orient », affirme le quatrième entrepreneur le plus révolutionnaire au Monde, signale Rumeurs d’Abidjan.

Au total, sept Centres hospitaliers universitaires (CHU) français utilisent le robot Rosa, qui coûte 300.000 euros à l’unité. Ce qui a valu à son inventeur le chiffre d’affaires de deux millions d’euros en 2012.

Mardi 19 mars 2013/Afrik.com

Georges Honorat est tombé: à qui profite le crime.


Par Bernier Archille
Ancien militant de gauche, homme politique et journaliste , Georges Honorat a été assassiné vendredi soir non loin de sa résidence à Delmas 31 . Encore une fois, le phénomène de l’insécurité programmée vient de faire une nouvelle victime, et pas des moindres.
Georges Honorat se passe de présentation dans le milieu politique en Haiti, compte tenu de sa militance au sein de l’organisation politique Assemblée Populaire Nationale (APN), devenue Parti Populaire National (PPN), dont Benjamin Dupuis était le chef de fil. Le PPN était considéré comme le seul vrai parti de gauche en Haiti et on n’a jamais entendu dire que Georges était mêlé, ni de près ni de loin , à aucune affaire louche, contrairement à ce qui arrive souvent dans la mouvance de gauche en Haiti et dans d’autres pays. Ce n’est que l’année dernière, où il y avait une cassure entre les membres de la direction du journal Haiti Progrès, l’organe du parti populaire nationale , alors Ben fut expulsé et du parti et du journal, dont Georges devenait le rédacteur en chef.
Soudainement , on a constaté que le journal a pris une autre direction, défendant avec véhémence le gouvernement de l’extrême droite en Haiti et Georges brusquement faisait volte-face et s’était affiché sans commune mesure avec l’extrême droite au pouvoir jusqu’à devenir un fonctionaire de la primature que dirrige le sulfureux premier ministre Laurent Lamothe.
Assez souvent lorsqu’un pays fait face à un fléau qui ravage son systeme politique et gangrène le tissu social de la nation , certaine main cachée ou du moins un certain laboratoire utilise le phénomène pour frapper à bon escient. Prenons en exemple le cas de Lovinsky Pierre Antoine: alors que le kidnapping faisait rage dans le pays, et un beau jour ce militant lavalas a été enleve et porté disparu jusqu’à date. Etant donné que l’insécurité s’est manifestée sous toutes ses formes dans le pays , alors , n’impore qui peut être victime.
Georges et d’autres camarades qui l’accompagnaient depuis des lustres étaient bien imbus des pièges que l’ennemi, (les chiens de l’empire) comme disait ce grand homme, Hugo Chavez, pouvait leur tendre. Disons que Georges n’est pas le seul à être pris au piège de l’ennemei; Samba Boukman avait été lui aussi pris au piège et l’on peut dire même que ces deux crimes auraient une certaine similarité.
De toutes les manières , c’est vraiment dommage qu’un camarade de la trempe de Georges Honorat soit tombé à genoux, dans les bras de l’extrême droite en Haiti. Mais n’est-ce pas le cas de dire: à qui profite cette disparition.
Nous souhaitons nos sincères condoléances à la famille Honorat et nous espérons que les restes de Georges reposent en paix.

Un responsable de l’hebdomadaire Haïti-Progrès tué par balles – La Dcpj ouvre une enquête


[AlterPresse] — La Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj) a ouvert une enquête sur la mort du rédacteur en chef du journal « Haïti progrès », Georges Honorat, abattu par des individus armés dans la soirée du samedi 23 mars 2013 (20:00 heure locale), devant sa résidence à Delmas (nord de la capitale), confirme la police à AlterPresse.

À date « il n’y a aucun suspect », d’après les propos de Gary Desrosiers,  porte parole adjoint  de la Police nationale d’Haïti (Pnh).

Deux douilles ont été retrouvées sur les lieux du meurtre, toujours selon les informations fournies par le porte parole adjoint.

Du coté de ses confrères et proches collaborateurs, c’est le choc. « Sa mort nous a frappés  jusque dans l’os, cela nous fait mal », a déclaré à AlterPresse Yves Joseph, administrateur du journal « Haïti Progrès ».

Agé de 54 ans, Georges Honorat était un des dirigeants du Parti Populaire National (PPN) et consultant au bureau du premier ministre Laurent Salvador Lamothe.

