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Archives mensuelles de “janvier, 2013”

Le gouvernement Martelly pressé d’organiser des élections à la fois par les secteurs national et international


(AHP) – De nombreux parlementaires ont appelé mardi le président Michel Martelly à prendre des dispositions en vue de favoriser l’organisation des prochaines élections avant la fin de cette année, s’alignant ainsi ainsi sur la position du conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Conseil de sécurité  a  appelé lundi le gouvernement haïtien à organiser des élections libres, justes et inclusives dans le pays avant la fin de cette année, de manière à maintenir la stabilité politique et jeter les bases du développement socio-économique du pays.   Le député Jean Danton Léger qui dit se réjouir de l’appel du conseil de sécurité de l’ONU, affirme que les autorités devraient se mettre au travail pour favoriser la réalisation des élections dans le meilleur délai.
L’élu de Léogane annonce que le parlement devrait sous peu communiquer la liste de ses représentants au collège de gestion du conseil électoral permanent et demande à l’Exécutif de faire preuve de bonne volonté.
Pour sa part, le sénateur François Lucas Saint-Vil estime que les mises en place vont bon train en vue de la réalisation des élections et cela, avant la fin de l’année.
Le parlementaire dit espérer que les protagonistes impliqués dans les discussions sur la crise du conseil électoral continueront de faire preuve de bonne foi.
Le sénateur Lucas Sainvil, membre de la commission travaillant sur la mise en place de l’institution appelée à organiser les prochaines élections juge inélégante la décision de la plateforme religions pour la paix de se retirer des discussions avant de s’entretenir avec les autres acteurs.
C’est par voie de presse que le sénateur Sainvil affirme avoir été mis au courant de la décision de la coalition interreligieuse, a-t-il déploré.
Pour le parlementaire, si les membres de la plateforme religieuse décident ainsi de se retirer des discussions ils feront preuve d’un manque du sens de responsabilité.
Le député de Dame-Marie Aclush Louis-Jeune affirme pour sa part que si le président Martelly tarde à mettre en marche la machine électorale, c’est en raison, a-t-il dit, de ses faiblesses   sur l’échiquier politique.
« Le chef de l’Etat sait pertinemment que si des élections honnêtes et crédibles sont organisées dans le contexte actuel, marqué par sa grande baisse de popularité, ses candidats seront balayés », a fait savoir le deputé, affirmant que  que c’est l’international qui a donne le pouvoir à M. Martelly. Le parlementaire de la Grande-Anse dit croire cependant qu’avec l’appel du conseil de sécurité de l’ONU qui a demandé que des élections soient organisées avant la fin de cette année, le chef de l’Etat n’aura pas d’autre  choix que de convoquer le peuple en ses comices. Plusieurs autres parlementaires on accusé le chef de l’Etat d’attendre le dysfonctionnement du Sénat pour diriger par décret.   Le Conseil de sécurité de l’ONU avait appelé lundi le gouvernement haïtien à organiser des élections libres, justes et inclusives dans le pays avant la fin de cette année de manière à maintenir la stabilité politique et jeter les bases pour le développement socio-économique du pays.   Les 15 membres du conseil de sécurité de l`ONU ont déclaré que la Mission des Nations Unies pour la stabilité d’Haïti (Minustah) est prête à offrir une assistance logistique et sécuritaire pour la tenue de ces élections.   Ils exhortent également tous les acteurs politiques à redoubler d’efforts pour préserver la stabilité et les progrès réalisés dans le pays et ont mis l`accent sur l`importance de renforcer l’État de droit et consolider la stabilité.   Dans une déclaration faite son actuel président, l’ambassadeur pakistanais Masood Khan, le conseil de sécurité des nations unies a réaffirmé son soutien au peuple haïtien et la détermination de la communauté internationale à soutenir les efforts deployés dans la recherche de la paix, de la stabilité et de la prospérité. Le porte-parole adjoint de la Minustah, Vincenzo Pugliese confirme que la mission onusienne est prête à  fournir un appui technique et logistique pour l’organisation de bonnes élections dans le pays.
 M. Pugliese affirme que la Minustah entend continuer à appuyer les autorités haïtiennes dans leurs démarches pour l’Établissement d’un État de droit en Haïti.


Affaire Pierre-Louis/Bernadin: le conseil d’avocats de Marie Danielle Bernadin confirme le retrait de ses poursuites, mais affirme que le juge instructeur n’y est pas lié, le viol étant un crime de societé


(AHP) Le conseil d’avocats de Marie Dananielle Bernadin a confirmé mardi que celle-ci a abandonné les poursuites pour viol et voies de faits engagées contre le président du conseil électoral, Me Josué Pierre-Louis.
   
Dans une déclaration rendue publique la veille, l’ex-plaignante a déclaré avoir décidé d’abandonner les poursuites  tout en apportant « un démenti formel aux rumeurs faisant croire que j’ai été manipulée par des gens et des Organisations ayant un agenda politique ». Elle a réaffirmé avoir  été « battue et violée par Josué Pierre-Louis le 26 novembre 2012 »

En conférence de presse mardi, Me Newton Saint-Juste a fait savoir que  mademoiselle Bernadin a annoncé cette décision à ses défenseurs, en expliquant qu’elle ne se sentait pas en sécurité et qu’elle n’avait plus  confiance en l’appareil judiciaire, en raison de l’influence de son présumé violeur sur les juges.

