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Turie au Colorado: résultat d’une culture de violence (3è partie)


La guerre, cette forme extrême de violence. L’homme est un loup pour l’homme, dit l’autre. L’instinct de conservation chez l’homme force même celui au tempérament le plus doux de se batrre pour empêcher que l’autre, même le plus fort, lui arrache son victum, c’est-à-dire ses moyens d’existence, donc son droit à la vie. Surviennent alors les querelles qui ont pour corollaire la guerre, qui traine toujours derrière elle un Himalaya de victimes. Et, puisque dans cette jungle qu’est la société universelle, la raison du plus fort est toujours la meilleure, la loi, qu’on a corrompue, se tait, se bouche les oreilles et devient subitement aveugle parce que la déraison veut que le plus faible renonce sans rechigner à son victum. C’est dommage! mais c’est dans cette ignomigneuse réalité qu’évolue l’homme depuis la nuit des temps.

Ceci dit, nous pouvons avancer que le capitalisme moderne, dont les États-Unis d’Amérique se font les chantres, est la continuation de cet état de chose sous la forme la plus sauvage, il est vrai, mais plus subtile et ultra sophistiquée. Les dirigeants américains ont  méticuleusement, disons mieux, minutieusement, tout mis en oeuvre pour s’assurer que la continuité du système soit garantie per fas et nefas car, il y va de la survie même de la nation. Alors pas de raison de s’étonner que le pays étoilé, dont les dirigeants, dans leur farandole de discours, disent pourtant aimer la paix, soit en guerre perpétuelle, non seulement contre les plus faibles et les plus vulnérables, pour s’accaparer de leurs richesses et les dominer, mais encore contre tous ceux suspectés d’avoir l’intention manifeste ou cachée de rivaliser avec lui.

Cependant, les tenants de l’establishment américain, qui ne sont pas à court d’imagination, pour arriver à ce stade sinistre et faire accepter l’inacceptable, ont recouru à toutes sortes de subterfuges pour parvenir au conditionnement dès le berceau des citoyens étasuniens. Par example, ils utilisent l’Église comme outil de prédilection pour mystifier les citoyens, gonflant leur subconscient de chimères superstitieuses, afin d’obtenir d’eux la soumission complète, pour ne pas dire aveugle, aux autorités étatiques, «oints par Dieu lui-même». Quand l’État étasunien lance une guerre d’agression, criminelle soit-elle, contre un autre État faible, sans défense, faisant pleuvoir sur lui la grêle de bombes biologiques et chimiques, l’Église, sous le fallacieux prétexte que c’est une guerre juste contre les «ennemis de la liberté», une guerre entre «le Bien et le Mal», commande aux citoyens de prier avec ferveur pour les autorités et les soldats et pour la «victoire» de leur pays, «choisi par Dieu pour être le leader du monde».

La tâche du conditionnement est aussi confiée à Hollywood, qui travaille en tandem avec les seigneurs de l’establishment. Aux États-Unis d’Amérique, les enfants sont introduits à une kyrielle de bandes dessinées violentes (cartoons), tels Spongebob Squarepants, Beavis and Butthead, Spiderman, Tom and Jerry, The Simpsons ect., qui captivent, subjuguent et transp0rtent les petits cerveaux en herbe dans le monde imaginaire où la violence est synonyme de morale. C’est pourquoi, tout petits, les garçonnets sont déjà si fascinés par les jouets de guerre. Citons parmi les plus populaires: pistolets, mitrailleuses, ceinture de balles, baïonnettes, véhicules de combat et autres, qui sont devenus les joujous préférés de ces petites âmes, pour jouer à la guerre. Et que dire de tous ces films ultra violents hollywoodiens qui promeuvent l’animalisation des êtres humains! Nous pouvons mentionnner parmi tant d’autres: The Wild Bunch,  Reservoir Dogs, Scarface, Rambo, Spiderman, Saving Private Ryan, Training Day, 300, A Clockwork Orange, Battle Royale. Sont inventés aussi des simulations et des jeux vidéo violents, auxquels les jeunes enfants s’adonnent à l’instar des toxicomanes à la drogue.

Le sport n’est pas également négligé. Pour enflammer les pulsions d’agressivité des jeunes citoyens américains, des jeux sportifs violents, comme le hockey, la lutte (wrestling) et le mal nommé football américain, tous, très populaires et très médiatisés, font partie des programmes scolaires aux États-Unis d’Amérique.

À suivre

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