« Il recevait des menaces : des appels téléphoniques anonymes »,  confie l’administrateur du journal à AlterPresse.

Ce dernier demande la mise en mouvement de l’action publique pour trouver les coupables et les trainer devant la Justice.

L’Association des journalistes haïtiens (Ajh) se dit « consternée » par cet assassinat. Son secrétaire général, Jacques Desrosiers, dénonce le forfait. [srh kft gp apr 25/3/2013 13 :10]

 

L’ancien sénateur Joseph Lambert se rend au parlement défier le député Louis Jeune après que celui-ci eut fait savoir la veille qu’il ne pouvait pas évoluer sans immunité


(AHP) – Le député Levaillant Louis-Jeune et l’ancien senateur Joseph Lambert ne partiront pas en vacances ensemble. Le torchon continue de bruler entre les deux hommes, ex-camarades a la plateforme  Inite dont l’ancien parlementaire a été renvoye apres avoir été nomme conseiller politique special du president Michel Martelly .
Mardi, le député Louis-Jeune avait déclaré que l’ancien président du Senat, passé dans le camp présidentiel depuis l’échec de Jude Célestin à la présidentielle de 2010-2011, ainsi que son collège Youry Latortue qui, lui, travailait pour Mirlande Manigat avant le rallier le camp Martelly, ne pouvaient pas continuer d’evoluer dans le pays, sans être couverts par l’immunité.
Des déclarations assimilées par le sénateur Lambert à une menace. Je viens aujourd’hui au parlement, sans sécurité et sans immunité, pour voir le député Louis-jeune. Et le sénateur Latortue lui se rend au fief du député pour lui dire qu’on n’a pas besoin d’être couverts par l’immunité, a dit Joseph Lambert.
Des deputes proches de l’ancien president de la chambre ont indique que Joseph Lambert sait tres bien que l’immunite evoque par Levaillant Louis Jeune, n;a rien a voir avec une quelconque menace physique. Mais ils se sont refuse a donner plus de details.
Mais le conseiller politique de la presidence a indique que si le depute de Desdunes se trouvait au parlement , il aurait passe un mauvais moment et l’a qualifie d’homme sans vergogne et sans personnalité.
«  Je n’ai aucune sympathie pour un homme qui s’est rendu, cagoulé au palais présidentiel, solliciter de l’argent liquide en monnaie américaine », a dit Joseph Lambert.
La première fois que l’ancien sénateur avait laisse entendre que le député Louis-Jeune était allé demander de l’argent au Palais, le chef de l’État avait fait savoir que ce sont des déclarations qui n’auraient pas dû être faites.
Pour senateurs et deputes, en refaisant de telles declarations, Joseph Lambert prouve qu’il a perdu son sang-froid.
Cependant d’autres sources faisaient savoir que l’argent qui aurait été donne a Levaillant Louis Jeune au Palais national et qui provenait du tresor public, avait servi entre autres, a payer un groupe musical dirige par un des fils  du chef de l’Etat, qui se produisait a la fete patronale de Desdunes, circonscription du depute.
Agence Haïtienne de Presse

« Bergoglio a participé au silence complice de l’Eglise avec la dictature génocidaire »


Flora Carpentier

L’annonce le 13 mars de l’élection du pape argentin Jorge Bergoglio a suscité de nombreuses réactions.La Présidente Cristina Kirchner, dont les relations avec Bergoglio ont été tendues par le passé, notamment lors de l’approbation de la loi sur le mariage pour tous, lui a adressé ses félicitations, lui souhaitant une « tâche pastorale fructueuse ». Elle se rendra à Rome ce lundi pour le rencontrer et assister à la messe d’intronisation prévue mardi.

Néanmoins, dans l’échiquier politique argentin, ce sont surtout les secteurs de l’opposition patronale qui sortent renforcés de cette élection et s’en sont réjouit, rejoignant l’élan de fierté nationale qui animait la foule catholique réunie devant la cathédrale de Buenos Aires pour fêter l’évènement. Dans ce contexte, de nombreux militants ont manifesté leur indignation : « Le pape complice ! ». Car derrière l’image d’un pape humble et proche des pauvres que l’Eglise s’acharne à mettre en avant, se cache un lourd passé pour celui qui fût l’archevêque de Buenos Aires : sa complicité avec la dictature génocidaire des années 70, la plus sanglante de l’histoire argentine ; celle-là même qui a torturé et fait disparaître plus de 30000 militants ouvriers et des organisations de gauche sous les ordres du général Videla et de l’Amiral Massera portés au pouvoir par le coup d’Etat militaire de mars 1976. Il ne faudrait pas oublier qu’avant d’être nommé responsable de la Compagnie de Jésus, Bergoglio a milité au sein de la Garde de Fer, organisation de la droite péroniste, et qu’il avait demandé à ce que Massera soit nommé membre honorifique de l’Université de Salvador en 1976.

