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Archives mensuelles de “octobre, 2012”

Le féroce aigle à tête fourchue !


Guillermo Almeyra

Les capitalistes des États-Unis, qui se sentent « élus », par un Dieu, qu’ils ont créé à leur image et ressemblance, considèrent qu’ils doivent dévorer le reste de monde. C’est un establishment unique, un oiseau rapace à deux têtes. Leurs divergences internes se bornent à savoir si la planète doit être mangée en mi-crue ou lentement bouillie et avec l’assaisonnement collant de la rhétorique démocratique. Nous, les participants au festin mais en qualité d’aliments potentiels, n’avons pas beaucoup de motifs pour d’opter pour une des deux méthodes ni pour leurs cuisiniers cannibales …

Par exemple, le Prix Nobel de la Paix, Barack Obama – qui partage ce Prix avec d’autres bijoux, comme Theodore Roosevelt (celui de la guerre de Cuba et des Philippines), Chamberlain (celui de Munich), Kissinger (celui du coup de Etat à Pinochet parmi tant de méfaits), Begin, Rabin et Shimon Peres (assassins de palestiniens), et l’Union Européenne, (participante à la destruction de la Yougoslavie et aux massacres en Libye) – continue de bombarder quotidiennement des cibles civiles au Pakistan et en Afghanistan sans que ne bouge même un cheveux. Pour sa part le gouverneur Mitt Romney, petit-fils d’un mormon émigré au Mexique avec toutes ses femmes à cause de la persécution religieuse, propose sans gêne une politique de rejet plus active des immigrants, un fondamentalisme religieux de croisé et une politique internationale encore plus agressive.

Les deux ailes du capitalisme étasunien coïncident totalement sur la partie stratégique bien qu’elles aient des différences tactiques. Celle du Parti Démocrate, qui défend le grand capital financier mais essaie, en même temps, de maintenir grâce à quelques allocations le marché interne, s’affronte à l’autre, celle du Parti Républicainqui nie jusqu’à l’évolution des espèces bien qu’elle soit darwiniste sur le social mais les deux défendent à mort le système capitaliste et l’impérialisme étasunien, son fer de lance.

C’est pourquoi dans le débat (pour le nommer ainsi) entre les candidats des deux partis, les deux ont seulement parlé « de la classe moyenne » (euphémisme avec celui qu’ils se réfèrent à un système qu’ils supposent qu’il soit seulement composé de chats gris où les chats obscurs d’égout – les travailleurs – ne s’opposeraient même pas en rêves aux chats blancs et fins d’angora – les grands capitalistes). C’est pourquoi ils n’ont pas parlé, non plus, de comment en finir avec le chômage, ils n’ont pas dit ce qui pourrait être fait pour les prisons remplies presque exclusivement de noirs et, dans une proportion moindre, de Latinos, ils n’ont dit mot sur les contenus réactionnaires de l’éducation, ni sur l’alimentation, dans un pays d’obèses et de diabétiques à cause d’une mauvaise nutrition et d’un niveau de culture limité, ni sur la vente libre d’armes de guerre et le commerce de la drogue le plus vastes du monde, historiquement financé par la CIA, comme en Asie, en Sicile, lors de la guerre au Nicaragua. Aucun d’eux n’a non plus mentionné les centaines de milliers de morts provoqués par les guerres impérialistes, comme celles de l’Irak, de la Yougoslavie, de l’Afghanistan. Aucun de deux ne s’est référé à la crise mondiale provoquée par le système capitaliste, mais que paient des centaines de millions de travailleurs, ni aux banques et aux grandes entreprises qui se sont fait soutenir avec l’argent des contribuables, ni ils ont offert de plan pour alléger le chômage et la pauvreté qui affectent gravement des millions de citoyens aux États-Unis.

A l’échelle mondiale n’ont pas manqué les âmes candides qui, quand Obama fut choisi, ont cru qu’il diminuerait le racisme et que les États-Unis seraient plus démocratiques au niveau interne et qu’ils se retireraient de leurs aventures externes, où ils ont été battu. Ils sont oubliés que le Gouvernement des États-Unis, ainsi que les deux partis qui se relaient à la Maison Blanche et pour contrôler le Parlement, sont dirigés par de grands groupes capitalistes ayant des intérêts à l’échelle mondiale et qui partagent la même vision et mission impérialiste. En effet, le prix Nobel de la Paix Theodore Roosevelt a envahi le Maroc ou Cuba quand il en a eu l’envie, tandis que son descendant, le « Démocrate », Franklin Delanoë Roosevelt, a permis que les japonais coulent la flotte du Pacifique à Pearl Harbour pour obliger les citoyens à participer à une guerre mondiale dont il espérait tirer un profit impérialiste et avec laquelle il espérait transformer son pays en première puissance économique mondiale grâce à une « pax américana » obtenu avec des morts européens et asiatiques et aussi le « Démocrate », Harry Truman, a balayé sans hésiter par des bombes nucléaires toute la population d’Hiroshima et Nagasaki et a établi ainsi les bases de l’« Ordre » de l’après-guerre que nous connaissons et dont nous souffrons.