Me Saint-Juste a également dénoncé les irrégularités qui ont émaillé les procédures judiciaires, mais il a salué le courage de sa cliente qui, dit-il, a affronté pendant plus de 2 mois, un système contrôlé par Me Pierre Louis.

De leur côté, Me André Michel et Jaccéus Joseph, également membres du conseil d`avocats de la présumée victime, ont dénoncé la façon dont le dossier a été traité et les menaces dont leur cliente a fait l’objet. M. André Michel a indiqué lui aussi que  Marie Danielle Bernadin a décidé d’abandonner les poursuites contre Me Josué Pierre-Louis par crainte que les menaces proférées contre elle ne soient mises à exécution. Me Jaccius Joseph a affirmé, lui, que le désistement de Marie Danielle Bernadin ne signifie pas que l’affaire est classée et dit souhaite que la justice triomphe.  » Le juge instructeur n’est pas lié au désistement de Marie  danièle Bernadin, parce le viol est un crime de societé », a-t-il souligné. C`est également la position du député de Léogane, Me Jean Danton Léger, ancien commissaire du gouvernement.

Me  Léger a appelé  le juge Merlan Bélabre qui instruit l’affaire à aller jusqu’au bout de son instruction s’il le juge opportun, arguant que l’abandon des poursuite parmademoiselle Bernardin n’implique pas automatiquement la fermeture du dossier.
« Le juge d’instruction doit poursuivre l’affaire et rendre une décision qui pourra être soit une ordonnance de non-lieu ou une ordonnance de renvoi. Dans le 2e cas, l’affaire sera renvoyé au tribunal compétent et lors du jugement, mademoiselle Bernardin n’aura pas la possibilité de réclamer dommages et intérêts, a fait savoir l’ancien commissaire du gouvernement. Me Reynold, avocat du président du CEP avait dénoncé mardi matin ce qu’il appelle des contradictions constatées entre le document publié dans la presse et celui que  mademoiselle Bernadin avait signé à son bureau. Depuis la nouvelle du désistement de la plaignante qui avait  été présentée par des secteurs comme une amante de Josue Pierre-Louis en crise de jalousie, vite récupérée, des rumeurs circulent autour d’un éventuel versement d’argent au père de la demoiselle, actuellement aux Etas-Unis, et qui aurait au début de l’affaire, encouragé sa fille à faire un deal.
Et pour la convaincre d’abandonner, et de rentrer aux Etas-Unis, par mesure de sécurité, son père l’aurait obligée par personne interposée à vider, il y quelques jours , la maison qu’elle habitait.
De fait, Marie -Danièle Bernadin devrait quitter le pays avant la fin de la semaine.
Dans de nombreux milieux, on estime que si Me Josue Pierre-Louis  arrive à se tirer definitivement de ce très mauvais pas, sa reputation risque cependant d’être en berne pour un bon petit temps, vu tout le tollé justifié ou pas , fait autour de la très médiatisée affaire Pierre-Louis/Bernadin.
Agence Haïtienne de Presse

Risque à tout moment de nouveaux tremblements de terre et de tsunamis en Haïti: le président Michel Martelly lance une exposition sur les risques sismiques


(AHP) L’ingénieur/géologue Claude Preptit a évoqué mercredi le risque de tremblements de terre à n’importe quel moment en Haïti, qui pourraientt être provoqués par les failles  de la presqu’ile du Sud et septentrionale. Alors que le president Michel Martelly a lancé parallèlement une exposition sur les risques sismiques

Ces séismes pourraient atteindre respectivement des magnitudes de 7.2 et 7.7.

 » La faille de la presqu’ile du Sud et la faille septentrionale accumulent des énergies qui peuvent être dégagées à n’importe  quel moment », a prévenu l’Ing Preptit.

Il a expliqué qu’Haiti fait partie des zones à risque sismique à travers le monde, parce que située sur une petite plaque appelée plaque caribbéenne, entre les plaques de l’Amérique du Nord et du Sud.

« Ces  plaques bougent et se déplacent vers l’est à une vitesse de 2 centimètres par an, tandis que la plaque qui est au-dessus, celle  de l’Amerique du Nord, se déplace en direction opposée, et glisse sous la plaque caribbéenne à une vitesse de 2 cms par an, a fait savoir Claude Preptit, soulignant que  ce mouvement de coulissage va provoquer une accumlation d’efforts sur 2 grandes lignes de faille: la première, celle qui traverse toute la presqu’île du  et qui fait 250 kms de long et la septentrionale qui passe en mer et  se trouve au large du Cap-haïtien.

Ce sont, a-t-il rappelé, des failles qui ont eu à occasionner dans le passé des séismes dévastateurs.