L’Eglise catholique, fidèle complice de la dictature militaire argentine

Depuis plusieurs années, nos camarades du PTS (Parti des Travailleurs Socialistes) [1] mènent une bataille pour dénoncer et faire condamner non seulement les tortionnaires, mais tous ceux ayant collaboré avec la dictature par la délation ou le silence complice. Sur le banc des accusés, on retrouve à la fois des patrons d’usines, qui se servaient de la dictature pour préserver leurs intérêts face au processus d’insubordination ouvrière qui était en cours depuis la fin des années 60, et des responsables ecclésiaux tels que Bergoglio. Ce dernier a été entendu par Myriam Bregman, avocate pour les Droits de l’Homme (CeProDH [2]) et militante du PTS, dans le cadre de deux procès : celui de l’ESMA (2010), l’Ecole Supérieure de Mécanique de l’Armée, de triste mémoire, le plus grand centre illégal de détention et de torture de la dictature, et celui des « bébés volés » d’opposants politiques (2011), qui étaient séquestrés et adoptés sous une fausse identité alors que leurs parents étaient envoyés à la torture puis assassinés. Pendant les « vols de la mort », opération qui consistait à jeter les prisonniers politiques encore vivants dans l’océan en ne laissant aucune trace, certains prêtres se sont portés volontaires pour donner leur absolution aux bourreaux et bénir les victimes avant leur exécution. Ils félicitaient ainsi les tortionnaires d’avoir contribué à la lutte contre le communisme, en donnant « une mort chrétienne pour le bien de la Patrie ». Quelques responsables de l’Eglise ont été condamnés pour leur complicité criminelle avec la dictature militaire, comme le prêtre Cristian Von Wernich qui a écopé en 2007 d’une peine de prison à perpétuité pour sa participation à de nombreux enlèvements, cas de tortures et meurtres dans la province de Buenos Aires où il était aumônier de la police.

Mais aujourd’hui encore, la grande majorité des protagonistes de la dictature, les exécutants et leurs complices restent impunis, à l’image du nouveau pape Bergoglio, dont Myriam Bregman a dénoncé « la participation au silence complice de l’Église avec la dictature génocidaire ». En effet, une enquête minutieuse du journaliste argentin Horacio Verbitsky [3] a amplement démontré le rôle joué par l’Église durant la junte militaire de 1976 à 1983, en révélant que des prêtres « rouges », en raison de leur engagement auprès de la population pauvre des bidonvilles, de leur proximité avec les idées de la Théologie de la Libération ou de relations nouées avec des organisations de gauche, avaient eux aussi subi la torture, livrés par leurs supérieurs aux mains des militaires. Dans le quartier pauvre où officiait Bergoglio à l’époque, deux jésuites travaillant sous son autorité, Orlando Yorio et Francisco Jalics, ont été enlevés puis torturés pendant cinq mois avant d’être relâchés. Cinq mois pendant lesquels Bergoglio a gardé le silence sur leur disparition, tandis que c’était lui qui leur avait préalablement demandé de ne plus célébrer la messe dans les bidonvilles, chose à laquelle les Jésuites s’étaient refusé. Lors d’un procès ayant eu lieu quelques années avant sa mort en 2000, Orlando Yorio avait témoigné contre Bergoglio : « Je suis sûr qu’il a lui-même fourni une liste avec nos noms à la marine (…) Nous étions diabolisés, mis en cause par nos propres institutions et accusés de nuire à l’ordre social ».