Nous, les victimes de l’aigle à deux têtes avons, par conséquent, non seulement intérêt d’éviter les illusions stupides de certains sur Obama ou l’espoir de ce qu’aux élections des Etats-Unis triomphe un supposé moindre mal parce que, si le président est réélu, la situation économico-sociale et les efforts pour soutenir le régime capitaliste en crise pourraient le mener à recourir aux méthodes extrêmes que son adversaire propose et, vice-versa, si celui-ci gagnait, il devrait prendre en compte ce qu’il se passera dans la société des Etats-Unis et, par conséquent, partiellement modifier sa politique.

Les élections en Yanquiland sont en réalité encore une preuve que la concentration de la richesse a éliminé les bases même de la démocratie formelle dans le monde et surtout dans un pays où depuis plus d’un siècle il n’y a pas de gauche anticapitaliste importante. Par conséquent, il est fondamental d’essayer d’aider par tous les moyens les travailleurs et les opprimés des États-Unis pour qu’ils en finissent avec leurs illusions sur le capitalisme et assument une position politique indépendante en donnant une forme politique au rejet des indignés et de toutes les victimes du système. Notre lutte contre les magnats de Wall Street, n’est pas seulement fondamentale, pour notre libération, mais elle est aussi indispensable, pour cette tâche, qui pourrait changer le rapport de forces social, dans le monde.

Guillermo Almeyra

http://www.elcorreo.eu.org/Le-feroce-aigle-de-tete-fourchue

Traduit de de l’espagnol pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi.

El Correo. Paris, le 23 octobre 2012

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Françafrique, cette association de malfaiteurs qui a paralysé l’Afrique


Zehira HOUFANI BERFAS

Ces jours-ci, il est de bon temps de parler d’un vent de renouveau dans les relations France-Afrique.  L’« honneur » des Africains est lavé, semblent dire à l’unisson certains milieux politiciens des deux côtés de la méditerranée. Le nouveau président de la gauche française, François Hollande est venu soigner les « bobos » que son prédécesseur de la droite française, Nicolas Sarkozy, a commis envers les « élites » africaines.

Contrairement à Nicolas Sarkozy qui avait dans la même ville, Dakar, commis l’impair en pensant avoir identifié le « drame de l’Afrique » en disant que «  l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire », François Hollande préfère « encenser » le continent « berceau de l’humanité », en valorisant ses atouts et en axant sur son avenir, sans s’attarder sur le lourd passé des relations franco-africaines, dont il veut apparemment se distancer. Désormais, déclare-t-il dans son premier discours en terre d’Afrique : « Le temps de la Françafrique est révolu : il y a la France, il y a l’Afrique, il y a le partenariat entre la France et l’Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité. (1) »  En fait, l’exposé est truffé de belles phrases, des promesses d’amitié, de sincérité, bref, un beau discours avec des énoncés tout à fait judicieux pour susciter l’adhésion des Africains en ces temps d’incertitudes et de crise globalisée, dont ils sont encore une fois les otages.

Mais pour beaucoup d’Africains, le seul fait nouveau dans ce discours, c’est son orateur, le président François Hollande, le nouveau visage des intérêts de la France en Afrique. Le reste n’est que rengaine. Les mémoires sont pleines des promesses et autres engagements des gouvernements successifs de la France, qu’on s’empresse d’enterrer sitôt éteints les projecteurs. Qui ne se souvient du fameux discours prononcé à La Baule le 20 juin 1990 par un autre président français, également de gauche, François Mitterrand. Son contenu a marqué les esprits par le vent de changement qu’il prônait, autant en terme de relations entre la France et l’Afrique, qu’en terme de liberté, de développement et d’ouverture démocratique. D’autant que le contexte politique international de l’époque s’y prêtait particulièrement dans la foulée de l’effondrement de l’union soviétique et la chute du mur de Berlin. N’est-ce pas qu’il faut avoir la mémoire courte pour croire encore aux discours des présidents français sur l’Afrique ? Aucun d’eux n’a jamais mis en péril le système néocolonialiste mis en place par le général de Gaule et son homme de main Jacques Foccart pour garder ses ex. colonies sous domination française. La machine monstrueuse qu’est la Françafrique est toujours active, même si les discours et les filières sont renouvelés à chaque changement de gouvernement français.

Alors, morte la Françafrique comme le proclame le président Hollande ? Pas sûr. Chacun de ses prédécesseurs avait, dans des termes plus ou moins similaires, proclamé publiquement l’acte de décès de cette association de malfaiteurs, dont l’ampleur des crimes contre l’humanité occuperait la cour pénale internationale pour des années, à tout le moins. Mais aucun des présidents, de droite comme de gauche, n’a vraiment dévié de la ligne tracée par Jacques Foccart, laquelle comme chacun sait, ne fait aucune place aux droits des peuples des ex. colonies.