Il a rappelé que la faille de la presqu’île du Sud a provoqué en 1701 un gros seisme dans la ville de Leogane qui a ete detruite. Port-au-Prince a quant à elle été detruite en en 1751 puis, en 1770.

Pour la faille du Nord, elle a provoqué le tremblement de terre  qui a détruit le Cap-Haïtien en 1842 .

De même, a souligné l’ing Preptit, des tsunamis sont possibles en Haïti. Une carte montre les séismes et les tsunamis enregistrés dans le passé . Les zones de Fort-Liberte, Cap-Haitein, Port-de-Paix, Môle-Saint-Nicolas, Arcahaie, Port-au-Prince, Anse-à Veau,  Jérémie, Anse-D’Ainault, les Cayes et Aquin ont eu à subir les effets de tsunamis.

240 ans après le séisme de juin 1770, Port-au-prince a été frappée en 2010  par un séisme de magnitude 7  dont l’épicentre a été localisé à 10kms de Leogane  et à quelques kms de la grande faille de Pétion-Ville et Tiburon. Un séisme dont le bilan est de plus de 300.000 morts,  3000 amputés 300.000 blessés, 105.000  residences détruites, 70 kms de routes principales endommagéeset  1.500.000 personnes affectees directement.

Les causes de ce désastre sont entre autres le non respect des standards de construction résistant aux seismes, l’absence de reglémentation pour la construction de batiments et de normes pour les matériaux de construction, manque de professionalisme dans le secteur de la construction , niveau de sensibilisation de la population à la menace et au risque sismique très faible, manque de spécialistes locaux de haut niveau en sismologie, absence de preeparation et de réponse au risque sismique et enfin absence d’un réseau national de surveillance sismique et de carte de micro-zonage sismique pour les principaux centres urbains.

L’Ing Preptit a rappelé que ce n’est pas tellement la faille de la presqu’île du Sud qui a provoqué le tremblement de terre du 12 janvier 2010 mais une faille inconnue qui se situe dans la zone de Léogâne.

Il a plaidé pour un programme national de réduction du risque sismique et de réduction des pertes en vies humaines, lors de catastrophes semblables à celle du 12 janvier.


Le premier ministre Laurent Lamothe empêché de présenter le bilan de son gouvernement à l`ouverture de la nouvelle année législative


(AHP) – Des deputés de l’opposition ont empêché lundi le premier ministre Laurent Lamothe de présenter le bilan de son gouvernement à l`ouverture de la nouvelle année législative.

La séance a été perturbée par un concert de klaxons, de cloches et de coups de sifflet qui ont couvert la voix du premier ministre lorsque ce dernier a tenté d`ignorer les députés qui avaient annoncé la couleur depuis plusieurs semaines et qui sont passés de la parole aux actes.

Ils reprochent au premier ministre de refuser de  se soumettre au contrôle des parlementaires et de reporter chacune de leurs invitations pour des raisons jugées non valables.

Laurent Lamothe a dû remettre le cartable contenant son discours au bureau de  de l`Assemblée avant de quitter la salle, porté par des députés membres de la plateforme présidentielle, Parlementaires pour la Stabilité et le Progrès (PSP).

Le mouvement de ce lundi a été initié et suivi par les députés du bloc minoritaire, Parlementaires pour le Renforcement Institutionnel (PRI).

Son président Sadrac Dieudonné, s’est montré satisfait de « la réussite du mouvement ». « Nous avons démontré à la communauté nationale et internationale qu’en Haïti, il existe des citoyens qui n’entendent pas cautionner les agissements du gouvernement dont il a réclamé la démission.

Pour ce qui est du carton jaune infligé au président Michel Martelly, qui a pu cependant  présenter son exposé, l’élu des Gonaïves affirme qu`il s’agit d`un avertissement, appelant le chef de l`Etat à revoir sa copie.

Pour sa part, le président de la commission justice et sécurité du Sénat, Pierre Francky Exius a dit espérer que le président Martelly et le premier ministre Laurent Lamothe saisiront la portée du geste des députées de l’opposition.

Le premier ministre devrait , a-t-il dit, présenter sa démission en raison de « son incapacité à rassembler une majorité au niveau des deux branches du parlement pour mener à bien la politique du gouvernement ».

Quant à Michel Martelly, il doit comprendre que l`entraineur de son équipe gouvernementale n’a pas donné les résultats escomptés et pour cela, il devrait le limoger », a dit M. Exius, faisant savoir, que si Michel Martelly a été assez intelligent de présenter le bilan à la place du premier ministre, son geste prouve cependant la nécessité de le remplacer, a-t-il ajouté

Le chef de l’Etat a, comme dans chacun de ses discours, fait état de la réalisation de plusieurs travaux d`infrastructure à travers le pays notamment à Port-au-Prince. Des travaux qui, dit-il, ont contribué à créer des emplois dans le pays.

La construction en cours du tronçon Cayes-Jérémie et des logements sociaux sont parmi les travaux cités par le président Martelly.

