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Archives mensuelles de “septembre, 2012”

Tuerie au Colorado: résultat d’une culture de violence (4è partie)


Les images sont d’une efficacité extraordinaire dans le façonnement psychique de l’humain. Donc, partant de ce constat dicté par la nature elle-même, la télévision a été inventée. Et ces dresseurs d’homme s’en servent à merveille pour l’exécution de leurs plans macabres. Le largage des bombes sur des villes, des villages, des êtres humains, tant en Afghanistan moins d’un mois après les attentats du 11 septembre 2001 qu’en Iraq un an et demi après, diffusé en direct pendant des jours, des semaines, par les chaines de télévision aux États-Unis d’Amérique, est d’un effet psychologique incalculable, inqualifiable sur les individus qui prenaient plaisir à en consommer. Pour eux, c’est beaucoup plus excitant et plus merveilleux que de regarder un film de guerre hollywoodien.

Les journaux sont aussi efficacement utilisés dans le même but. Des manchettes qui promeuvent la haine et la violence comme «Prenez ça!», «Brulez-les Terroristes!», «Anéantissez les Criminels!», pour ne citer que celles-là, agrémentées de dizaines de  pages d’images d’avions larguant des bombes, parues dans les grands quotidiens, ont pour but de susciter les émotions de grandeur et d’aiguiser la conscience patriotique des citoyens

Mais il faut aussi humaniser cette violence insensée pour la rendre plus consommable. Alors des reporters-perroquets sont envoyés sur les lieux du théâtre, disons mieux, sur les lieux du crime, pour bombarder les citoyens de discours répétitifs, insipides et mensongers, mais bien emballés dans un pseudo-humanisme, un pseudo souci démocratique (discours pondus par les va-t’en-guerre, lâches comme pas un, cachés dans leurs tours d’ivoire).

De temps à autre, le Président Peau-d’Agneau-Cœur-de-Loup, commandant-en-chef de la violence lui-même, saisit avec fierté le podium pour chanter devant les caméras les mêmes ritournelles, déverser des rengaines mensongères, lancer les mêmes slogans guerriers et haineux : «Nous allons les prendre morts ou vivants!», «Nous devons les raser parce qu’ils cherchent à nous détruire à cause de notre train de vie!», «Nous sommes un peuple qui aime la paix!», «Notre seul but c’est de leur apporter la liberté, la démocratie et la prospérité que nous jouissons en Amérique», avec toujours pour conclusion qui frise le cynisme : «Que Dieu vous bénisse et que Dieu bénisse les États-Unis d’Amérique – May God bless you and may God bless the United States of America». Ah ! Si Dieu existait vraiment…

Conclusion. Imaginez qu’en plein cœur de l’île de Manhattan, centre d’affaires et touristique de l’état de New York, le 11 août dernier, des policiers, en présence des milliers de spectateurs, incluant des enfants pétrifiés, arrosaient d’une pluie de balles un drogué menaçant, armé seulement d’un couteau! Alors qu’on pouvait facilement le maîtriser par des moyens beaucoup moins violents. Voici à quel genre de spectacle inhumain, cauchemardesque et révoltant que se livrent des policiers, des êtres humains, (croit-on), bien entraînés et bien équipés–pour toutes éventualités–pour la consommation d’une société réduite à une jungle! Et ceci n’est pas un cas insolite au pays étoilé!

En revanche, puisque l’homme, dit-on, est le produit de son milieu, n’est-il pas logique que des citoyens qui absorbent, en grandissant, ces images et ces discours de violence, de mensonge et de haine, deviennent, consciemment ou inconsciemment, des passionnés du crime, des psychopathes, des irrationnels? Quoi de plus normal qu’une telle société où la violence est institutionnalisée et où le contrôle de la circulation des armes à feu restera un sujet tabou, produise des millions de James Holmes–de tous âges–, qui continueront de perpétrer les mêmes horreurs, soit à la maison, dans les campus, dans les églises et  mosquées, dans les manifestions publiques, enfin partout? N’est-ce pas ce que l’on appelle en philosophie: négation de la négation?

Morisseau Lazarre

kamoy3@optimum.net

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L’ex président Jimmy Carter assure que le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde


 Allez, pour une fois, une « brève » mal placée. C’est qu’il s’agit ici d’informer en quelques lignes nos politiques et nos médias avant que déferle la désinformation ainsi annoncée par un certain VD (administrateur du site LGS) lors d’un débat à la fête de l’Huma : « Dans quelques semaines, Hugo Chavez va probablement, une fois de plus, gagner les élections au Venezuela. Et nos médias vont vous parler de fraude.  Ils se seront renseignés auprès des médias qui soutiennent le vaincu ».

Pas auprès de Carter, ce gauchiste.