Gauche et droite, nourries au sein de la Françafrique

Si les Africains ne s’attendaient pas à des gestes révolutionnaires de la droite française, supposément pas très regardante sur la question des droits de l’homme dans la conduite de ses affaires en Afrique, l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 avait soulevé de grands espoirs. D’autant que François Mitterrand avait nommé au poste de ministre délégué à la « coopération » Jean-Pierre Cot, un homme tout acquis au changement dans les relations France-Afrique, comme l’écrivait Christian Fauvet dans l’Express : « La tête pleine d’idées généreuses (…), il s’emploie à faire souffler le vent du changement. Après tout, il est là pour ça. Dans son esprit, le changement consiste à abandonner la politique du secret, que symbolisait Foccart, (…) À promouvoir une autre politique du développement, fondée sur une certaine morale. (2) »  Jean-Pierre Cot, explique pour sa part au réalisateur du remarquable documentaire Francafrique (3), Patrick Benquet : « qu’il représentait “l’image” à laquelle tenait le président Mitterrand”, l’ouverture sur le tiers-monde, le discours généreux du développement, les nations unies, les droits de l’homme… » Tout cela ne fut qu’une brève parenthèse.

Les Africains découvrent rapidement que ce n’est qu’une image derrière laquelle le président Mitterrand est devenu lui-même la nouvelle matrice de la Françafrique et encaisse dans les pures traditions de celle-ci, les dividendes engendrés par le pillage, les détournements, et autres crimes infligés aux peuples du continent. Ils ne sont pas les seuls à être déçus par la gauche française. Le ministre de la coopération l’est tout autant de voir son président reproduire dans les coulisses ce qu’il condamnait publiquement. Jean-Pierre Cot démissionne et devient ainsi une victime de l’argent sale, qui alimente les caisses noires de l’Élysée et les comptes bancaires des dictateurs alliés. Sauté l’obstacle Jean-Pierre Cot, la Françafrique repart sous la houlette de François Mitterrand, qui du même coup enterre le discours d’ouverture de la Baule qui faisait la part belle à la démocratie, au développement et les droits de l’homme dans les ex. colonies. Pendant un court instant de l’histoire, les peuples africains s’étaient mis à rêver si fort qu’ils en oubliaient que l’orateur et son assistance, un parterre de dictateurs sanguinaires et corrompus, étaient les pourvoyeurs exclusifs de leurs souffrances. Mitterrand a tout bonnement enterré le projet de rupture avec la Françafrique et mis celle-ci au service de ses propres ambitions.

On efface et on recommence

Plus de 15 ans plus tard, après d’autres guerres (4), d’autres massacres, et d’autres coups d’état qui ont confiné le continent dans la misère et la violence, le candidat président de la droite, Nicolas Sarkozy se présente aux Africains avec le même projet de rupture avec la Francafrique. Il parle d’instaurer une : « relation transparente. Il nous la faut, déclare-t-il, débarrassée des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés » (5) Son secrétaire d’état chargé de la coopération et de la Francophonie, Jean-Marie Bockel va connaître le même sort que celui de Mitterrand, Jean-Pierre Cot. Dans un discours fort critique des relations France-Afrique, il déclare devant la presse : « Je veux signer l’acte de décès de la “Françafrique” (6). Je veux tourner la page de pratiques d’un autre temps, d’un mode de relations ambigu et complaisant, dont certains, ici comme là-bas, tirent avantage, au détriment de l’intérêt général et du développement. » Il n’en fallait pas plus pour réveiller les monstres de la Françafrique. Et au lieu de rupture, c’est plutôt le secrétaire d’état qui est démis de ses fonctions dans la « patrie » des droits de l’homme. Cependant, contrairement à Jean-Pierre Cot qui a refusé de monnayer ses principes en déclinant l’offre de son gouvernement, cet ancien colonel accepta d’occuper le poste de ministre aux anciens combattants.

50 ans après les indépendances, la mort de la Françafrique devrait être une affaire exclusivement africaine

Tous ces épisodes de la Françafrique, qui renait à chaque fois de ses cendres, prouvent aux Africains que la balle de leur émancipation est désormais dans leur camp. Il leur faudra regarder bien en face, et surtout évaluer les incidences des instruments de leur dépendance vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale, la Françafrique, bien sûr, mais aussi la Francophonie et la Franc-maçonnerie (7), qui sont autant de ghettos qui neutralisent le développement des ex. colonies. Si la mondialisation n’est pas l’idéal pour l’humanité, il n’empêche qu’elle a permis l’ouverture du continent africain à d’autres possibilités de développement. Quand les Africains entendent les politiques et médias français s’indigner que la Chine fasse des affaires avec des régimes qui violent les droits humains, ça prête à sourire, tant le sarcasme est énorme. Il faut être bien arrogant et surtout méprisant pour reprocher aux Chinois, un crime qu’eux-mêmes commettent systématiquement et sans état d’âme depuis 50 ans sur le continent noir, au vu et au su de toute l’Europe, dont ils sont le fer de lance dans cette partie du monde. Tout comme les Britanniques et les États-Unis le sont dans d’autres endroits de la planète.