Quant au déroulement des auditions tenues dans le cadre des procès des dernières années, Myriam Bregman raconte que « contrairement à l’image d’une personne humble qu’on donne de lui aujourd’hui, Bergoglio n’a pas hésité à disposer de ses privilèges d’archevêque, refusant d’être entendu devant les tribunaux comme l’aurait fait n’importe qui, et nous obligeant à nous déplacer à la Sacristie de la Cathédrale de Buenos Aires pour y mener notre interrogatoire. Au cours de son témoignage, il n’a donné que des réponses vagues, en contredisant les déclarations du témoin précédent. Il a tenté de défendre sur des aspects formels sa posture lors de l’enlèvement des prêtres Jésuites par les militaires, en affirmant qu’il en avait informé ses supérieurs. Il a également fait des affirmations graves, telles que le fait que deux ou trois jours après l’enlèvement, il savait que les deux prêtres étaient à l’ESMA. Une chose que de nombreuses Mères de la Place de Mai ignorent encore aujourd’hui au sujet de leurs enfants, malgré leurs intenses recherches. Comment en avait-il été informé ? Il a aussi révélé qu’il s’était entretenu avec Videla et Massera [tous deux à la tête de la junte militaire en 1976], mais bien plus tard. Il a aussi reconnu que lorsque Jalics et Yorio ont été libérés, ils lui ont raconté qu’il y avait encore des personnes retenues à l’ESMA, et malgré cela il n’a rien fait ». Et Myriam Bregman de conclure : « Nous avons senti qu’il ne souhaitait pas collaborer à la recherche de la vérité ». Il ne nous en faut pas plus pour comprendre que l’image de « pape des pauvres » que l’Eglise voudrait donner à son nouveau souverain pontife n’est qu’une façade. Face aux dénonciations de l’extrême-gauche et des avocats des victimes de la Junte, la presse argentine s’est empressée de répondre en niant en bloc la complicité de Bergoglio avec la dictature, et en faisant passer les accusations pour des calomnies anticléricales sans fondement.

Les postures de l’Eglise continuent à faire des victimes

En Argentine, l’Église n’a pas seulement été complice et partie prenante du génocide ; elle s’est également battue becs et ongles ces dernières décennies, comme elle continue de le faire à échelle mondiale d’ailleurs, contre les droits démocratiques les plus élémentaires tels que le droit au divorce ou à l’avortement. Malgré la pression croissante de l’opinion publique, l’Interruption Volontaire de Grossesse n’est toujours pas légalisée en Argentine, ce qui revient à criminaliser toutes ces femmes qui sont contraintes à mettre un terme à leur grossesse dans l’illégalité chaque année. Une véritable hypocrisie quand on connait les conditions déplorables d’accès à la contraception, et quand on sait que l’Église s’oppose aussi fermement à l’éducation sexuelle dans les écoles publiques en Argentine. L’Église, qui entretient des liens intrinsèques avec le gouvernement et dispose donc d’un poids réel pour freiner les avancées en la matière, est à ce titre pleinement responsable de la mort de centaines de femmes succombant chaque année d’avortements clandestins sur le seul territoire argentin.

Andrea D’Atri, camarade du PTS et fondatrice de Pan y Rosas, organisation de défense des droits des femmes et du mouvement LGBT, n’a pas manqué de dénoncer également la lutte acharnée menée par Bergoglio contre le mariage des homosexuels, avant sa légalisation en Argentine en 2010. A ce sujet, le cardinal avait déclaré dans une lettre adressée aux monastères de Buenos Aires : « Ici aussi réside la jalousie du démon par qui le péché est entré dans le monde et qui essaie sournoisement de détruire l’image de Dieu : un homme et une femme qui reçoivent le mandat de croître, de se multiplier et de dominer la terre (…). Il ne s’agit pas d’une simple lutte politique ; c’est la prétention de détruire le plan de Dieu ». Des propos moyenâgeux qui mettent fin à toute illusion d’une éventuelle « modernisation » de l’Église Catholique.

Bergoglio, un choix géopolitique stratégique pour une Eglise en crise

Nombreux sont ceux qui ont pu se laissés séduire par l’image de ce nouveau pape soi-disant ouvert sur le monde et les populations défavorisées, qui s’est fait appeler François en référence à St François d’Assise (que les catholiques reconnaissent comme le saint des pauvres), et qui déclarait à l’issue de son élection :« je voudrais une Église pauvre, pour les pauvres ». La presse hexagonale a largement relayé ces espoirs d’une reconversion de l’Église vers plus de simplicité, en mettant en valeur le caractère soi-disant ascète du nouveau pape. L’Humanité, qu’on a connue plus anticléricale, abonde dans le même sens : « la priorité aux pauvres qui semble avoir marqué le parcours du nouveau pape soulève une espérance chez de nombreux catholiques et au-delà (…). C’est pourquoi, en toute laïcité, dans le rejet de tout « ordre moral », nous avons de l’intérêt pour la parole de l’Eglise et pour les actes des croyants. Parlons de fraternité ».