LGS

Selon l’ex président étatsunien Jimmy Carter [président de la Fondation Carter (Carter Center,) créée en 1982 dont le but proclamé est la résolution pacifique des conflits, l’observation des élections, etc.ndt], le Venezuela possède le meilleur système électoral du monde. Pour Carter, le pays compte sur un système de votation qui permet le vote électronique ainsi que le vote « papier », ce qui selon lui facilite la vérification des résultats électoraux.

Carter a souligné que les élections en Amérique Latine se sont beaucoup améliorées durant ces dernières années et a qualifié le système électoral étatsunien comme « un des pires au monde ».

http://noticiero.venevision.net/politica/2012/septiembre/19/…

EN COMPLEMENT

L’unité latino-américaine pour défendre le vote des vénézuéliens relègue au passé la désinformation et la “vigilance” de l’Europe et des États-Unis

“Il est intéressant de souligner un élément que très peu connaissent, je parle surtout de ceux qui analysent la réalité depuis la désinformation ou les préjugés, c’est que le Venezuela possède aujourd’hui un des systèmes électoraux les plus vigoureux et les plus avancés technologiquement de l’Amérique Latine, qui garantit la transparence, le contrôle et la surveillance du scrutin” a déclaré ce samedi 15 septembre 2012, l’argentin Carlos Álvarez, Chef de la Mission d’observation électorale de l’UNASUR, organisme qui rassemble les douze pays de l’Amérique du Sud.

LIRE LA SUITE : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/09/18/lunite-latino…

Crise alimentaire: le secrétaire exécutif de la PAPDA dénonce la gestion de la crise par le gouvernement


Port-au-Prince, le 17 septembre 2012 – (AHP) – Le secrétaire exécutif de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un
Développement Alternatif (PAPDA), Camille Charlmers, a critiqué lundi la gestion faite par le gouvernement de la crise alimentaire que connait le pays.
Faisant savoir que la crise était prévisible et que même des émeutes de la faim avaient même été annoncées, l’économiste a indiqué que le gouvernement aurait dû prendre des mesures pour l’anticiper. 

La sécheresse qui a frappé les pays producteurs de céréales ajoutée aux dégâts causé par le passage de la tempête Isaac sur Haïti ont
grandement contribué à agraver la crise.

Camille Charlmers a également fait savoir que les spéculations financières ainsi que l’utilisation de plus en plus de céréales dans la production du biodiesel, diminuent la disponibilité de ce produit sur le marché international, ce qui provoque une rareté et donc, une augmentation des prix.

L’économiste propose que des échanges inter-régionaux soient réalisés dans le pays aussi bien que  des programmes d’accompagnement des paysans pour valoriser leurs terres et augmenter leurs productions.

Des manifestations anti-gouvernementales et des sit-in ont été gorganisés ces derniers jours dans plusieurs régions du pays pour dénoncer la cherté de la vie et l’augmentation des prix des marchandises de première neecessité.

Pour faire face à la crise alimentaire, le gouvernement a annoncé qu il va importer 300.000 sacs de riz ce qui devrait, selon lui, contribuer à faire baisser les prix de ce produit sur le marché.

Une démarche qui inquiète le sénateur Steven Benoît.

Le parlementaire dit craindre que ce stock de riz ne soit détourné par des proches du pouvoir. Faisant savoir qu’une expérience de ce genre a déjà été vécue dans le pays  et que Michel Martelly alors « Sweet Micky » avait  dénoncé dans une chanson. Steven Benoit avertit qu il va rester vigilant pour veiller au grain.

Il a exprimé le souhait que le gouvernement fasse le point sur ce dossier, en précisant d’où proviendra l’argent qui va financer l’achat de ce stock de riz ainsi que les différentes personnalités qui auront à le gérer.

Le sénateur en a profité pour fustiger le premier ministre qu’il acccuse d’avoir  boudé une invitation d’un groupe de députés, pour faire le point sur les stratégies que son gouvernement compte adopter en vue de faire face à la crise alimentaire actuelle.

Il faut que le gouvernement rende des compte, nous sommes prêts au Sénat à inviter le permier ministre et des membres de son gouvernement en vue d’obtenir des explications, a prévenu M. Benoit.

Agence Haïtienne de Presse

Nous sommes Women Against Rape et nous ne voulons pas que Julian Assange soit extradé (The Guardian)


Katrin Axelsson, Lisa Longstaff

Depuis des décennies, nous menons des campagnes pour que les violeurs soient arrêtés, inculpés et condamnés. Mais la poursuite d’Assange est politique.

Lorsque Julian Assange a été arrêté, nous avons été frappées par le zèle inhabituel avec lequel il a été poursuivi pour des allégations de viol.

A présent, il paraît encore plus évident les allégations ne sont qu’un écran de fumée derrière lequel un certain nombre de gouvernements tentent de sévir contre Wikileaks pour avoir audacieusement révélé au grand public leurs plans secrets de guerres et d’occupations et toutes les conséquences en matière de viols, d’assassinats et de destructions.