C’est parfait de vouloir tourner la page, mais alors, que la France cesse séance tenante son soutien aux dictateurs, qu’elle publie tous leurs biens et leurs avoirs (8) sur son territoire et qu’elle les restitue aux peuples pillés (9), qu’elle libère les archives de ses ex. colonies, qu’elle mette fin aux accords militaires secrets, et qu’elle procède au démantèlement de ses bases militaires. Peut-on y croire ? Après 50 ans de pratiques inégales et de mensonges, les préjugés instillés par les réseaux de la Françafrique finissent comme une seconde nature qu’on peine à éliminer. Et on aurait tendance à penser que rien de cela ne sera fait. Force est de constater, encore une fois dans le cas du Mali, ce va-t-en guerre, dont la France use si facilement sur le continent et qui trahit la nature des relations néocolonialistes encore diffuses dans les esprits de l’Élysée. Ce ne sont sûrement pas les peules du Congo, de la Côte d’ivoire, de l’Algérie, du Rwanda, du Tchad et beaucoup d’autres, comme aujourd’hui, les Maliens qui diraient merci à la France d’avoir intervenu militairement dans leur pays. Finalement, ce qui est présenté comme une rupture dans les relations avec l’Afrique peut se révéler n’être qu’une mutation et tous les atermoiements ne justifieraient ultimement qu’une chose : les intérêts économiques de l’Occident en Afrique, menacés par les économies émergentes, en particulier la Chine, de plus en plus présente sur le continent. Et sûrement à moindre coût (humain et matériel) pour des Africains en quête de liberté, de dignité et de développement.

Zehira Houfani,
écrivaine

(1) -Le discours de François Hollande, le Point.fr, 12 octobre 2012,
http://www.lepoint.fr/monde/verbatim-le-discours-de-francois…

(2) L’écart de Jean-Pierre Cot, Christian Fauvet , l’Express, 10 décembre 1982

(3) Françafrique, Patrick Benquet, Infrarouge, France 2, 13 octobre 2010

(4) Voir cette chronologie partielle sur le monde : http://www.lemonde.fr/web/module_chrono/ifr/0,11-0@2-3212,32-867026@51-1016961,0.html et aussi, http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4418

(5) Discours prononcé au Bénin le 19 mai 2006

(6) Les voeux à la hussarde de Jean-Marie Bockel, Vincent Hugeux, L’EXPRESS, 15 janvier 2008

(7) Franc-maçons : les maîtres de l’Afrique, Théophile Kouamoua, Jeune Afrique, 11 avril 2011
Voir aussi l’excellent documentaire « Françafrique » de Patrick Benquet cité plus haut, qui montre une scène surréaliste et surtout affligeante de ces maîtres de l’Afrique dans leur accoutrementde franc-maçon

(8) Voir le site de l’ONG française Survie et l’important travail de son président, François-Xavier Verschave , une véritable bibliothèque sur les crimes de la Françafrique : www.survie.org

(9) Les affaires des biens mal acquis, ONG Sherpa : http://www.asso-sherpa.org/nos-programmes/ffid/campagne-ra/b…
Voir aussi : http://www.transparence-france.org/e_upload/pdf/appel_sectio…

Urgent : solidarité avec Cuba


L’ouragan « Sandy » qui vient de balayer le sud-est de Cuba a semé  mort et désolation. Malgré les dispositions prises par les autorités avec notamment l’évacuation de 55.000 habitants, les vents dépassant 180 km/h et les pluies diluviennes ont provoqué, selon un bilan provisoire, la mort de 9 personnes  à Santiago de Cuba et 2 à Guantanamo.

Des centaines de maisons ont été détruites.  Des champs de canne à sucre et d’autres cultures ont été écrasés par les vents. Des inondations sont signalées en plusieurs endroits de la région alors que des vagues énormes ravagent le littoral et ont fait monter de deux mètres le niveau de la mer, signalent des observateurs.

Pas une minute à perdre. La solidarité avec le peuple cubain, particulièrement avec les habitants du sud-est de l’île, doit être rapide et efficace.

Cuba Si se met immédiatement en relation avec ses partenaires cubains et lance une grande souscription :

« Avec le peuple cubain, victime de l’ouragan ».

Adressez vos dons de toute urgence à :

Cuba Si France
« Cyclone SANDY »
94, bld Blanqui,
75013 Paris.

http://www.lesamisdecuba.com/

Dossier kidnapping: Clifford Brandt conduit dans un centre de detention à Carrefour après avoir été auditonné au Parquet de Port-au-Prince: l’homme aurait piqué une crise au moment de l’audition


Port-au-Prince, le 25 octobre 2012 – (AHP)- L’homme d’affaire Clifford Brandt arrêté mardi dans le cadre d’un dossier de kidnapping aurait été conduit dans un centre de détention à Carrefour (Sud de la capitale) suite à son audition interrompue par unecrise  d’évanouissement.