Il s’est également réjoui des progrès qu`il affirme avoir réalisés dans le domaine de l’éducation entre autre et promet de travailler à attirer plus d`investissements dans le pays de manière à favoriser une croissance raisonnable de l’économie haïtienne, avec l’application de bonnes politiques d’investissement. Il a favorisé  le tourisme, la construction et les services commerciaux. Il a promis la construction de deux nouveaux ports à port-au-Prince et la transformation de l’actuel port, en port touristique. Et le marché de la Croix des Bossalesdeviendrait un marché de produits artisanaux. Plusieurs parlementaires ont salué les nouvelles annonces du chef de l’Etat. Mais d’autres ont emis de sérieux doutes sur leur realisation, eevoquant les promesses du passé restées sans suite.

Le président du Sénat Dieuseul Simon Desras a présenté un résumé des activités des deux branches du parlement au cours de l`année législative écoulée.

Le sénateur a fait savoir que le parlement est conscient du rôle démocratique qu`il est appelé à jouer dans la vie politique du pays et estime qu`il a fait de son mieux pour se mettre à la hauteur de cette tache au cours des deux dernières sessions.

Le sénateur du Centre a cependant déploré  la lenteur du processus de  mise en place du conseil électoral permanent.

« La diabolisation de Chavez »


Eduardo GALEANO

Eduardo Galeano est un célèbre écrivain et journaliste uruguayen. Arrêté, exilé, menacé par des « escadrons de la mort », il a vécu en Europe avant de retourner en Uruguay en 1985.
Son œuvre la plus connue, « Les veines ouvertes de l’Amérique latine » (1), est un acte d’accusation contre l’exploitation de l’Amérique latine par les puissances étrangères depuis le XVe siècle. Chavez avait publiquement offert ce livre à Obama lors du  sommet des Amériques, à Trinidad-et-Tobago en  avril 2009, ce qui avait relancé les ventes un peu partout dans le monde.
Eduardo Galeano écrit des chroniques régulières dans des magazines états-uniens et anglais.
Le court article ci-dessous est le 19ème que Le grand Soir s’honore de publier  de cet auteur.

LGS

Hugo Chavez est un démon. Pourquoi ? Parce qu’il a alphabétisé deux millions de Vénézuéliens qui ne savaient ni lire ni écrire, bien qu’ils vécussent dans un pays qui a la richesse naturelle la plus importante du monde, qui est le pétrole.

J’ai vécu dans ce pays quelques années et j’ai très bien connu ce qu’il était. Ils la nomment la « Venezuela Saoudienne » pour le pétrole.

Il y avait deux millions d’enfants qui ne pouvaient pas aller à l’école parce qu’ils n’avaient pas de papiers d’identité. Et puis un gouvernement est arrivé, ce gouvernement diabolique, démoniaque, qui fait des choses élémentaires, comme dire « Les enfants doivent être acceptés à l’école avec ou sans papiers ». Et là, le monde s’est écroulé : c’est une preuve de ce que Chavez est un méchant méchantissime.

Puisqu’il a cette richesse, grâce au fait, qu’à cause de guerre d’Irak, le prix le pétrole est monté très haut, il veut profiter de cela à des fins solidaires.

Il veut aider les pays sud-américains, principalement Cuba. Cuba envoie des médecins, lui paie en pétrole. Mais ces médecins ont aussi été sources de scandales. On dit que les médecins vénézuéliens étaient furieux par la présence de ces intrus travaillant dans les quartiers pauvres.

A l’époque à laquelle je vivais là-bas comme correspondant de Prensa Latina, je n’ai jamais vu un médecin. Maintenant, oui, il y a des médecins. La présence des médecins cubains est une autre évidence de ce que Chavez est sur la Terre de passage, parce qu’il appartient à l’enfer.

Alors, quand on lit les nouvelles, il faut tout traduire. Le démonisme trouve cette origine, pour justifier la machine diabolique de la mort.

Eduardo Galeano, 2012.

Traduit de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi
El Correo. Paris le 11 janvier 2013. http://www.elcorreo.eu.org/La-diabolisation-de-Chavez-Eduard…

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Note  :

(1) « Les veines ouvertes de l’Amérique latine »  chez votre libraire ou à commander par Internet au   libraire préféré du GS  www.librairie-renaissance.fr/  qui vous l’enverra.
Pocket, 2011.  8,4 euros.
Tel : 05 61 44 16 32 / 05 62 14 10 07

« Rayer des pays de la carte » : Qui déroute les «États en déroute»?