La justice pour un homme accusé de viol ne constitue pas un déni de justice pour ses accusatrices. Mais dans cette affaire, la justice est refusée à la fois aux accusatrices et à l’accusé.

La procédure judiciaire a été viciée. D’une part, les noms des femmes ont circulé sur Internet ; elles ont été calomniées, accusées d’organiser un piège et ont vu leurs accusations rejetées comme n’étant « pas un vrai viol ». D’autre part, Assange est traité par la plupart des médias comme s’il était coupable bien qu’il n’ait même pas été inculpé. Ce n’est pas à nous de décider si les allégations sont vraies ou fausses ni si les faits relèvent du viol ou de violence sexuelle – nous n’avons pas tous les éléments en main et tout ce qui a été dit jusqu’à présent est loin d’être probant. Mais nous savons que le droit des victimes de viol à l’anonymat et le droit des accusés à la présomption d’innocence jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie sont tous deux indispensables pour un procès équitable.

Les tribunaux suédois et britanniques sont responsables de la façon dont les accusations des femmes ont été traitées. Comme dans chaque affaire de viol, ce ne sont pas les femmes qui sont en charge de la procédure, mais les autorités.

Qu’Assange soit coupable ou non de violence sexuelle, nous ne croyons pas que ce soit la véritable raison des poursuites engagées contre lui. Une fois de plus, la colère et la frustration des femmes devant le nombre de viols et autres violences sexuelles sont instrumentalisées par les pouvoirs politiques. Les autorités se préoccupent si peu des violences contre les femmes qu’elles manipulent les accusations de viol comme bon leur semble, généralement pour renforcer leurs pouvoirs, et dans le cas présent pour faciliter l’extradition d’Assange ou même sa restitution aux Etats-Unis. Que les Etats-Unis n’aient pas encore présenté de demande pour son extradition à ce stade de l’affaire n’est pas une garantie qu’ils ne le feront pas une fois qu’il sera en Suède ni qu’il ne sera pas torturé comme Bradley Manning ou de nombreux autres, femmes et hommes. Women Against Rape ne peut pas ignorer cette menace.

En plus de trente années de travail auprès de milliers de victimes de viol qui cherchent asile en raison de viols et autres formes de torture, nous nous sommes heurtées à l’obstruction systématique des gouvernements britanniques. A maintes reprises, ils ont accusé les femmes de mentir et les ont déportées sans se préoccuper de leur sécurité. Nous travaillons actuellement avec trois femmes qui ont été à nouveau violées après avoir été déportées – l’une d’elles est maintenant dans la misère, se battant pour survivre avec l’enfant né de son viol ; une autre a réussi à revenir en Grande-Bretagne et a gagné le droit de rester et une troisième a obtenu une indemnisation financière.

Assange a fait clairement savoir pendant des mois qu’il acceptait d’être interrogé par les autorités suédoises, en Angleterre ou via Skype. Pourquoi refusent-elles cette étape essentielle pour leur enquête ? De quoi ont-elles peur ?

En 1998, le dictateur chilien Augusto Pinochet a été arrêté à Londres suite à une demande d’extradition de l’Espagne. Sa responsabilité dans les meurtres et les disparitions d’au moins 3000 personnes, et la torture de 30 000 personnes, incluant des viols et des abus sexuels de plus de 3000 femmes souvent en utilisant des chiens, ne fut jamais mis en cause. En dépit d’une longue procédure judiciaire et de manifestations quotidiennes devant le parlement par les réfugiés Chiliens, y compris les femmes qui ont été torturées sous Pinochet, le gouvernement britannique a failli à son obligation envers la Justice espagnole, et Pinochet a été autorisé à rentrer au Chili. Assange n’a même pas été inculpé ; et pourtant la détermination de l’extrader est bien plus grande qu’elle ne l’a été avec Pinochet. (Baltasar Garzón, dont la demande d’extradatiion de Pinochet fut rejetée, représente Assange). Et il y a aussi un passé historique en Suède (et en Grande-Bretagne) qui ont déjà extradé des demandeurs d’asile qui risquaient de subir la torture aux Etats-Unis.

Comme les femmes en Suède et partout ailleurs, nous voulons que les violeurs soient arrêtés, inculpés et condamnés. Nous menons des campagnes dans ce but depuis plus de 35 ans, avec des succès limités. Il nous arrive même de devoir mener campagne pour défendre des victimes de viols qu’on accuse de mentir et qui sont emprisonnées. Deux femmes qui ont rapporté des attaques visiblement violentes par des étrangers ont écopé de deux et trois années de prison.