L’institution sacrée serait-elle prête à accepter la même cure d’austérité que subissent les masses de nombreux pays en proie à la crise capitaliste ? Ne nous laissons pas berner par cette mascarade. L’image de pauvreté que voudrait se donner le nouveau pape n’est pas innocente et s’inscrit dans le contexte plus général d’une crise de l’institution [4], qui a perdu ces dernières années des milliers de fidèles, en particulier en Amérique Latine où l’on estime que la population catholique a diminué d’un quart, en grande partie au profit de branches évangélistes et de sectes en tous genres. L’élection d’un pape non-européen, chose qui n’était pas arrivée depuis près d’un millénaire, n’est pas le gage d’une quelconque volonté de modernité ou de simplicité, mais correspond à une nécessité pour l’Église de stopper l’hémorragie catholique qui sévit sur un continent jusqu’à présent acquis à son influence morale et spirituelle, mais aussi pour disposer d’un pape « du Sud », disposé à jouer le même rôle contre-révolutionnaire qu’a pu le faire un pape de l’Est en la personne de Wojtyla (Jean-Paul II) à la fin des années 1970 et début des années 1980. Par ailleurs, comme le souligne le vaticaniste Vittorio Messori, Bergoglio avait, en plus de son profil latino-américain, l’avantage d’être fils d’italien et de maîtriser la langue du Vatican. Il est alors apparu comme l’homme de la situation, celui qui pourrait affronter les nombreuses difficultés de l’Église Catholique : et Dieu sait qu’entre les scandales de pédophilie, les fraudes bancaires et les divisions internes, il aura de l’hostie sur la planche !

Flora Carpentier

Source : http://www.ccr4.org/Bergoglio-a-participe-au-silence-complic…

17/03/13

[3] H. Verbitsky a fait connaître les résultats de son enquête dans son ouvrage paru en 2005 El Silencio : de Paulo VI a Bergoglio : las relaciones secretas de la Iglesia con la ESMA [Le Silence : de Paul VI à Bergoglio : les relations secrètes de l’Église avec l’ESMA].

[4] Lire à ce sujet « L’Église Catholique n’échappe pas à la crise. Quand un pape prend sa retraite anticipée », par D. Dalai et F. Carpentier, 27/02/2013, www.ccr4.org/Quand-un-pape-prend-sa-retraite-anticipee

Rendez à Bélizaire ce qui est à Bélizaire


En Haïti on est tellement habitué avec ces politiques ignorants, sans principe, antinationalistes, égocentriques, ranpadò on ne peut plus, en d’autres termes, sans états d’âme, qui avilissent la Nation, qu’on ne prête le plus souvent pas attention aux actions courageuses de quelques rares échantillons qui font la différence.

Les détracteurs du député de Delmas / Tabarre, Arnel Bélizaire peuvent tout lui reprocher, mais dire qu’il n’a pas de courage et ne défend pas la Nation comme ses prérogatives de parlementaire l’exigent, serait un péché mortel. Car après que le Sénat haïtien ait voté précédemment la loi sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, c’était le tour de la chambre basse, le vendredi 15 mars, de faire idem. Mais il s’est trouvé que ladite loi avait été modifiée avant d’atterrir sur les bureaux des députés, dont le président Jean Tolbert Alexis s’affairait avec beaucoup d’astuce à faire voter par tous les moyens, selon les consignes reçues de son patron Michel Joseph Martelly.

Mais les députés du bloc Parlementaires pour le Renforcement Institutionnel (PRI), renforcés par quelques-uns de leurs collègues du bloc majoritaire Parlementaires pour la Stabilité et le Progrès (PSP), résistaient sous les pressions de Jean Tolbert Alexis  et exigeaient que celui-ci ait mis fin à la séance, afin de passer au peigne fin le projet de loi qu’ils devaient voter. Et, comme Alexis et sa majorité s’entêtaient, le député Arnel Bélizaire passait à une vitesse supérieure, renversant plusieurs bureaux de ses pairs. Ainsi donc, la séance a été de fait suspendue et renvoyée à une date ultérieure. Et point n’est besoin de dire qu’après l’acte combien courageux, pour ne pas dire héroïque du député Bélizaire, des sanctions ont été appliqués contre lui par le président de la chambre basse, Jean Tolbert Alexis, selon lesquelles il ne pourra prendre la parole pendant un mois à aucun débat de la chambre.