Global Research, janvier 01, 2013
Une dangereuse rumeur s est propagée à travers le monde et elle pourrait avoir des conséquences catastrophiques. La légende veut que le président iranien ait menacé de détruire Israël ou, pour citer les propos déformés, dit « Israël doit être rayé de la carte ». Contrairement à la croyance populaire, il n a jamais fait cette déclaration […] (Arash Norouzi, Wiped off The Map: The Rumor of the Century, janvier 2007.) Les États-Unis ont attaqué directement ou indirectement environ 44 pays à travers le monde depuis août 1945, certains d entre eux à plusieurs reprises. Le but affiché de ces interventions militaires était d effectuer un « changement de régime ». Pour justifier et dissimuler ce qui correspondait à des actions unilatérales et illégales, on a invariablement évoqué les « droits humains » et la « démocratie ». (Professeur Eric Waddell, The United States Global Military Crusade (1945- ), Global Research, février 2007) « Voici un memo du Pentagone qui décrit comment nous allons anéantir sept pays en cinq ans en commençant par l Irak, ensuite la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan et pour terminer, l Iran ». J ai dit « Est-il classifié? » Il a dit « Oui monsieur. » J ai répondu : « Alors ne me le montrez pas. » (General Wesley Clark, Democracy Now, 2 mars 2007.) Washington « oeuvre à la destruction » d une très longue liste de pays. Qui « raye des pays de la carte? » L Iran ou les États-Unis? Durant une période appelée euphémiquement l « après-guerre » de 1945 à aujourd hui les États-Unis ont directement ou indirectement attaqué plus de 40 pays. Alors que les principes de la politique étrangère des États-Unis prétendent « propager la démocratie », l interventionnisme étasunien, par des moyens militaires et des opérations clandestines, a donné lieu à la déstabilisation totale et la partition de pays souverains. Détruire des pays fait partie d un projet impérial des États-Unis, un processus de domination mondiale. De plus, selon des sources officielles, les États-Unis ont en tout 737 bases militaires à l’étranger (données de 2005). Le concept d « État en déroute » Dans son rapport « Global Trends » (Tendances mondiales, décembre 2012), le National Intelligence Council (NIC), situé à Washington, « prédit » que 15 pays en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient deviendront des « États en déroute » d ici 2030 en raison de leurs « conflits potentiels et leurs ennuis environnementaux ». La liste des pays dans le rapport de 2012 du NIC comprend l Afghanistan, le Pakistan, le Bangladesh, le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Mali, le Kenya, le Burundi, l Éthiopie, le Rwanda, la Somalie, la République démocratique du Congo, le Malawi, Haïti et le Yémen. (voir p 39) Dans le rapport de 2005, publié au début du second terme de Bush, le NIC avait prévu que le Pakistan deviendrait un « État en déroute » d ici 2015 « car il sera affecté par la guerre civile, la talibanisation totale et la lutte pour le contrôle de ses armes nucléaires ». Le Pakistan a été comparé à la Yougoslavie, découpée en sept États par procuration après une décennie de « guerres civiles » parrainées par les États-Unis et l OTAN. Le NIC prévoyait pour le Pakistan « un destin à la yougoslave […], un pays déchiré par la guerre civile, des bains de sang et des rivalités interprovinciales ». (Energy Compass, 2 mars 2005.) Bien qu il affirme que les États en déroute « servent de refuge aux extrémistes politiques et religieux » (p. 143), le rapport ne reconnaît pas que depuis les années 1970, les États-Unis et leurs alliés ont secrètement soutenu des organisations religieuses extrémistes afin de déstabiliser des États-nations laïques et souverains. Et le Pakistan et l Afghanistan étaient des États laïcs dans les années 1970. Un « statut d État en déroute » à la yougoslave ou à la somalienne n est pas le résultat de divisions sociales internes, mais un objectif stratégique mis en oeuvre par des opérations clandestines et des actions militaires. Fund for Peace, dont le siège est à Washington et le mandat consiste à promouvoir « une sécurité durable par la recherche », publie (annuellement) un « Index des États en déroute » basé sur une évaluation des risques (voir la carte ci-dessous). Trente-trois pays (compris dans les catégories Alerte [rouge] et Avertissement [orange]) sont identifiés comme étant des « États en déroute ». Selon Fund for Peace, les États en déroute sont également des « cibles pour les terroristes liés à Al-Qaïda ».
Le classement annuel des pays par Fund for Peace et Foreign Policy indiquant les symptômes des États en déroute/fragiles est publié au moment où le monde s inquiète de plus en plus du sanctuaire étatique au nord du Mali où s établissent des extrémistes liés à Al-Qaïda pour l expansion du djihad.

Inutile de dire que l histoire d Al-Qaïda comme élément du renseignement étasunien, son rôle dans la division des factions et l instabilité au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique subsaharienne n est pas mentionnée. Les activités des unités djihadistes d Al-Qaïda dans la plupart de ces pays relèvent d un programme clandestin diabolique du renseignement. Les États « faibles » et « en déroute » : une menace pour les États-Unis Selon une logique tordue du Congrès étasunien, les « États en déroute plus faibles » constituent une menace pour la sécurité des États-Unis : « [P]lusieurs menaces [émanent] d États décrits soit comme étant faibles, fragiles, vulnérables, défaillants, précaires, en déroute, en crise ou déstructurés ».