L’homme d’affaire se serait écroulé au moment où il était interrogé en présence de ses avocats.

Selon des informations, des démarches avaient été effectuées pour qu’un medecin le consulte à l’Interieur du Parquet, le substitut-commissaire qui l’interrogeait ayant refusé qu’il aille voir ailleurs  un médecin. On ne sait pass’il a repris seul ses sens.

L’Homme d’affaire est accusé d’être à la tête d’un réseau de kidnappeurs qui ont enlevé le 16 octobre deux jeunes de la famille Moscosso et qui auraient été libérés grâce aux informaions fournies après son arrestation.

Plusieurs arrestations ont eté opérées ces dernières 48 heures dans le cadre du dosier.

Deux hommes répondant au nom de Carlo Bendel Saint-Fort et Ricot Pierre-Val qui tentaient de fuir en République dominicaine ont été arrêtes mercredi à Dajabon  sur demande du chef de la police de Ouanaminthe et du vice délégué depatemental.

Selon des informations relayées par le directeur de Radio Massac (ouanaminthe), Wilson Augustin, les deux hommes se trouvaient en possession d’une forte somme d’argent et ils seraient présentés comme des éléments clés dans l’enquête en cours sur le réseau de kidnapeurs qui ont enlevé Nicolas et Coralie Moscoso.

Au moins 3 policiers ont été placés en isolement.

De nombreux agents des différents corps de la police étaient aux aguets  dans la Cour du parquet ainsi que des hommes à veston et lunettes noires, à l’occasion de la première audition de M Brandt qui serait conduit dans une prison à Carrefour où il y aurait des cellules décentes.

Ce qu’est l’impérialisme…


Jean-Pierre DUBOIS

Sous nos latitudes, le mot « impérialisme » n’appartient plus guère au vocabulaire politique courant.

Pourtant, au début du siècle dernier, nombre de publications économiques et politiques caractérisaient le capitalisme de leur époque sous le vocable d’impérialisme.

Ainsi, en 1902, un journaliste économique anglais, John Atkinson Hobson, publie, à Londres et à New York, un ouvrage intitulé L’impérialisme, dans lequel il fournit une description détaillée des nouvelles spécificités du capitalisme, qu’il désigne comme impérialisme.

En 1910, c’est au tour de Rudolf Hilferding, un marxiste autrichien, de publier un ouvrage – Le capital financier – où l’on trouve une analyse de la « phase la plus récente du développement du capitalisme ».

Mais c’est l’ouvrage de Lénine L’impérialisme, stade suprême du capitalisme –  qui reste le plus connu.

IMPERIALISME : LE CAPITALISME DES MONOPOLES

Ecrite entre janvier et juillet 1916, la brochure de Lénine présente une analyse des nouveaux phénomènes de l’économie capitaliste mondiale caractérisée par la formation des monopoles.

Les monopoles sont un produit de la concentration de la production à un degré très élevé qui peut prendre la forme de cartels, de trusts ou de syndicats patronaux d’industrie. Fusionnés avec quelques grandes banques, ils constituent le capitalisme financier, interpénétration du capital industriel et du capital bancaire.

Leur apparition s’est progressivement généralisée pour se substituer à la libre concurrence. C’est ce stade du capitalisme que Lénine désigne comme impérialisme.

La prédominance du capital bancaire fait qu’une partie toujours plus grande du capital industriel n’appartient plus aux industriels qui l’utilisent mais aux banques qui en sont les propriétaires. D’intermédiaires dans les paiements, les banques se sont converties en fournisseurs essentiels de capital.

IMPERIALISME ET DOMINATION MONDIALE

C’est au début du XXème siècle que s’est achevé le partage territorial de la planète entre les plus grandes puissances capitalistes au terme d’une colonisation violente de l’Afrique et de l’Asie. La possession des sources de matières premières a été une des motivations majeures de cette politique d’agression et de domination.

En même temps, l’accumulation de capital-argent atteint de telles proportions dans les pays « avancés » que ceux-ci s’efforcent d’exporter leur excédent de capital vers les pays colonisés et dépendants afin de le rentabiliser.

L’exportation de capitaux tend ainsi à devenir prioritaire sur l’exportation de marchandises et les Etats impérialistes tendent à se transformer d’Etat industriel en Etat-créditeur. [1]

C’est ce que Lénine qualifie de « parasitisme » de l’impérialisme.

La rivalité qui oppose les différents impérialismes les entraîne dans une lutte acharnée et permanente visant une modification du rapport des forces qui permette le repartage des territoires conquis.

Cette lutte est condamnée à toujours s’aggraver, car il est inconcevable en régime capitaliste que le partage des zones d’influence, des intérêts, des colonies ou semi-colonies repose sur autre chose que sur la force économique, financière et militaire.

L’IMPERIALISME ET LES CLASSES SOCIALES

Le capital financier crée une « oligarchie financière »  qui parvient à envelopper toutes les institutions économiques et politiques de la société bourgeoise sans exception.