En revanche, ce mercredi 20 mars,le fougueux député a déclaré sur Radio Caraïbes FM que les sanctions de Jean Tolbert Alexis ne vont pas lui empêcher de faire son travail de contrôle du gouvernement, car il y va de la survie de la Nation. Il a expliqué que le projet de loi sur le financement du terrorisme est inacceptable car c’est une arme puissante que veut se doter le président Martelly pour taire toute opposition à son régime et mater toute éventuelle révolte du peuple qui en déjà à ras-le-bol.

De toutes les façons, nous devons pousser un ouf de soulagement en constatant que tout n’est pas perdu. Au moins pour l’instant. Le député Arnel Bélizaire, à l’instar du sénateur du Nord, Moïse Jean Charles, mérite l’estime du peuple haïtien. C’est un des seuls rares élus du pays qui fasse son travail, qui refuse de trahir le pays et qui n’est pas prêt à vendre sa conscience pour un plat de lentille, à un moment où c’est la ruée après le dollar que les corrupteurs distribuent à gogo aux âmes mal nées. Pour ce, tout le pays doit rendre à César ce qui est à César et à Bélizaire ce qui est à Bélizaire.

Nous espérons que ce député ne s’arrêtera pas en chemin et que beaucoup d’autres élus se réveilleront enfin aussi, afin de stopper le saignement de la fierté haïtienne, pour ne pas dire dessalinienne.

Tenez bon, Député Arnel Bélizaire ! Jusque-là, vous avez mérité de la patrie.

Morisseau Lazarre kamoy3@optimum.net

Funérailles d’Hugo Chavez : les pleurs de « reconnaissance » du tandem Martelly-Lamothe


C’était vraiment hilarant de voir le président Michel Martelly et son alter ego, le Premier ministre Lorent Salvador Lamothe, habillés en chemise rouge sang – façon de mimer le président vénézuélien – en laissant le pays pour se rendre à la République Bolivarienne, afin de participer aux funérailles de feu le président Hugo Chavez. Geste symbolique s’il en fut puisque n’ayant rien à voir avec l’idéal chaviste.

Néanmoins, La majorité des dirigeants qui se rendait dans la République Bolivarienne pour rendre un dernier hommage à celui qui a changé la donne en Amérique Latine et a laissé sa marque sur  tout le continent américain, partage effectivement et sans démagogie l’idéal chaviste. Qu’il s’agisse du président de Cuba, du Nicaragua, de l’Equateur, du Brésil, du Paraguay, de Bolivie, ect., ils se retrouvent tous dans le « socialisme du XXIème siècle » initié par le président Hugo Chavez. Ils œuvrent tous pour libérer leurs pays des griffes de l’aigle et pour sortir tant bien que mal leurs compatriotes les plus démunis dans la crasse et la misère.

Les dirigeants de ces pays précités ne sont pas impliqués dans la dilapidation des fonds de PetroCaribe pour leur nrichissement personnel et celui de leurs amis et courtisans. Et ils ne font pas du blackout un mode de vie, à l’instar des pseudo-dirigeants haïtiens. Car le pétrole qu’ils reçoivent à prix préférentiel du généreux peuple bolivarien est utilisé à bon escient.

Alors, point n’est besoin de dire qu’il existe tout un monde de différence entre les dirigeants du bloc socialiste et ceux de l’extrême droite d’Haïti.

Donc les larmes que le président haïtien et son Premier ministre étaient allés jeter sur la dépouille du président bolivarien ne pouvaient être sincères. Néanmoins, ils devaient quand même prétendre. Car grâce à Hugo Chavez, ils disposent des fonds sûrs, à travers PetroCaribe, pour garnir leurs comptes en banque à l’étranger et pour gagner les sceptiques par la corruption. Et l’apport du gouvernement vénézuélien au niveau des infrastructures dans le pays est aussi considérable. Martelly, m’as-tu-vu et opportuniste comme pas un, s’en donne du crédit à chaque fois qu’un projet est achevé par les Vénézuéliens dans le pays. Bien que les projets du Venezuela aient été entamés sous l’administration Préval.