Lorsque la Guerre froide a pris fin au début des années 1990, les analystes ont pris conscience de l émergence d un environnement de sécurité internationale dans lequel les États faibles et défaillants devenaient des véhicules pour le crime organisé international, des voies pour la prolifération nucléaire et des points chauds pour les conflits civils et les urgences humanitaires. Les menaces potentielles à la sécurité nationale des États-Unis que posent les États faibles et défaillants est devenue davantage évidente avec les attentats du 11-Septembre 2001 contre les États-Unis commis par Al-Qaïda, organisés par Oussama ben Laden à partir du refuge offert par l Afghanistan. Les événements du 11-Septembre 2001 ont poussé le président George W. Bush à déclarer dans la Stratégie de sécurité nationale des États-Unis de 2002 que les « États faibles comme l Afghanistan peuvent poser un danger aussi grand pour nos intérêts nationaux que les États forts ». (Weak and Failing States: Evolving Security, Threats and U.S. Policy, Rapport du CRS pour le Congrès des États-Unis, Washington, 2008.)

Dans ce rapport du CRS du Congrès, on ne mentionne toutefois pas que « les points chauds du crime organisé et les conflits civils » sont le résultat d opérations clandestines du renseignement étasunien. Fait amplement documenté, l économie afghane de la drogue, générant plus de 90 pour cent des réserves mondiales d héroïne, est liée à une opération de blanchiment d argent de plusieurs milliards de dollars impliquant de grandes institutions financières. Le commerce de la drogue en provenance de l Afghanistan est protégé par le CIA et des forces d occupation des États-Unis et de l OTAN. La Syrie qualifiée d « État en déroute » Les atrocités commises contre la population syrienne par l Armée syrienne libre (ASL), appuyée par les États-Unis et l OTAN, créent les conditions favorisant une guerre confessionnelle. L extrémisme confessionnel favorise le démantèlement de l État-nation qu est la Syrie ainsi que la fin du gouvernement central à Damas. Le but de la politique étrangère de Washington est de transformer la Syrie en ce que le NIC appelle un « État en déroute ». Le changement de régime implique le maintien d un gouvernement central. Alors que la crise syrienne se développe, l objectif ultime n est plus le « changement de régime », mais la destruction et la partition de la Syrie en tant qu État-nation. La stratégie des États, de l OTAN et d Israël consiste à diviser le pays en trois États faibles. De récents reportages indiquent que si Bachar Al-Assad « refuse de démissionner, la Syrie « deviendra un État en déroute comme la Somalie ». L un des possibles « scénarios de démantèlement » rapporté par la presse israélienne est la formation d États, séparés et « indépendants », sunnite, alaouite-chiite, kurde et druze. Selon le major-général Yair Golan des Forces de défense d Israël (FDI), « la Syrie est dans une guerre civile qui fera d elle un État en déroute où se propagera le terrorisme » et les FDI analysent actuellement « comment la Syrie se démantèlerait ». (Reuters, 31 mai 2012.) En novembre l ambassadeur de la paix des Nations Unies Lakhdar Brahimi a laissé entendre que la Syrie deviendrait « une nouvelle Somalie […] mettant en garde contre un scénario où les seigneurs de guerre et les milices remplissent un vide laissé par l effondrement de l État ». (Reuters, 22 novembre 2012.)

« Ce que je crains est pire […], que l État s effondre et que la Syrie se transforme en Somalie. »
« Je crois que si l on ne s occupe pas de cette question correctement, la partition ne sera pas le problème mais plutôt la « Somalisation » : l effondrement de l État et l émergence de seigneurs de guerre, de milices et de groupes de combattants. » (Ibid.)

Ce que l envoyé de l ONU a omis de mentionner est que le démantèlement de la Somalie était délibéré. Il faisait partie d un projet militaire et du renseignement des États-Unis, désormais appliqué à plusieurs pays ciblés du Moyen-Orient, de l Afrique et de l Asie qualifiés d « États en déroute ». Voici la question principale : qui déroute les États en déroute? Qui les « anéantit »? Le démantèlement planifié de la Syrie en tant qu État souverain relève d un plan régional intégré d ordre militaire et des services de renseignement comprenant le Liban, l Iran et le Pakistan. Selon les « prédictions » du NIC, le démantèlement du Pakistan devrait se produire au cours des trois prochaines années. Michel Chossudovsky Article original: Wiping Countries Off the Map : Who s Failing the Failed States , publié le 29 décembre 2012. Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca   Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l Université d Ottawa. Il est l auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).   Guerre et mondialisation Mondialisation de la pauvreté.

Copyright © 2013 Global Research

Mobilizasyon mas yo fè gouvèlman kale-tèt la mòde pousyè


Jou mèkredi 9 janvye a, tout peyi a konstate lè mas yo frape pye-yo, pa gen fòs ki ka kanpe sou chimen-l e se tankou yon lavalas toutbon.

Jou mèkredi 9 janvye a, tout peyi a konstate si mas yo vle anpeche gouvènman kale-tèt la lage peyi a nan tchouboum, yo ka reyisi.

Jou mèkredi 9 janvye a, tout peyi a konstate feblès gouvènman kale-tèt la malgre awogans Martelly ki konprann li ka tounen ak diktati makout nan peyi a.