Mais qui croit réellement que l’extradition d’Assange servira la cause des femmes ? Et ceux qui soutiennent son extradition vers la Suède se préoccupent-ils du risque qu’il soit extradé ensuite vers les Etats-Unis et torturé pour avoir révélé au grand public ce que nous avons besoin de savoir sur ceux qui nous gouvernent ?

Katrin Axelsson, Lisa Longstaff

Traduction par Romane de l’article “We are Women Against Rape but we do not want Julian Assange extradited” paru dans The Guardian le mardi 23 août 2012.

Source : http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/aug/23/women-ag…

Libye : l’ambassadeur étasunien tué à la suite d’émeutes avait soutenu les rebelles


« L’enthousiasme pour la révolution libyenne » n’est pas le même selon le côté où l’on se trouve. Encore une fois, les tentatives de manipulation maladroites et cyniques de l’intégrisme islamique djihadiste se retournent contre les tentatives de contrôle et de balkanisation de la région voulues par les États-Unis. Un jour à peine après l’anniversaire du 11 Septembre, Washington pleure de nouveau « ses hommes ».

Hier, des manifestations et des attaques contre le siège de l’ambassade des États-Unis ont éclaté en Egypte et en Libye. Au Caire, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues et certains d’entre eux sont également grimpés sur les murs du bâtiment officiel, arrachant la bannière étoilée et la jetant aux flammes.

À Benghazi, le bureau consulaire a été attaqué dans la nuit à coups de roquettes avant que des coups de feu ne s’échangent pendant plus d’une heure. Le bâtiment a finalement été évacué.

C’est à la suite à de cette attaque qu’ont été tués l’ambassadeur Stevens, deux Marines et un responsable américain. Les circonstances exactes de la mort de M. Stevens restent à éclaircir car on ne sait toujours pas s’il a été tué pendant qu’il tentait de fuir en voiture ou si la mort est imputable aux fumées de l’incendie qui s’est emparé de l’édifice.

Selon le Wall Street Journal, le film à l’origine des violences s’intitule « Innocence of Muslims » (L’Innocence des musulmans) et a été réalisé par un Israélo-Américain, Sam Bacile. Ce promoteur immobilier de 54 ans n’a pas démenti en être à l’origine, soulignant au passage avoir levé cinq millions de dollars auprès d’une centaine de donateurs juifs, qu’il n’a pas identifiés, pour le financer. Le long métrage a reçu le soutien du controversé pasteur américain Terry Jones, qui avait créé la polémique en brûlant des exemplaires du Coran en avril.

Un film qui aura indirectement coûté la vie à trois membres de l’ambassade américaine en Libye et à l’ambassadeur en personne. Feu John Christopher Stevens était déjà actif en juin 2007 en tant que diplomate en Libye. Jusqu’à 2009, il était chargé d’affaires à l’ambassade américaine à Tripoli.

Stevens était retourné en Libye pour la deuxième fois en avril 2011. Ironiquement, son gouvernement l’avait envoyé à Benghazi, fief des rebelles contre Kadhafi, en tant que représentant spécial auprès du Conseil national de transition libyen. Il aura finalement servi quatre ans du temps de Kadhafi et seize mois sous les nouvelles autorités locales. Avant d’y laisser sa peau.

Les États-Unis ont encore une fois perdu des leurs. Mais faut-il pleurer avec ceux qui alimentent ces guerres, les utilisent et les instrumentalisent ? Forcément non ! Ni fleurs, ni couronnes donc pour les valets de l’Empire, qui ne fait que récupérer en Libye ce qu’il a semé en menant une politique impérialiste. Mal en point et finalement engagé sur la voie d’un inexorable déclin, l’Oncle Sam ne serait-il finalement qu’un tigre de papier ?

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-libye-l-ambassade…

Les provocateurs savent que la politique et la religion ne font pas bon ménage (The Independent)


Robert FISK

Et voilà, un autre petit malin vient d’enflammer le Moyen Orient : on a diffusé des caricatures du Prophète puis on a brûlé un exemplaire du Coran et maintenant on sort une vidéo sur des « terroristes » dépouillés de leurs biens et un faux désert. Les auteurs de la vidéo, des chrétiens occidentaux, se cachent quelque part (ce qui est indispensable pour une bonne publicité) pendant que des innocents sont asphyxiés, ont la tête tranchée et sont tués d’une manière ou d’une autre- la vengeance des Musulmans outragés venant par la même « prouver » que les colporteurs d’ordures racistes ont raison quand ils disent que l’Islam est une religion violente.

Les provocateurs savent bien que la politique et la religion ne font pas bon ménage au Moyen-Orient. Ils sont pareil. Christopher Stevens, ses collègues diplomates de Benghazi, les prêtres d’Afrique et de Turquie, le personnel de l’ONU en Afghanistan ; Ils ont tous payé à la place de ces « prêtres chrétiens », ces « caricaturistes » ces « cinéastes » et ces « auteurs » – les guillemets marquent la différence entre ces illusionnistes et les authentiques prêtres, caricaturistes, cinéastes et auteurs – qui ont décidé de provoquer 1,6 milliards de Musulmans en toute connaissance de cause.