L’idéologie impérialiste pénètre également la classe ouvrière. Les profits élevés qu’ils tirent du monopole donnent aux capitalistes la possibilité économique de corrompre les couches supérieures de la classe ouvrière et les dirigeants de leurs organisations afin de les gagner à la cause de la bourgeoisie impérialiste.

Cet embourgeoisement d’une partie de la classe ouvrière des pays impérialistes est la base matérielle du réformisme dans les organisations syndicales et politiques.

* * *

Le XXème siècle a, pour l’essentiel, confirmé les thèses de Lénine.

Ce qui est nouveau, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, c’est l’entrée en scène massive des peuples d’Afrique et d’Asie décidés à se libérer de la domination qui leur était imposée.

En dépit des difficultés qui persistent et des tentatives de reprise en main de la part des puissances capitalistes occidentales, ce combat est irréversible et, à terme, condamne l’impérialisme au déclin.

Jean-Pierre Dubois
http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/archive/2012/01/inde…

[1] Cette situation engendre le développement d’une couche des rentiers, d’individus dont les revenus proviennent exclusivement des intérêts et des dividendes, de la « tonte des coupons » sans rapport avec la production. Dans la Grande-Bretagne de l’époque, le revenu de ces rentiers était cinq fois plus élevé que celui qui provenait du commerce extérieur. « En cas de besoin, sa marine de guerre joue le rôle d’huissier ».

URL de cet article 18044 http://www.legrandsoir.info/ce-qu-est-l-imperialisme.html

L’arrestation de clifford Brandt est un Coup de massue pour l’élite haïtienne


C’est un fait : la bourgeoisie haïtienne est reconnue comme l’une des plus corrompues au monde ; en sus de ce vilain défaut, elle prend place parmi les plus criminelles, les plus arriérées et les plus malpropres qui soient.

La nouvelle est tombée comme un coup de foudre dans la communauté haïtienne tant en Haïti qu’en diaspora ce mardi 23 octobre : la Police Nationale d’Haïti vient d’annoncer l’arrestation de l’homme d’affaires haïtien Clifford Brandt pour cause de kidnapping, association de malfaiteurs et tentative d’assassinat de membres du gouvernement.

Fils de l’industriel Fritz Brandt, propriétaire de la Maison Mazda en Haïti, Clifford Brandt a été arrêté lundi 22 octobre pour implication dans des cas d’enlèvements, dont ceux de deux enfants d’une famille de la bourgeoisie haïtienne, Coralie et Nicolas Moscoso, sur la route de Bourdon, le mardi 16 octobre dernier. Le porte-parole de la PNH Frantz Lerebours a signalé que l’accusé est maintenant embastillé à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), en attendant une enquête. Et le Secrétaire d’État à la Sécurité Publique Réginald Delva, lui, de déclarer que Brandt a fait des aveux selon lesquels un nombre important de policiers, dont de hauts gradés, font partie de son réseau de gangsters. Cependant Delva n’a pas tout dit car, selon certains policiers qui ont réclamé l’anonymat, de puissants politiciens, des soldats étrangers et d’autres membres de la bourgeoisie font aussi partie du réseau de kidnappeurs de Clifford Brandt.

Depuis 2004, à la suite du coup d’État/kidnapping contre l’ancien Président Jean Bertrand Aristide, Haïti fait face au phénomène de kidnapping qui ne fait que contribuer au climat d’insécurité qui y règne et ternir beaucoup plus son image. Mais l’aspect politique de ce phénomène est encore plus grave. Arrivés au pouvoir, les GNB et leurs complices, pour nettoyer les quartiers populaires des supporters d’Aristide, se livraient à des actes de kidnapping à travers le pays et allaient cacher leurs victimes dans les quartiers populaires à Port-au-Prince, pour ensuite accuser les malheureux habitants de ces quartiers  comme étant responsables des actes d’enlèvements. Et l’on a encore frais en mémoire les actes de barbarie, tels massacres, emprisonnement, torture, exile, dont faisaient l’objet les gens de ces quartiers de « non-droit » par les soldats étrangers, appuyés par quelques policiers haïtiens.

Et, étant donné que Clifford Brandt est aussi accusé de tentative d’assassinat de membres du gouvernement, alors on n’a pas besoin d’être grand clerc pour découvrir que la raison politique y est aussi pour beaucoup derrière son arrestation.

Enfin, aujourd’hui avec l’arrestation de ce fils à papa qu’est Clifford Brandt, la vérité vient d’exploser au visage cynique des GNB et leurs complices. Et ce scandale est un nouveau coup de massue qui ne fait qu’exposer une fois de plus, non seulement la famille Brandt, mais aussi toute l’élite corrompue du pays qui est toujours mal vue et décriée par la grande majorité du peuple haïtien.