Jou mèkredi 9 janvye a, nèg k’ap kite on prezidan ki genlè anba efè dwòg di toujou li te konn pran yo, sèvi ak ou kòm enstriman pou regle kont-li ak lénmi politik-li, se ou k’ap konnen lawont, menmjan sa pase pou konmisè gouvèlman Lucmane Délile, k’ap fè eksèdzèl n’on gouvèlman bann zobop mas yo sanlè choute ak koutpye.

Jou mèkredi 9 janvye a, tout moun ka konstate lè foli pouvwa moute nan tèt yon otorite tankou Lucmane Délile, li ka fè-l li manman lwa peyi-l tèt anba, ki lakòz tout moun pase-l nan rizib e menm ti katkat griyen dan sou li.

Jou mèkredi 9 janvye a, tout moun rive konstate mas yo toujou kwè n’on sèl vrè lidè nan peyi a, e sa, malgre feblès-li ; malgre tout erè li komèt ; malgre tout flè li voye ; malgre tout dega li lakòz nan lit mas yo pou vrè chanjman yo reve a.

Jou mèkredi 9 janvye a, li klè pou tout moun si gouvèlman Matelly-Lamothe la kontinye anmède kò-l, l’ap pran nan cho toutbon.

Jou mèkredi 9 janvye a, li klè pou tout moun « pouvwa pèp la pi fò pase moun sa yo ki sou pouvwa a. »

Morisseau Lazarre kamoy3@optimum.net

Qu’en est-il de l’affaire Clifford Brandt ?


Le gouvernement Martelly/Lamothe fait face à un grand dilemme en ce qui concerne l’affaire Clifford Brandt. Ce n’est pas sans raison que Michel Martelly, bénéficiant de la complicité d’une bonne partie de la presse invertébrée et prostituée, garde un silence de cimetière qui en dit long sur l’arrestation et l’embastillement de son bienfaiteur et conseiller Clifford Brandt.  Ce scandale qui, dès son éclatement, a failli tailler en pièces la présidence de Martelly, reste et demeure une épée de Damoclès suspendue  à un crin au-dessus de la tête de la famille présidentielle même. Car, selon l’hebdomadaire Haïti Observateur et le sénateur du Nord qui n’a pas froid aux yeux, le président Martelly lui-même et son fils Olivier Martelly sont trempés jusqu’au cou dans ce scandale de kidnapping qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive. D’ailleurs, toujours d’après Haïti Observateur, Clifford Brandt aurait déclaré qu’Olivier Martelly est le numéro 6 du réseau criminel qu’il dirige.

Donc, quoique  hautain comme le diable et bavard comme un pie, le président haïtien, pour sa survie et celle de son fils, n’a d’autre choix que de faire le mort sur l’affaire Brandt. Mais nous savons qu’il est entrain, parallèlement, de remuer ciel et terre en catimini pour faire taire la justice et s’assurer que Brandt, menaçant de vider le sac à secrets au moment opportun, soit relâché, à l’instar du criminel Calixte Valentin, un autre conseiller du président.

En effet, il s’ébruite que Brandt aurait déjà recouvré sa liberté. Nous en doutons fort. Bien que ce ne soit pas impossible, puisque ces sous-hommes au pouvoir, qui défient toutes les lois de la morale, ont fait de la minuscule et malchanceuse Haïti la terre d’un stupide amalgame que nous pouvons métaphoriquement appeler «impossible-possible». D’ailleurs, l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier, ne vient-il pas de recevoir son passeport diplomatique, pour pouvoir circuler librement, façon de l’absoudre de tous ses crimes commis contre le peuple haïtien ? Si, en outre, la rumeur se serait révélée fondée et Martelly aurait réussi son méchant pari, à savoir faire libérer Clifford Brandt, ce serait, bien sûr, avec la complicité du gouvernement étasunien dans la mesure où c’est le service secret de l’Oncle Sam qui a la garde du dossier de l’affaire Brandt.

En ce sens, le peuple haïtien a du pain sur la planche. Comme il ne peut pas compter sur ses soi-disant représentants au parlement, qui sont des corrompus impénitents eux-mêmes, à part quelques rares exceptions, il ne peut pas se permettre d’être passif. Ce serait donner un chèque en blanc à Michel Martelly pour continuer à se livrer comme bon lui semble à ses pulsions des plus immorales et méchantes au détriment de la nation à laquelle il a déjà causé des torts irréparables. On n’est pas sans savoir cependant qu’il est ce que nous sommes, c’est-à-dire qu’il est humain, qu’il a ses faiblesses et qu’il a droit à des erreurs. Mais, en tant que premier citoyen du pays, il doit avoir un minimum de bon sens et de décence : il ne peut se complaire dans des actes qui ne font pas honneur à la nation et qui auront des conséquences catastrophiques pour les générations à venir. Par conséquent, le peuple se doit de surveiller de près le président Michel Martelly dans tous ses actes et plus particulièrement dans l’affaire Brandt, qui risque de ternir beaucoup plus l’image du pays, et l’empêcher de gré ou de force, de prendre en otage la justice du pays afin de protéger sa personne et les malfrats de son entourage. Clifford Brandt et ses complices doivent répondre à la justice et payer pour leurs forfaits. Il y va de la survie et de l’honneur de la Nation.