Quand une caricature danoise montrant le Prophète Mohamed avec une bombe dans son turban a été publiée dans un journal jusqu’alors inconnu, l’ambassade danoise à Beyrouth a été incendiée. Quand un pasteur texan a décidé « de condamner le Coran à mort », on a sorti les couteaux en Afghanistan -je laisse de côté le petit incident du Coran brûlé « accidentellement » par le personnel étasunien de la base de Bagram. Et maintenant un film délibérément insultant provoque le meurtre d’un des meilleurs diplomates du Département d’Etat.

A beaucoup d’égards, nous somme en terrain familier. Dans l’Espagne du 15ième siècle, des caricaturistes chrétiens ont représenté le Prophète en train de faire des choses innommables. Et -juste pour qu’on ne s’imagine pas que soyons nous-mêmes blancs comme neige- quand un cinéma parisien a sorti un film dans lequel le Christ faisait l’amour à une femme, le cinéma a été incendié, un spectateur a été tué et l’assassin s’est révélé être chrétien.

Grâce à nos merveilleuses technologies nouvelles, cependant, il ne faut plus qu’une paire de malades pour déclencher une guerre miniature dans le monde musulman en quelques secondes. Je doute fort que le pauvre Christopher Stevens – un homme qui comprenait vraiment le monde arabe, à la différence de la plupart de ses collègues – ait eu le temps d’entendre parler du « film » qui a déclenché le raid contre le consulat étasunien de Benghazi et causé sa mort. C’est une chose de déclarer sans réfléchir que les Etats-Unis vont partir en « croisade » contre al-Qaeda – merci, George W. Bush – mais c’en est une autre de d’insulter, tout à fait délibérément, tout un peuple. Cette sorte de racisme exerce beaucoup d’influence sur les esprits dérangés.

Et Al-Qaeda – supplanté par les révolutions arabes qui se battent pour leur dignité et non pour un califat de Bin Laden sur le Moyen-Orient – a-t-il décidé de profiter des doléances populaires pour avancer la cause islamique ? Le gouvernement largement impuissant de la Libye blâme les Etasuniens eux-mêmes pour la mort de Steven – parce que le consulat aurait dû être évacué – et suggère que la clique de Kadhafi est derrière l’attaque. C’est ridicule. Si la milice armée de Benghazi, qui s’est prénommée « les adeptes de la loi Islamique » a d’autres armes qu’un téléphone, alors il faut soupçonner al-Qaida d’être de la partie.

Ironiquement, les temps sont mûrs pour un débat sérieux entre les Musulmans, sur une réinterprétation du Coran par exemple ; mais la provocation occidentale -et hélas elle est bien occidentale – ne permet pas à ce débat de s’instaurer. Et nous pendant ce temps, nous nous glorifions d’être des champions de la « liberté de la presse ». Un rédacteur en chef de Nouvelle Zélande m’a dit un jour avec fierté que son propre journal avait aussi publié la caricature du Prophète avec une bombe dans le turban. Mais quand je lui ai demandé s’il avait l’intention de publier une caricature d’un rabbin avec une bombe sur la tête la prochaine fois qu’Israël envahirait le Liban, il m’a tout de suite répondu que ce serait de l’antisémitisme.

C’est là où le bât blesse évidemment. Certaines choses dépassent les bornes à juste titre. Mais pour d’autres, il n’y a pas de bornes du tout. Plusieurs animateurs de radio m’ont demandé hier si l’agitation au Caire et à Benghazi avait été programmée pour « coïncider avec le 11 septembre ». Il ne leur est tout simplement pas venu à l’idée de se demander si les provocateurs avaient délibérément choisi cette date pour diffuser leur vidéo.

Robert Fisk

Robert Fisk est le correspondant du journal The Independent pour le Moyen Orient. Il a écrit de nombreux livres sur cette région dont : The Great War for Civilisation : The Conquest of the Middle East.

Pour consulter l’original : http://www.independent.co.uk/voices/comment/the-provocateurs…

Traduction : Dominique Muselet

Multiplication des mouvements de protestation à travers le pays: une grève génerale aux Cayes ce jeudi largement observée


 

Port-au-Prince, le 13 septembre 2012 – (AHP) – Le mouvement de grève organisé jeudi par des responsables de plusieurs secteurs de la ville des Cayes dont le Secteur privé, a été suivi à 90%, selon les initiateurs du mouvement.
Les Cayens voulaient  protester contre l’augmentation de l’insécurité et du coût de la ville dans la 3e ville ville du pays mais également pour dénoncer la récente disposition de l’administration du président Michel Martelly, via le ministère de la justice, d’opérer des changements dans l’appareil judiciaire par le transfert ou la mise en disponibilité de plusieurs magistrats. Jusqu’en début d’après-midi, le commerce formel et informel était paralysé, les stations à essence et les banques commerciales fermées pour obéir à l’appel lancé.
De nombreux citoyens interviewés par le correspondant regional de l’AHP ont applaudi l’initiative, faisant savoir que les autorités  doivent se garder de prendre des mesures impopulaires, mais d’adopter des dispositions susceptibles de changer les conditions de vie de la population.