Morisseau Lazarre

kamoy3@optimum.net

La famille Brandt sous le choc après l’arrestation de Clifford Brandt pour « kidnapping » présumé


Port-au-Prince, le 23 octobre 2012 – (AHP)-L’un des fils de l’industriel Fritz Brandt, Clifford, a été arrêté lundi par des agents de la police nationale (PNH) sur accusation  d’implication dans le kidnapping.
Clifford Brandt qui descend d’une des plus riches familles du pays a éte arrêté dans le quartier de Delmas 2  et détenuà la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
Cette arrestation a jeté la consternation au sein de cette famille de renom, propriétaire de la Maison Mazda, d’autant que, selon des sources policières, Clifford Brandt aurait reconnu sa participation dans l’enlèvement le 16 octobre de 2 enfants d’un autre entrepreneur haïtien.
On ignore, si l’aveu est réel, ce qui a bien pu pousser M. Brandt à s’impliquer dans de telles activités.
Cependant, des informations circulant sur le net,  font état d’une importante demande de rançon, dans le cas des 2 enfants Moscoso, Coralie et Nicolas, enlevés dans le quartier de Bourdon et finalement libérés par la police.
Il n’arrive pas souvent que des personnalités appartenant à la bourgeosie haïtienne accusées de kidnaping, soient apprehendées par la police. Dans de pareilles circonstances, cela se règle généralement à l’amiable. Le kidnapping qui a connu son pic en 2004-2005, est toujours perçu comme l’apanage d’individus des quartiers populaires.
Cependant, pour beaucoup de secteurs, cette industrie est trop importante pour la laisser aux seules mains de ces gens-là. En effet, des sources ont laissé croire que même des soldats étrangers et d’importantes personnalités haïtiennes, toutes classes confondues, auraient joué un rôle dans le kidnapping à l’époque de la grande floraison et dans d’autres actes louches.Mais, il n’y a jamais eu d’accusations publiques, encore moins, d’arrestations.

Francis Boyle : Bush, Blair recherchés pour crimes contre l’humanité


« Nous continuerons de poursuivre Bush et Blair pour crimes contre la paix, crimes de guerre et de torture en général »

Un éminent avocat de droit international a déclaré que l’ancien président des Etats-Unis, George W. Bush, et l’ancien premier ministre du Royaume Uni, Tony Blair, sont coupables de crimes contre la paix, de crimes de guerre et de torture.

Le 11 novembre 2011, le Tribunal pour Crimes de Guerre de Kuala Lumpur, où Francis Boyle, professeur de Droit international à l’Université de l’Illinois, fut procureur en chef, a déclaré Bush et Blair coupables pour crimes contre la paix et contre l’humanité, et de génocide pour leurs rôles dans la guerre contre l’Irak.

Le 11 mai 212, le tribunal a aussi déclaré coupables l’ancien vice-président Dick Cheney et l’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld pour crimes de torture.

« Nous continuerons de poursuivre Bush et Blair pour crimes contre la paix, crimes de guerre et de torture en général » a déclaré Boyle à Press TV lors d’une interview récente.

« Nous avons obtenu leur condamnation pour un crime de Nuremberg contre la paix, » a-t-il ajouté en référence à l’invasion de l’Irak dirigée par les Etats-Unis en 2003 et les principes du droit international contenus dans la Charte du Tribunal de Nuremberg.

Selon ces principes, la planification, préparation, déclenchement ou exécution d’une guerre d’agression ou d’une guerre en violation des traités ou accords internationaux constituent des crimes « punissables » selon le droit international.

Au mois de septembre, l’archevêque Desmond Tutu a dit que Blair et Bush devraient être présentés devant la Cour Pénale Internationale (CPI) de la Haye pour leurs rôles dans la guerre contre l’Irak.

« Nous menons des efforts dans ce sens, » a affirmé Boyle, en ajoutant « nous avons tenté d’attraper Bush en Suisse, mais ses avocats lui ont conseillé de ne pas se rendre en Suisse. J’ai tenté trois fois de l’attraper au Canada, mais malheureusement il est protégé par le gouvernement canadien. »

« Les roues de la justice tournent lentement, mais elles tournent. »

Boyle a aussi critiqué la CPI pour n’avoir pas poursuivi les criminels des Etats-Unis, du Royaume Uni et d’Israël.

« Jusqu’à présent, ils (la CPI) ne font que poursuivre les voyous noirs d’Afrique tout en laissant courir les authentiques assassins en masse et criminels des Etats-Unis, de Grande-Bretagne et d’Israël, » a-t-il dit.

Boyle a condamné le régime israélien pour « l’application d’un véritable génocide à l’encontre des Palestiniens de Gaza, » en ajoutant que de nouvelles auditions se tiendront en novembre en Malaisie sur la question palestinienne.

http://www.informationclearinghouse.info/article32818.htmTraduction « on pourrait pas pousser un peu pour accélérer la roue de la justice ? » par VD pour le Grand Soir avec probablement les fautes et coquilles habituelles.

La CIA cherche à couler Correa


La CIA cherche à couler Correa.