Morisseau Lazarre kamoy3@optimum.net

Le gouvernement canadien annonce le gel de pusieurs centaines de millions de dollars d’aide à Haïti: le ministre de la coopératon a fait savoir que le Canada ne va pas s’occuper des problèmes d’Haïti pour toujours


Port-au-Prince, le 4 janvier 2013 – (AHP) –L’Agence canadienne de développement international (ACDI) a annoncé le gel de plusieurs centaines de millions de dollars destinés à de nouveaux projets en Haïti , « en attendant de déterminer une approche plus «efficace» qui permettrait aux Haïtiens «de se prendre en main».

Le ministre de la Coopération internationale, Julian Fantino, qui a confirmé cette décision pour La Presse de Montréal  a tenu un discours sévère à l’égard d’Haïti et insisté sur  la nécessité pour le pays de prendre son propre destin en main.

M. Fantino  qui a visité Haïti il y a quelques semaines a fait savoir que les canadiens n’ont pas obtenu le progrès auquel ils  sont en droit de s’attendre suite au fonds investis en haïti.» Ce que des secteurs canadiens expliquent par le fait que le govenement haïtien n’aurai pas justifié l’utilisation de fonds dejà reçus

Les fonds destinés aux nouveaux projets pour Haïti ont donc été gelés en attendant de décider des prochaines étapes, a indiqué M. Fantino, faisant savoir que même « si nous continuons à financer certains programmes […]. Mais il n’y a pas de nouvelle initiative en ce moment. Et nous réfléchissons à ce que devrait être la prochaine étape, a-t-il dit.»

Il a expliqué que le problème est qu’Haïti est toujours en mauvais état. Et qu’en République dominicaine voisine, les choses vont beaucoup mieux.

«Il faut qu’eux aussi se prennent en main, a dit le ministre, qui appelle les Haïtiens à en faire maintenant un peu plus pour bâtir leur propre avenir.
Nou n’allons pas nous occuper de leurs problèmes pour toujours, a-t-il lancé, critiquant entre autres le fait qu’il y a des déchets partout.

«Le taux de chômage est très élevé en Haïti. Il y a des centaines de milliers d’hommes et de femmes très capables qui pourraient s’impliquer et nettoyer », a-t-il dit.


Un ancien ministre questionne les plaintes déposées contre l’ancien président Aristide et le comportement du commissaire du gouvernement: Leslie Voltaire dit craindre que cette décision politique ne conduise à l’ingouvernabilité du pays


Port-au-Prince, le 7 janvier 2012 – (AHP) – L’ancien ministre de la Culture et des Haïtiens vivant à l’Etranger, l’urbaniste Leslie Voltaire, a questionné lundi les « pseudos plaintes » deposées contre l’ancien président Jean Bertrand Aristide, tout comme le traitement accordé aux dites plaintes par le commissaire du gouvernement, Lucmane Délille.

Un ancien bénéficiaire de l’oeuvre sociale la Fanmi Selavi, Sonny Thélusma alias Ti Soni, accuse M. Aristide d’avoir  profité de fonds  qui lui auraient été destinés, alors que, comme par coincidence, le responsable d’une association dénommée Conasovic, Rosemond Jean accuse l’ancien chef d’Etat de responsablité dans la  perte par des centaines d’epargnants de fonds qu’ils avaient déposés dans des coopératives ayant declaré faillite au début des années 2000.

M. Voltaire estime qu’il s’agit là de manoeuvres politiciennes téléguidées. Mais, il a dit craindre que cette décision politique  ne conduise à une ingouvernabilité du pays et à l’incapacité de la société à organiser des élections, pendant que les autorités affirment que le pays offre un cimat sûr et stable et qu’il est ouvert au business.

De plus, a poursuivi l’ancien ministre,  on veut créer de nouvelles frustrations politiques au sein d’une population dejà soumise à une austérité économique sans précedent.

La décision politique du chef du Parquet de Port-au-Prince est la recette indiquée pour  une catastrophe et une perte de contrôle de la situation, redoute Leslie Voltaire.

Plusieurs autres  secteurs ont egalement questionné l’invitation faite à l’ancien chef d’Etat par le chef du Parquet de Port-au-Prince
connu comme un opposant farouche à M. Aristide et qui est de plus, accusé de non-respect de la procédure legale dans la  conduite de ce dossier.

La moralité des plaignants est également questionnée. Rosemeond Jean , un individu « au passé douteux », a eu des démêlés avec la justice et se trouvait recemment armes au poing aux côtés d’anciens militaires et autres affairistes qui ont investi des sites publics et d’anciennes installations des forces armées dissoutes pour réclamer leur reconstitution.

Quant au nommé Ti Soni, il a tenté vendredi avec des collègues de penétrer dans l’ambassade américaine en vue de solliciter des visas, alors qu’il affirme  avoir porté plainte pour pouvoir récupérer des fonds qui auraient eté reçus en sa faveur.

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