Ils ont renouvelé leur volonté de garder le flambeau de la mobilisation allumé et de l’étendre à tout le département pour forcer l’équipe en place à revoir sa copie.
Des juristes ont indiqué que désormais, l’administration  de la justice est une prérogative du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.
Au Cap-Haïtien, un sit-in a également été organisé jeudi pour protester contre la détérioration des conditions de vie des citoyens. Les participants ont demandé au président et à son équipe de montrer qu’ils sont à la hauteur de la tâche qui leur a été confiée.
Dans le département du Nord’Ouest, l’insécurité alimentaire gagne du terrain, particulièrement suite au passage de la tempête tropicale Isaac sur le pays.
Une situation qui accentue la vulnérabilité des citoyens de la région. Le maire de Bombardopolis appelle le gouvernement à faire atterrir dans sa région, les programmes dits d’apaisement social, de manière à atténuer la souffrance des familles du département.
Une  manifestation avait été organisée mercredi à Port-au-Prince  à l initiative de la Plateforme des Employés Victimes des Entreprises Publiques (PEVEP).

L`Objectif de ce mouvement de protestation était d’exiger des autorités haïtiennes l’adoption de mesures visant à garantir de meilleures conditions de vie aux citoyens haïtiens mais également reclamer les primes de révocation pour les ex-employés du secteur public évaluées à 36 mois d’arriéré de salaires.
Les manifestants avaient été dispersés par les forces de l’ordre alors qu’ils prenaient la direction du palais présidentiel.
Des manifestations ont également été organisées dans plusieurs régions du pays notamment au Cap-haïtien où des citoyens ont appelé les autorités compétentes à  prendre des mesures pour mettre fin à l insécurité et combattre la vie chère dans le pays. Malgré les protestations de plus en plus grandissantes dans plusieurs régions du pays, le gouvernement entend réaliser le défilé des Disc Jokers (DJ), perçu comme un 3e carnaval aprés ceux organisés aux Cayes et à Port-au-Prince cette année, en vue de cloturer les vacances d’été.
Le ministre de la culture, Jean Mario Dupuy a indiqué  que la situation a toujours été difficile et ce n’est pas en un jour que cette réalité va changer. Un peuple dont la situation est difficile n est pas obligé pour autant d’abandonner sa culture, a-t-il dit.
Le premier ministre est attendu ce vendredi à la chambre des députés pour donner aux parlementaires des explications sur la façon dont il compte intervenir pour faire face à la crise que connait le pays.
On aura à lui poser des questions sur les grands dossiers de l’actualité notamment le dosier de la formation conflictuelle du CEP permanent, l’insécurité alimentaire et la recrudescence des actes de banditisme, a fait savoir le député de Marmelade, Patrick Joseph, un des initiateurs de la convocation.

Agence Haïtienne de Presse

Bay kou bliye pot mak sonje


Frè mwen frè mwen frè mwen frè mwen

Bay kou bliye pot mak sonje

Nou paka konte sou etranje

Nou se pitit-pitit ginen

 

Janvye ale janvye tounen

Anyen poko janm chanje

Pi plis bouch paka manje

Lòbèy tout lasentjounen

 

Jwèt la chen manje chen

Fatra mele avèk raje

Pawòl blofè dous kou draje

Ayiti toujou ap trennen

 

Frè mwen frè mwen frè mwen frè mwen

Bay kou bliye pot mak sonje

Nou paka konte sou etranje

Nou se pitit-pitit ginen

 

Zòt bay kou san kache men

Demagòg di pa gen danje

Ala peyi gen move sije

Yo fè tenten pou degouden

 

  Move lawon tout kote

Goudougoudou anba tè

Yo pran nou pou bègwè

Verite o kote w ye

 

Frè mwen frè mwen frè mwen frè mwen

Bay kou blye pot mak sonje

Nou paka konte sou etranje

Nou se pitit-pitit ginen

 

Men sèman tinèg pa piti

Yo mèt al mande Boukman

Kreyòl pale kreyòl konprann

Timoun yo renmen Ayiti

 

Jouva jouvyen jouva jouvyen

Ginen yo va mande anraje

Jou sa-a pap gen lwijanboje

Zwezo mechan ak sendenden

 

Frè mwen frè mwen frè mwen frè mwen

Bay kou bliye pot mak sonje

Nou paka konte sou etranje

Nou se pitit-pitit ginen

 

P. William Pierre

 

La répression contre Julian Assange : une attaque contre la liberté et une farce journalistique.


