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L’idéal dessalinien et Michel Martelly


Tandis que les manifestations en cascade s’accentuent à travers le pays pour réclamer le départ des valets des impérialistes au pouvoir et le retrait des troupes des puissances occupantes du territoire haïtien, le président Michel Martelly persiste et signe dans la pure démagogie.

Martelly, qui n’a rien à voir ni de près ni de loin avec l’idéal dessalinien en cautionnant, une fois de plus, l’occupation du pays avec le renouvellement honteux du mandat de la MINUSTAH, a eu l’outrecuidance d’aller déposer une gerbe de fleurs au pied du monument de Jean-Jacques Dessalines, au Pont Rouge, où le père de la patrie haïtienne fut assassiné le 17 octobre 1806 par ses propres frères. Mais ce qui a été quand même surprenant sinon curieux, c’est que le démagogue de président était assez circonspect cette fois. Il n’a débité aucun discours au cours de cette cérémonie et n’a fait aucune déclaration à la presse. C’est plutôt au palais national, en présence des centaines d’élèves réunis en la circonstance, qu’il allait improviser une ratatouille pour épater enfin ses invités.

Martelly a embaumé chichement l’Empereur en disant aux élèves que celui-ci « avait toujours rêvé de progrès et de justice sociale en Haïti ». Façon subtile de se comparer à Dessalines car il poursuivait pour renouveler aussi sa volonté de « travailler à la scolarisation de tous les enfants d’Haïti », tout en grossissant le nombre d’enfants – soit 1,287.214 – qui ont déjà bénéficié, a-t-il dit, du programme d’éducation universelle gratuite que son gouvernement a mis sur pied. Alors que parents, professeurs, élèves, syndicats des enseignants sont unanimes à démentir Michel Martelly.

Dessalines s’était battu au péril de sa vie contre les colons français pour nous léguer une nation libre et souveraine. Et, lors de la proclamation de l’acte de l’indépendance d’Haïti, lui (Dessalines) et les autres demiurges avaient juré de vivre libre ou mourir. Aujourd’hui encore, Michel Martelly, en tant que vassal aveugle des néo colons, cautionne la désacralisation de la souveraineté du pays. Ce faisant, il met de l’eau au moulin des néo colons, tels l’ambassadeur français Didier Lebret, l’ambassadrice américaine Pamela White, le représentant de l’Union Européenne en Haïti, Javier Nino Perez et le chef civil de la MINUSTAH, Mariano Fernandez Amunategui etc., qui s’immiscent sans retenue aucune dans les affaires du pays.

Au Pont Rouge, le 17 octobre 1806, Dessalines laissa sa peau en se faisant assassiner par les traîtres de la patrie pour son idéal. Aujourd’hui si le président Michel Martelly a brièvement mentionné les rêves de Dessalines aux élèves au palais national, ce n’est que pour faire de la démagogie car son idéal est l’antithèse de celui du père fondateur de la patrie. Il a choisi plutôt de défendre la cause des vampires locaux et des prédateurs internationaux et préfère vivre à genoux que de mourir debout. C’est pourquoi les citoyens conscients du pays se tiennent sur leurs ergots pour exiger le départ du président Martelly du pouvoir et la fin de l’occupation du pays par ses maitres.

Vive l’idéal dessalien !

Morisseau Lazarre

kamoy3@optimum.net

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Une réflexion sur “L’idéal dessalinien et Michel Martelly

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