En tout cas, l’Haïti de Pétion qui avait contribué à la lutte de libération en Amérique latine, une fois de plus, n’était pas bien représentée aux funérailles d’un leader de la trempe d’Hugo Chavez. Elle aurait été mieux représentée par des dirigeants qui comprennent la dimension de cette figure plus grande que la vie elle-même qu’était Hugo Chavez, qui s’était donné corps et âme pour apporter le bonheur à son peuple, contribuer à la libération du sous-continent sud-américain et dans la lutte pour donner naissance à un monde nouveau.

Morisseau Lazarre kamoy3@optimum.net

La séance d’audition de la première dame et du fils ainé du président Martelly tourne court au correctionnel, le parquet de Port-au-prince ne s’étant pas fait représenter


AHP) – La séance d’audition de la première dame et du fils ainé du chef de l’Etat, Sophia et Olivier Martelly au tribunal correctionnel de Port-au-Prince n’a pas eu lieu ce mardi à cause de l’absence du représentant du ministère public.

Les deux membres de la famille présidentielle sont accusés entre autres de corruption, de détournement de fonds public et d’usurpation de titre, suite à des plaintes déposées contre eux au Parquet de Port-au-Prince par Me Newton Saint-Juste et André Michel.

Olivier et Sophia Martelly se sont fait représenter par leurs avocats. Et le juge en charge du dossier était bien présent.

Le juge Jean Serge Joseph a justement fait savoir qu’il était prêt à entendre les membres de la famille présidentielle ainsi que les plaignants mais il reconnait qu’en l’absence du ministère public, il lui était impossible de faire quoi que ce soit.

Les avocats André Michel et Newton Saint-Juste ont déploré le comportement du chef du Parquet qui n’a pas jugé bon de se faire représenter.

« Le pouvoir est pris dans son propre piège. »

« Nous avons voulu les mettre à l’épreuve pour qu’ils montrent que l’appareil judiciaire est réellement indépendant comme le veut le principe de la séparation des trois pouvoirs, mais le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a fait éclater au grand jour la politique de 2 poids 2 mesures, en agissant dans l’intérêt de l’Exécutif  », a lancé Me Saint-Juste.

Il a donné l’assurance qu’il ne va pas se laisser gagner par le découragement, informant qu’il va poursuivre les démarches pour forcer la justice à traiter le dossier avec équité et en toute indépendance.

A propos du nouveau chef de l’église catholique


L’élection de Jorge Mario Bergoglio comme nouveau pape n’est pas une bonne nouvelle pour les progressistes du monde chrétien ni pour la révolution citoyenne en Amérique du sud.

Silencieux sous la dictature militaire puis à l’heure des jugements des militaires criminels, opposant connu aux gouvernements argentins de Nestor puis de Christina Kirschner, tendre pour l’Opus Dei, hostile aux prêtres progressistes, le nouveau chef de l’église catholique devra prouver qu’il n’a pas été élu pour déstabiliser les régimes progressistes de l’Amérique latine ni pour poursuivre les persécutions contre la théologie de la libération.

Compte tenu de l’affichage favorable aux pauvres, il faut espérer qu’il soit plutôt enclin à aider ceux qui en sont actuellement les porte-paroles en politique et dans le christianisme sud américain.

L’église populaire où l’église amie des dictateurs militaires

Ce que j’écris ici n’implique pas mon point de vue sur la foi catholique dans laquelle sont engagés une partie des miens et un nombre certain de mes camarades. Mon propos vise une personne et un système. Il vise un homme qui s’est impliqué dans son époque traversée de crimes terrifiants : ceux de la dictature militaire argentine des généraux Viola, Videla et ainsi de suite. Cette dictature a tué trente mille personnes. Ce fut la plus violente, la plus méthodique et criminelle d’Amérique du sud. Bergoglio, le nouveau pontife romain a été directement contemporain et partie prenante de cette période. Nous avons donc le droit et le devoir d’examiner son parcours. Et de mettre en garde.