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John PILGER
La menace du gouvernement britannique d’envahir l’ambassade équatorienne à Londres pour s’emparer de Julian Assange est d’une importance historique. David Cameron, ancien chargé des relations publiques d’un magnat de la télévision et marchand d’armes auprès des monarchies du Golfe, est bien placé pour déshonorer les conventions internationales qui ont protégé des Britanniques qui s’étaient retrouvés au milieu d’un soulèvement. Tout comme l’invasion de l’Irak par Tony Blair a directement mené aux attentats terroristes de Londres le 7 juillet 2005, Cameron et le Ministre des Affaires étrangères William Hague ont mis en péril la sécurité des représentants britanniques à travers le monde.

En menaçant de violer une loi prévue pour expulser des assassins d’une ambassade étrangère, tout en diffamant un homme innocent qualifié de « criminel présumé », Hague a fait de la Grande-Bretagne la risée du monde entier, même si cette information a été largement censurée dans la presse britannique. Les mêmes journaux et télévisions courageux qui ont soutenu le rôle britannique dans les crimes sanglants historiques, depuis le génocide en Indonésie jusqu’aux invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, et aujourd’hui une attaque contre « le bilan des droits de l’homme » de l’Equateur dont le véritable crime a été de tenir tête aux voyous de Londres et de Washington.

Comme si les joyeuses festivités des Jeux Olympiques s’étaient transformées en l’espace d’une nuit en un étalage de férocité colonialiste. Observez l’officier de l’armée britannique devenu reporter de la BBC, Mark Urban, « interviewant » l’ancien apologiste de Blair à Washington, Sir Christopher Meyer en train de beugler devant l’ambassade équatorienne, et regardez les tous les deux exploser d’une indignation réactionnaire contre l’insociable Assange et l’inflexible Rafael Correa pour avoir exposé le système de pouvoir rapace de l’Occident. Un affront similaire est encore tout frais dans les pages du Guardian, qui a conseillé à Hagues d’être « patient » et qu’un assaut contre l’ambassade provoquerait plus de problèmes qu’il n’en résoudrait. Assange n’est pas un réfugié politique, a déclaré the Guardian, parce que « ni la Suède ni la Grande-Bretagne ne déporterait quelqu’un qui risque la torture ou la mort ».

L’irresponsabilité de cette déclaration est parfaitement dans la lignée du rôle perfide joué par the Guardian dans toute l’affaire Assange. Le journal sait parfaitement que les documents révélés par Wikileaks montrent que la Suède a constamment cédé aux pressions des États-Unis en matière de droits civiques. En décembre 201, le gouvernement suédois a brutalement révoqué le statut de réfugié politique de deux Égyptiens, Ahmed Agiza et Mohammedel-Zari, qui ont été remis à un escadron de la CIA à l’aéroport de Stockholm et « remis » à l’Égypte où ils ont été torturés. Une enquête par le médiateur de la justice suédois a conclu que le gouvernement avait « gravement violé » les droits humains de ces deux hommes. Dans un câble de l’ambassade US de 2009 obtenu par Wikileaks, intitulé « Wikileaks jette la neutralité dans les poubelles de l’histoire », la réputation tant vantée de la neutralité de l’élite suédoise se révèle une arnaque. Un autre câble US révèle que « l’étendue de la coopération [de l’armée et des services de renseignement suédois avec l’OTAN] n’est pas très connue » et devait être tenue secrète « au risque de provoquer des critiques contre le gouvernement ».

Le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, a joué un rôle notoire dans le Comité pour la Libération de l’Irak de George W. Bush et entretient des relations étroites avec l’extrême-droite du Parti Républicain. Selon l’ancien procureur en chef suédois, Sven-Erik Alhem, la décision suédoise de demander l’extradition d’Assange sur accusation de « délit sexuel » est « déraisonnable et peu professionnel, ainsi qu’injuste et disproportionnée. » S’étant porté volontaire lui-même pour être interrogé, Assange a été autorisé à quitter la Suède pour Londres où là encore il s’est proposé pour être interrogé. Au mois de mai, lors d’un dernier appel contre l’extradition, la Cour Suprême britannique a rajouté dans la farce en faisant référence à des « charges » qui n’existent pas.