La CIA cherche à couler Correa


Craig MURRAY

Il y a un mois j’ai demandé à un ancien collègue de l’Office britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth ce que Hagues envisageait comme fin de partie dans l’impasse sur l’asile politique de Julian Assange, et quelles étaient les marges de manoeuvres en terme de négociations. Mon ami fut méprisant – la politique consistait tout simplement à attendre l’élection présidentielle en Equateur en février (2013). Les Etats-Unis et leurs alliés sont convaincus que Correa va perdre, et mon ami et moi ayant été deux anciens diplomates pendant de nombreuses années, nous avons compris ce que les États-Unis feraient pour assurer ce résultat. Avec Correa remplacé par un président pro-US, l’asile politique d’Assange sera retiré, la police métropolitaine invitée à l’arrêter à l’ambassade de l’Équateur, et Assange sera envoyé immédiatement en Suède d’où il pourrait être extradé vers les Etats-Unis pour faire face à des accusations d’espionnage et de soutien au terrorisme.

J’ai été frappé par la naïveté de ceux qui se demandent pourquoi les Etats-Unis ne peuvent pas simplement demander l’extradition d’Assange à partir du Royaume-Uni. La réponse est simple : gouvernement de coalition. Les accords d’extradition sont des traités internationaux de gouvernement à gouvernement, et la décision de leur mise en œuvre est en dernier ressort politique et gouvernementale – c’est pourquoi c’est Teresa May (Ministre Intérieure UK – NdT) et non un juge qui a pris les décisions politiques finales et très différentes sur (NdT-l’extradition de) Babar Ahmad et (NdT-le refus d’extrader) Gary Mackinnon.

Les partisans de la CIA au Royaume-Uni soutiennent avec véhémence qu’il serait impossible que la Suède donne des garanties qu’Assange ne sera pas extradé vers les États-Unis, grâce auxquelles il serait prêt à retourner en Suède pour en finir avec  la tentative pathétique d’un coup monté. En fait, si les accords d’extradition n’étaient pas des instruments  juridiques gouvernementaux, il serait tout à fait possible pour le gouvernement suédois de donner cette garantie. Ceux qui prétendent le contraire, comme Gavin Smith et Joan Essler ici, ne disent pas la vérité – je soupçonne que leur véhémence indique même qu’ils le savent.

La plupart des députés libéraux démocrates sont heureux d’approuver l’idée qu’Assange devrait être renvoyé en Suède pour faire face à des accusations d’agressions sexuelles. Cependant, même les députés du Lib Dem, humiliés à plusieurs reprises, se révolteraient à l’idée qu’Assange soit envoyé en prison à vie en isolement carcéral aux États-Unis pour le travail de Wikileaks. C’est pourquoi la demande d’extradition des Etats-Unis a lieu en dehors du Royaume-Uni, afin d’éviter les problèmes que cela causerait à Cameron. Je ne spécule pas, il y a eu des échanges diplomatiques directs de très haut niveau sur ce point entre Washington et Londres.

Le Département d’Etat était convaincu que le problème Correa allait bientôt s’évanouir, mais il a été choqué depuis par le retour d’Hugo Chavez. Comme Correa, de hauts diplomates américains s’étaient convaincus – et ont convaincu La Clinton (tel quel dans le texte NdT) – que Chavez allait perdre. La fureur provoquée par le retour de Chavez a conduit à un diktat selon lequel la même erreur ne devait pas se reproduire en Equateur.

Les opérations de la CIA à l’intérieur de l’Equateur sont en tout cas beaucoup moins perturbées qu’au Venezuela. J’apprends que le budget américain, en utilisant principalement des fonds du Pentagone, consacré à influencer la prochaine élection présidentielle équatorienne a, depuis le résultat du Venezuela, presque triplé pour atteindre 87 millions de dollars. Une somme qui finira dans les coffres de campagne de l’opposition et sera utilisée pour financer, soudoyer ou favoriser le chantage des médias et des officiels. Attendez-vous à un certain nombre de scandales médiatiques et de corruption contre le gouvernement de Correa dans les prochaines semaines.

J’ai peu de connaissances approfondies sur la politique équatorienne et je ne sais vraiment pas quelles sont les chances de réélection de Correa. J’ignore également si l’un des partis de l’opposition est respectable ou sous la coupe des Etats-Unis. Mais je sais que les États-Unis tiennent beaucoup à ce que Correa perde, qu’ils étaient très confiants qu’il allait perdre, et que maintenant ils ne le sont pas. De leur point de vue, le danger est qu’en faisant de la surenchère, leurs efforts seront tellement évidents qu’ils provoqueront en retour un réaction nationaliste. Ma source américaine est toutefois catégorique que l’administration Obama n’utilisera pas réellement les fonds pour inciter une autre tentative de coup d’Etat militaire contre Correa. Cette option a apparemment été écartée. Un Assange expulsé vers les bras de la CIA par une dictature militaire fraîchement installée sera difficile à faire avaler, même pour nos épouvantables grands médias.

Craig Murray

Source : http://www.craigmurray.org.uk/archives/2012/10/cia-look-to-s…

Traduction par Romane

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