L’église catholique est incontournable dans la réalité politique et culturelle de l’Amérique du sud. Elle intervient fortement dans le débat et dans la sphère publique. Je n’ai jamais caché l’importance pour le camp progressiste de l’impact de la théologie de la libération. L’église de base de l’Amérique du sud est une église travaillée par la théologie de la libération et « l’option préférentielle pour les pauvres » à laquelle se sont abreuvés la totalité des dirigeants progressistes latinos actuels. Or cette théologie a été condamnée au silence et persécutée par Rome et spécialement l’ex pape Ratzinger. L’élection de ce Bergoglio est un signal de contre-offensive signalé notamment par sa proclamation concernant les pauvres, enjeux du rapport de force politique en Amérique latine. Dans ce domaine l’église a un rôle incontournable. Et les catholiques très nombreux dans nos rangs sur place sont nécessairement impactés. Notre crainte est que le pontife abuse de sa position spirituelle pour diviser nos rangs.

Ce Bergoglio peut être jugé politiquement parce qu’il s’est impliqué dans l’action politique de son pays. Il est, non seulement, exactement à l’opposé de la théologie de la libération mais il en a combattu les prêtres. Mes amis argentins l’accusent d’avoir dénoncé des prêtres progressistes sous la dictature. Il a été formellement reconnu et accusé par deux d’entre ces prêtres en 2012 dans un procès. Ces deux prêtres avaient été dénoncés, arrêtés et torturés et n’avaient échappé à la mort que par chance.

Comme président de l’épiscopat argentin, il fut considéré comme un protecteur des prêtres et hiérarques catholique liés à la dictature. Comme dans le cas du curé Von Wernick, condamné à perpétuité comme criminel pour avoir assisté et participé aux tortures, qui est pourtant autorisé à dire la messe à la prison de Marcos Paz où il est détenu. En tous cas, si les engagements avec l’extrême droite militaire argentine du pape Bergoglio ont été visibles, son silence l’a été aussi. Ainsi quand l’aumônier des armées argentines avait traité de « folle » la ministre de la santé partisane du droit à l’avortement en recommandant de « la jeter à la mer avec un rail au pied ». L’aumônier fut destitué sur le champ par le gouvernement. Bergoglio resta coi.

Politiquement il se comporte depuis comme un opposant aux gouvernements des Kirchner. Frontal face a Nestor, sinueux face à Cristina. Il s’est publiquement et durement opposé à toutes les lois sociales du gouvernement, comme aux lois dites de « droits humains ». Comme celle qui concerne « le mariage pour tous » voté par l’assemblée nationale argentine. De tous les points de vue, l’élection de ce pape est une très mauvaise nouvelle politique pour le processus progressiste en Amérique du sud. Et d’un certain point de vue c’est une offense aux combattants contre les dictatures. Et d’un point de vue spirituel ? Ce n’est pas mon affaire dans la sphère publique.

Article tiré de: http://www.jean-luc-melenchon.fr

 

 

Haïti-justice: grâce présidentielle! des ONG s’inquiètent, le ministre de la justice rassure


Le ministre de la justice et de la sécurité publique Jean Renel Sanon a indiqué lundi que les 105 prisonniers que le chef de l’Etat a décidé de gracier, remplissent les conditions adéquates pour bénéficier de cette mesure tandis que des organisations de droits de l’homme s’interrogent sur la décision, a appris Haïti Press Network.


Le ministre de la justice Jean Renel  Sanon rappelle que la démarche du chef de l’Etat est une prérogative que lui confère la constitution haïtienne. De plus, il a affirmé que « la démarche du président s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la détention préventive et l’implantation d’un Etat de droit ».

L’un des responsables du réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Mme Marie Yolene Gilles a exprimé des doutes face à la procédure utilisée pour gracier ces détenus, estimant  que certaines normes n’ont été respectées dans le choix de ces prisonniers.
« Les détenus qui ont bénéficié de cette faveur ne sont pas des criminels, ils n’appartiennent pas à des réseaux de malfaiteurs, et n’ont été arrêtés pour des actes de kidnapping et n’étaient pas impliqué dans des activités relatives à la drogue », a soutenu le ministre Sanon.

De son coté, le secrétaire exécutif de la plate-forme des organisations de droits humains (POHDH)  Antonal Mortimé s’est dit préoccuper par une telle décision, il  dit craindre que le président n’a posé cet acte dans le but de faire libérer certains de ses proches.

Haiti Press Network

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