Le tout a été accompagné d’une campagne virulente contre la personne d’Assange. Une bonne partie de cette campagne est venue du Guardian qui, tel un amoureux éconduit, s’est retourné contre son ancien informateur assiégé, après avoir énormément profité des révélations de Wikileaks. Un livre du Guardian a fait l’objet d’un contrat lucratif à Hollywood et ni Assange ni Wikileaks ne toucheront un centime. Les auteurs, David Leigh et Luke Harding, insultent gratuitement Assange en le qualifiant de « caractère fêlé » et d’« insensible ». Ils ont révélé aussi le mot de passe secret qui avait été confié au journal et qui était censé protéger le fichier informatique qui contenait les câbles US. Le 20 août, Harding se trouvait devant l’ambassade équatorienne, jubilant sur son blog que « Scotland Yard pourrait bien avoir le dernier mot ». Quelle ironie, mais en même temps assez logique, que de constater que l’éditorial du Guardian, qui assène le dernier coup en date contre Assange, s’inspire de la presse (à scandale – NdT) de Murdoch en surenchérissant de manière prévisible dans la bigoterie. Au temps pour Leveson, le Hackgate et tous les discours sur le journalisme respectable et indépendant et qui n’auront duré qu’un temps.

Ce sont les assaillants d’Assange qui révèlent toute l’étendue de la persécution dont il fait l’objet. Accusé d’aucun crime, il n’est donc pas un fugitif de la justice. Les pièces versées au dossier, dont les textos envoyés par les femmes impliquées, démontrent à toute personne douée d’un minimum de raison toute l’absurdité des accusations de viol – accusations qui ont pratiquement été totalement écartées par la procureure en chef de Stockholm, Eva Finne, avant que n’intervienne un politicien, Claes Borgström. Au cours des auditions préliminaires de Bradley Manning, un enquêteur de l’armée US a confirmé que le FBI ciblait secrètement « les fondateurs, propriétaires ou dirigeants de Wikileaks » pour espionnage.

Il y a quatre ans, un document du Pentagon qui est passé pratiquement inaperçu, et révélé par Wikileaks, décrivait comment Wikileaks et Assange allaient être détruits par une campagne de calomnies et un procès intenté pour « crime ». Le 18 août, le (quotidien australien) Syndey Morning Herald a révélé, grâce à des documents officiels obtenus dans le cadre de la loi sur la liberté d’information, que le gouvernement australien a régulièrement reçu la confirmation que les Etats-Unis menaient une persécution « sans précédent » contre Assange mais n’a formulé aucune objection.

Parmi les motifs invoqués par l’Equateur pour accorder l’asile à Assange, se trouve celui d’avoir été abandonné « par l’état dont il est citoyen ». En 2010, une enquête de la Police Fédérale Australienne a conclu qu’Assange et Wikileaks n’avaient commis aucun délit. Sa persécution est une attaque contre nous tous et contre la liberté.

Le Grand Soir

Il existe encore des citoyens sérieux en Haïti


Me Newton St Juste informe avoir accordé  un délai de 1 jour franc au président Martelly pour faire le retrait des arrêtés nommant sa femme et son fils à la tête de deux commissions.


Port-au-Prince, le 6 septembre 2012 – (AHP) –Une sommation a été  signifiée vendredi  au Président Joseph Michel Martelly lui demandant de procéder dans un délai d’un jour franc (3 jours ordinaires) au retrait de l’Arrêté du 24 janvier 2012  portant création de la Commission Nationale de lutte Contre la Faim et la Malnutrition (COLFAM) et établissant le programme ABA GRANGOU dirigée par son Epouse Sophia ST REMY MAETELLY et l’Arrêté du 15 juin 2012 (LE MONITEUR No. 94) créant la Commission d’Appui à la Coordination des Infrastructures de Sport et d’Accompagnement de la Jeunesse Haïtienne (CACISAJH) dirigée par son fils Olivier MARTELLY.

Me St Juste estime que les susdits arrêtés sont contraires à la Constitution, aux Lois en vigueur et aux Principes Généraux du droit et constituent des atteintes à la stabilité des Institutions Républicaines et une duplication susceptible de servir de prétexte pour dilapider les maigres Deniers Publics appartenant à tous les citoyens haïtiens.
Me Saint-Juste a indiqué par ailleurs qu’il etait au courant des démarches entreprises par un conseiller juridique du chef de l’Etat, Me Gregory Mayard Paul, en vue de porter plainte pour diffamation contre lui-même et Me André Michel qui l’auraient accusé ainsi que deux autres individus d’avoir preparé leur assassinat.
Newton Saint-Juste affirme attendre de pieds fermes.

Lors d’une conference de presse le 3 septembre, Me Michel avait dénoncé des menaces de mort dont lui-meme et Me Saint-Juste feraient l’objet.
Newton Saint-Juste denonce depuis des semaines d’eventuels actes de corruption dont des membres de la famille presidentielle se seraient rendus coupables.
L’un des avocats des Martelly, Reynold Georges, rejette  ces accusations d et promet de les démonter devant la justice. Il  denonce du coup  un complot visant,
à travers son epouse et son fils aîné, à ternir l’image du président Martelly  et à destabiliser le pouvoir.

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